Friday, September 25, 2020

fransizcaFOI ET ISLAM

Dans ce livre, écrit par Hadrat Mavlana Halid-i Baghdadi,le grand wali et l’un des grands savants de l’Islam, vécu pendant la règne de Sultan Mahmud Khan et intitulé “I’tikadnama”, on explique les “ cinq conditions de l’Islam “et “six conditions de la foi”, essentielles de l’İslam.

Publications du Hakikat Kitabevi No: 2

FOI ET ISLAM

Mawlânâ Khâlid al-Baghdâdî

Traduit par
Hüseyn  Hilmi Işık

Treizième édition

Cher lecteur
Assalamu alaykum  wa rahmatullah

Tout ce qui est écrit dans ce livre fut tiré des livres des savants de l’Islâm. Nous n’y avons  rien  ajouté.  On  avait  commencé à ce travail bienveillant dans le but de servir à l’humanité et d’avoir les appréciations de tous ceux qui travaillent pour le bonheur des gens et de ceux qui protègent les droits de l’homme. Quand on lit avec une grande  attention et en méditant bien sur ceux qui furent  écrits par ces grands savants, connus dans le monde  entier,  il est possible d’acquérir des sciences spirituelles et matérielles, inshallahu taâlâ. En  présentant  nos  salutations  les  plus  cordiales,   nous  prions Allahu  taâlâ  de vous accorder de la santé, du bien-être et une vie bienheureuse. Âmin.

«Wa sallallahu alâ sayyidinâ Muhammadin wa alâ âl-i Muhammad wa bârik alâ sayyidinâ Muhammadin wa alâ âl-i Muhammad. Allahumma Rabbanâ âtinâ  fidduniâ  hasanatan wa fil-âkhırati hasanatan  wa  qinâ  azâbannâr  bi-rahmatika yâ  Ar- hamarrâhimîn! Âmin.»

                        Hakîkat Kitâbevi

TABLE DES MATIERES

PREFACE
INTRODUCTION
FOI ET ISLAM
PILIERS DE L’ISLAM
FONDEMENTS DE LA FOI
DEUX LETTRES DE SHARAFUDDIN MUNÎRÎ
ALLAHU TAALA EXISTE; IL EST UNIQUE
SALAFITES
SOYONS BIENVEILLANTS ET AGISSONS
TOUJOURS AVEC BONTÉ
GLOSSAIRE

Tous les droits  de traduction, de reproduction et d’impression de ce livre ne sont  pas réservés.  Tout  le monde  peut  les faire  à condition qu’on  ne fasse pas de changement dans  le contenu et qu’on utilise du papier de bonne qualité pour l’impression et qu’on fasse bien  attention à la conception du texte  et des lettres  et au montage. Nous le remercions bien  et prions  à Allahu  taâlâ  pour qu’IL récompense son travail profitable.

«Subhânallahi wa bi-hamdihi sübhânallahil-azîm».

(Gloire et  pureté à  Allah  le  Tout  Puissant  ainsi  que  toutes louanges à Lui; Gloire  à Allah, l’Immense,  le Parfait) Celui qui dit cent fois (le matin et le soir) ce kalima-i tanzîh serait déchargé de tous  ses  péchés;  il serait  protégé d’en  commettre de  nouveau. Cette  invocation (dou’a)  est traitée en détail dans le Maktûbât (V. 307 et  308 ièmes  lettres) d’İmâm  al-Rabbânî Ahmad Fârûq  al- Sarhandî «rahmatullahi alayh» et elle débarrasse de tous les soucis.

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm

PREFACE

Nous  commençons à  écrire   ce  livre  en  prononçant le  mot “Basmala” [C’est prononcer la formule sacramentelle: “Bismi’llâhi r’-rahmâni’r-rahîm”; Au  nom  d’Allah,  le Clément, le Miséricordieux].

Allahu  ta’âlâ (Le Très-Haut; Le Tout-Puissant) a pitié de tous les êtres  humains  qui sont  sur cette  terre.  IL crée  toutes  choses dont  ils ont  besoin  et  IL  les  remet  à  tous.  IL  communique et indique  clairement le chemin qui mène à la béatitude éternelle. IL accorde  la voie du salut, IL délivre  de la calamité  éternelle ceux qui se sont  repentis et qui demandent pardon parmi  ceux qui se sont  égarés   du  droit   chemin   en  se  trompant par  leurs  désirs sensuels,   de  mauvais   amis,  des  livres  nuisibles   et  des  médias étrangers. Mais IL n’accorde  pas ce bienfait  à ceux qui sont cruels et enragés.  IL les maintient dans le chemin  de l’incrédulité qu’ils préfèrent. Dans  l’au-delà,  parmi  ceux  qu’IL  voudra  pardonner, leur accordera sa Grâce  et les enverra au Paradis.  C’est Lui Seul qui crée  toutes  les créatures vivantes,  qui fait que  tous  les êtres continuent d’exister à tout moment et qui les protège de la peur et de l’horreur. C’est en nous  plaçant  sous la protection d’un nom aussi honorable que celui d’un tel Allah, c’est à dire, en demandant Son aide que nous commençons à écrire ce livre.
Hamd  [Gloire,  Louange] à Allahu  ta’âlâ. Bénédiction et salut soient  sur  son  Prophète  bien-aimé Muhammad (alaihissalâm). Que les prières  favorables soient sur son pur Ahl al-Bayt (Gens de la Maison)  ainsi  que  sur  chacun  de  ses loyaux  et  fidèles  Ashâb (compagnons) “radî-Allâhu ’anhum”.

Hamd,  c’est croire  et dire que c’est Allahu  taâlâ  qui crée tous les bienfaits  et qui nous les accorde.  Shukr  (Gratitude), c’est s’en servir tous convenablement à Islâm.

Des milliers de précieux livres écrits relatant les croyances de la religion Islamique, ses commandements et ses interdictions ont été traduits en langues  étrangères et diffusés  dans  tous  les pays. Par contre,  des gens au raisonnement déficient,  à la vue courte,  des religieux ignorants trompés aux agents britanniques et des mécréants hypocrites ont  continuellement attaqué les  principes salutaires, bienfaisants et lumineux  de I‘Islâm et ont  tenté  de les profaner et  de  les modifier  et  ainsi  d’induire  les musulmans en erreur.

On voit avec gratitude que, dans tous les côtés du monde,  des savants  en Islâm  s’efforcent  aujourd’hui aussi de propager et de défendre le droit  chemin,  la croyance  de l’Islâm. Les docteurs du droit chemin qui ont écrit correctement les sciences rapportées par Ashâb-al kirâm sont appelés «savants Ahl Sunna» (de la Tradition Prophétique). Malheureusement, on voit aussi des propos  et des articles impropres. Ceux qui n’ont pas lu ou compris  les ouvrages des savants Ahl Sunna,  les ont tirés incorrectement du Qur’ân  al- karîm et du Hadîth. Cependant ces telles paroles et ces tels articles s’effacent  en  face  de  la  grande  foi  des  Musulmans et  ils n’ont aucune  influence  mais indiquent plutôt  l’ignorance  de leur auteur.

Quiconque dit qu’il est  un  musulman et on  le voit faisant  la prière  en djama’a  (en  performant son salât  en communauté), on comprend qu’il est un musulman; ces pratiques témoignent qu’il est un croyant,  musulman. Mais plus tard, si on entend ses paroles déviées  et si on voit ses conduites inconvenantes aux acquis de la croyance rapportée par les savants Ahl Sunna, on lui explique  que cela  signifie  la  mécréance  [kufr]   ou  la  déviation  [dalâla]   en religion. On lui dit d’y renoncer et de s’en repentir. S’il n’y renonce pas et s’il défend  inintelligemment ses idées corrompues, on comprend alors qu’il est un hérétique ou un renégat ou un apostat ou  quelqu’un vendu  aux  incrédules anglais.  Il ne  pourra jamais s’échapper à cette  calamité  même  s’il continue à faire les prières rituelles  [salât,  namaz]  et le pèlerinage [hajj] et toutes  sortes  de prière  et de pratiques pieuses.  Il ne sera  pas un  musulman tant qu’il ne renoncera pas à ce qui cause la mécréance ou l’incrédulité et qu’il ne s’en repentira pas. Tout musulman doit apprendre bien ce qui cause  la mécréance et se garder  d’y tomber ou d’être  un apostat ou un renégat et il doit connaître bien les incrédules, les mécréants hypocrites qui  passent  pour  musulman et  les  agents britanniques; enfin, il doit se protéger de leurs méfaits.

Rasûlullah (le  Messager,  Raçoûloullah) “sallallahu alaihi  wa sallam”avait prédit  que  les fausses  interprétations du Qur’ân  al- karîm  et des hadiths  auraient eu lieu et qu’ainsi  soixante-douze groupes   déviés,   hérétiques  auraient  été   produits.  Les  livres intitulés  “Barîka” et “Hadîka” ont  expliqué  ce hadith  ci-dessus rapporté dans les livres “Bukhârî” et “Muslim”. Il faut être éveillé pour ne pas se captiver  aux livres, conférences des hommes  de ces groupes  hérétiques qui sont  apparus sous les titres  de professeur en théologie et en guise de grand savant en religion  et il faut être prudent pour  ne pas tomber dans les pièges de ces voleurs  de foi et de religion. En outre de ces musulmans ignorants, des communistes, les francs-maçons d’un côté, des missionnaires chrétiens, les Wahhabites vendus aux Anglais  et les sionistes juifs de l’autre  côté essayent  de captiver  les jeunes  musulmans par de nouvelles  méthodes. Ils s’efforcent  d’anéantir l’Islâm et la foi au moyen  de  publications apocryphes, cinéma,  théâtre, télévision, radio  et  de  toutes  sortes  de  média.  Dans  ce but,  ils dépensent beaucoup d’argent.   Les  savants  islâmiques   “rahima-humullahu taâlâ”  avaient  déjà  écrit  les réponses nécessaires et  rapporté la religion d’Allahu  taâlâ, la voie du bonheur et du salut.

Parmi ces ouvrages, nous avons choisi le livre intitulé “I’tiqâdnâma” de Khâlid-i Baghdadî Uthmanî, le grand et l’un des vrais savant  de  I’Islâm.  Ce  livre  avait  été  traduit en  turc  par  le défunt  Hadjî  Fayzullah  Effendi  de Kamah  et il avait  été  intitulé “Faraîd’ul favaid”  et  reproduit en  Egypte  en  1312 de  l’Hégire. Nous  l’avons simplifié  et  publié  sous  le titre  “Foi  et  Islâm”.  Sa première édition  est  faite  en  1966 par  Hakikât Kitabevi.  Nous avons mis les explications et les commentaires faits ultérieurement dans  des crochets  [ ].

Gloire  et Hamd  à Allahu  taâlâ  qu’IL nous accorda  la publication de ce livre. La version  originale  en persan de  cette  traduction existe  dans  la  bibliothèque de  l’Université d’Istanbul sous le titre  de “I’tiqadnâma” au département “Ibn’ul Emin Mahmud Kemal Beg” au numéro F. 2639.

Honorable Ala-ud-dîn al-Haskafî “rahima-hullahu taâlâ”, l’auteur du livre “Durr-ul-Mukhtar” écrit comme le suivant à la fin du  chapitre au  sujet  de  l’acte  de  mariage  du  mécréant: “Si une jeune  fille musulmane de  qui  l’acte  de  mariage  a été  accompli méconnaisse l’Islâm  quand   elle  arrive  à  l’âge  de  puberté, son mariage  sera  nul. [C’est à dire,  elle deviendra apostat] Il faut lui enseigner les attributs d’Allahu  ta’âlâ. Et elle, elle doit les répéter et les affirmer.  Ibn’  Abidîn  l’explique  comme  le suivant: “La fille est musulmane à son enfance  en imitant  ses parents. Mais, quand elle arrive à l’âge de puberté son appartenance à la religion de ses parents ne continue pas. Si elle y arrive sans connaître l’Islâm, elle devient apostat. Bien qu’elle prononce le mot “Tawhîd” (l’Unicité d’Allah Le Tout Puissant), c’est à dire, “Lâ ilâha illallah, Muhammadun rasûlullah (raçoûloullah)”, son état  musulman ne durera pas tant  qu’elle n’apprendra pas et qu’elle n’attestera pas les six fondements de la foi et le devoir  d’obéir  aux principes  de l’Islâm.  Il  faut   qu’elle   apprenne  les  six  piliers  déclarés   dans “Amantu billâhi…” et qu’elle ait la foi en ceux-ci et qu’elle déclare qu’elle  atteste et affirme  les commandements et les interdictions d’Allahu  taâlâ”.  On comprend de cette  explication d’Ibnî Abidîn que si un incroyant, un incrédule prononce le mot tawhîd (Lâ ilâha illallah, Muhammadun rasûlullah) et s’il l’atteste  et croit brièvement au sens de ce mot, il sera un musulman. Mais, comme tous  les  autres  musulmans, lui  aussi,  il doit  apprendre dans  la mesure  du possible  les six principes  de la foi, c’est à dire,  il doit apprendre par coeur “Amantu billâhi wa malâ’ikatihi wa kutubihî wa Rusulihî  wal yavmil-âkhîri wa bi-l qadari  khayrihi  wa sharrihi minallâhi taâlâ wal-bâ’thu ba’dalmawti  haqqoun achadu  an lâilaha illallah wa achadu  anna Muhammadan ‘abdu-hu  wa rasûlu-hu” et il  doit   apprendre  bien   son  sens.  Et   si  un  enfant   musulman n’apprend pas ces six piliers et les sciences de base islamiques  et s’il ne dit pas qu’il a cru en ceux-ci, il deviendra un apostat quand il arrive  à l’âge de puberté. Après  la foi, il est obligatoire (c’est fard)   de  demander,  d’apprendre  et  de  savoir  les  sciences  de l’Islâm, c’est à dire les fards, les devoirs,  les harams  (interdictions de l’Islâm), l’ablution, la grande  ablution, faire la prière  rituelle  de salât et de recouvrir les parties  awrat  du corps. [“awrat”, c’est la partie   du  corps  qu’il  faut  couvrir,  cacher  et  qu’il  ne  faut  pas regarder; partie  awrat  pour  les hommes,  c’est la partie  du corps située entre  le nombril et les genoux; pour les femmes, c’est tout le corps, sauf le visage et les mains]. Il est aussi fard (obligation) pour la  personne à  qui  on  demande de  l’apprentissage des  sciences islamiques  et de désigner  un livre droit  sur la religion.  Il est aussi fard (obligation) d’en rechercher s’il n’arrive  pas à trouver quelqu’un ou un livre à consulter. S’il n’en recherchait pas, il serait un incrédule. Il serait  une excuse jusqu’à ce qu’il en trouve.  Ceux qui  n’accomplissent pas  les fards  (obligations) à temps  et  à son heure  et qui commettent des péchés  seront  torturés dans l’Enfer. Les six fondements de la foi sont expliqués largement dans ce livre. Tout musulman doit attentivement lire ce livre et il doit tâcher afin que ses enfants,  ses amis et ses proches  le lisent aussi.

Dans l’explication des ayâts dans notre livre, on a utilisé le sens exégétique, signifiant  ici l’explication  faite  et  rapportée par  les savants d’interprétation (tafsîr)  des ayât-al karîma.  Car, c’est seulement Rasûlullah (Le  Messager   d’Allah  le  Tout  Puissant) “sallallahu alaihi  wa sallam”  (paix  et  salut  soient  sur lui)  qui  a compris  le sens des ayâts et qui les a communiqués à son Ashâb (compagnons). Les  savants  d’interprétation ont  sélectionné ces hadith  al-sharifs parmi ceux qui ont été produits par les mécréants hypocrites  vendus   aux  incrédules  anglais   et  des  hommes   de religion  reniant les madhabs qui sont des écoles de jurisprudence de l’Islâm et ils ont expliqué  eux-mêmes les ayâts sur lesquels  ils n’avaient  pas pu trouver des hadiths,  en suivant  les règles  de la science   d’interprétation.  La  compréhension  des  ignorants de religion qui connaissent l’arabe, mais qui ignorent la science d’interprétation n’est jamais de l’“interprétation du Coran”. C’est pourquoi, il est dit dans le Qur’an al-karîm: “celui qui interprète le Qur’ân  al-karîm  suivant  sa propre compréhension deviendra mécréant”.

Puisse  Allâhu  taâlâ  nous  maintenir tous  dans  le droit  chemin rapporté par  les  savants   Ahl  sunna.   Puisse-t-Il   nous  protéger contre  les mensonges insidieux  et dorés  des ignorants de religion, des hypocrites qui n’ont pas de madhab mais qui portent des titres comme grand savant en islâm! Âmîn.
Tous les livres publiés par Hakîkat Kitâbevi  sont diffusés dans le monde  entier  par Internet.

Juillet                 Hijrî solaire                 Hijrî lunaire
2012                    1390                        Ramadan

AVIS: Les missionnaires s’efforcent  de propager le Christianisme, les Juifs le Talmud  et Hakîkat Kitabevi  à Istanbul fait la même chose pour diffuser l’Islâm et les Francs-maçons pour anéantir les  religions.  Les  gens  raisonnables, équitables, sages, intelligents  et  intellectuels  découvrent  le  droit   parmi   ceux-ci, aident  à le propager et partagent l’honneur du salut et du bonheur de  tous   les  gens  dans   le  monde   et  dans   l’au-delà.   Et   c’est certainement le plus précieux  et plus utile service à l’humanité…

Aujourd’hui, les musulmans se sont  divisés  en trois  groupes: Ceux  du premier groupe  sont  les véritables musulmans qui sont sur la voie des Sahaba-al kirâm (compagnons de Rasûlullah “sallallahu  alaihi  wasallam”).   Ceux-ci  s’appellent «Ahl  sunna» (Gens  de  la  Sunna)  et  «Sunnites»  et  «Fırqa  al-najiya»,  groupe sauvé  de  l’Enfer.  Ceux  du  deuxième groupe   sont  hostiles  aux Sahabâ-al kirâm.  Ceux-ci  s’appellent «Chiites»  et  «Fırqa  dâlla», groupe  égaré (ou groupe  hérétique). Et le troisième groupe,  ceux- ci sont  hostiles  aux  Sunnites  et  aux  Chiites.  Ceux-ci  s’appellent

«Wahhabites» et «Najdî». Car ils sont apparus premièrement dans la ville Najd de l’Arabie. Ceux-ci sont appelés aussi «Fırqa al maloun’a»  (Groupe maudit). Car, il est écrit dans nos livres qu’ils appellent Ahl sunna comme infidèles mécréants. Notre Prophète a maudit  ceux qui le disaient.  Ceux sont les Juifs et les Anglais  qui ont mis cette divergence entre  les musulmans et qui les ont divisés en trois groupes. Tout croyant doit dire toujours «Lâ ilâha illallah» pour  la tazkiya  de nafs (purification de l’âme),  c’est à dire  pour être purifié de l’ignorance  et des péchés existants  dans sa création. Et,  il doit  dire  toujours «Astaghfirullah» pour  la tasfiya  de qalb (purgation du cœur), c’est à dire pour être délivré des péchés et de la mécréance (kufr)  provenus de l’âme, du Satan, de mauvais amis et des livres hérétiques et nuisibles.  Les invocations de celui qui obéit les commandements de l’Islâm et qui se repent de ses péchés seront  valables; elles seront  acceptées. Mais, celles de celui qui ne pratique pas ses prières  de salât,  et qui regarde les parties  awrat des gens, des femmes non voilées et qui gagne d’une voie non halâl ne sont pas valables et sont inacceptables.

INTRODUCTION


Celui qui accorde  des faveurs est remercié. Il mérite  le respect. C’est  donc  un  devoir  humain  pour  chacun  de  remercier, autant qu’il le peut, Allahu  ta’âlâ qui nous a gratifiés de ces faveurs. C’est une dette,  un devoir  que la sagesse commande. Mais ce n’est pas une tâche facile, pour des hommes créés de rien, que de s’acquitter de  ces remerciements qui  sont  une  dette  envers  Allah  Le  Tout Puissant.  C’est qu’ils sont  faibles, pauvres,  emplis  d’imperfection et de défauts.  Quant à Allahu  ta’âlâ, IL est toujours, IL existe de toute   éternité. IL  n’a  aucune   imperfection. Chaque  forme  de supériorité  Lui  appartient  en  propre.  Les  hommes   n’ont,   de quelque façon que peuvent-ils, aucune  association, aucune similitude  avec Allahu  ta’âlâ.  Ceux  qui sont  tellement inférieurs peuvent-ils remercier le grand  Allah  d’une façon convenant à Sa dignité?  Il y a tant  de choses que les gens les considèrent comme admirables ou  précieuses;  mais  au  fond  elles  sont  des  choses méprisables et désapprouvables auprès  d’Allah Le Tout Puissant. Des  actes  que  nous  considérons  comme   gratitude  ou  respect peuvent être  des  non-valeurs. C’est  pourquoi les hommes,  avec leurs  propres idées  imparfaites et  à courte  vue  ne  peuvent pas découvrir les marques de gratitude et de vénération dues à Allahu ta’âlâ.  Si les voies du remerciement et du respect  dues  à Allahu ta’âlâ  n’étaient pas  montrées par  Allah  Lui-même, ce que  nous croyions comme éloge pourrait être indignation.

Ainsi les devoirs  de l’homme,  la gratitude que l’on doit avoir envers  Allâhu  ta’âlâ,  le respect  qu’il faut  lui témoigner, avec  le cœur,  la parole  et  le corps,  ont  été  révélés  par  Allah  Le  Tout Puissant  et transmis  par son Prophète bien-aimé “sallallahu ta’âlâ alaihi wa sallam”. Les devoirs humains  qu’Allâhu ta’âlâ a communiqués et  ordonnés sont  appelés  l’ “Islâm”. La  voie  du remerciement dû à Allâhu  ta’âlâ c’est de suivre le chemin transmis par son Prophète “sallallahu ta’âlâ alaihi wa sallam”. Allâhu  ta’âlâ n’accepte,  ni n’aime aucun remerciement, aucun culte contraire ou extrinsèque à ce chemin,  parce  que  nombreuses sont  les choses que  les  hommes   croient   bonnes  et  belles  mais  que  l’Islâm  les déteste. Cela signifie que pour  remercier Allâh  Le Tout  Puissant les gens  doués  de  raisons  devraient se conformer eux-mêmes à Muhammad alaihissalâm  (Prière,  bénédiction et  salut soient  sur lui).  Son  chemin  est  appelé  “Islâm”. Celui  qui  suit  la  voie  de Muhammad  alaihissalâm   est  appelé   “Musulman”.  Remercier Allah   Le   Tout   Puissant,    c’est   à   dire   suivre   Muhammad alaihissalâm  est appelé “ibada’t” (prières). Les sciences islamiques se composent de deux parties: Ce sont les sciences religieuses et les connaissances  scientifiques.
Les  réformistes  en  religion   disent «sciences  scolastiques» pour  les sciences  religieuses;  et ils disent «sciences rationnelles» pour les connaissances scientifiques. Et les sciences religieuses  se divisent en deux parties.  Ce sont:
1– (Usûl  ad-dîn):  ce sont  “les  sciences  de  la foi”,  qu’il faut croire de tout son cœur. La foi en bref, c’est croire aux fondements de la religion, les six principes  indiqués  par Muhammad alaihissalâm,  d’approuver  l’Islâm  et  d’éviter   de  dire   ou  de pratiquer tout ce qui est du signe de la mécréance. Tout musulman doit  apprendre ce qui  est  du  signe  de  la mécréance et  doit  en éviter. Musulman,  c’est la personne qui a la foi.

2– “Furû’  ad-dîn”:  ce sont  les sciences  des prières  qu’on  doit pratiquer et  s’abstenir  avec  le corps  et  le cœur.  Celles  qui sont ordonnées de pratiquer sont  appelées “Fard” (obligatoire, obligation); celles qui sont ordonnées de s’abstenir  sont appelées “Haram” (interdit, prohibition). Ce sont  aussi les “les  ordres  de I’Islâm”  (Ahkâm-al islâmiyya) ou “´ilm al-Islâm”.

[La première chose qu’il faut que tout le monde fasse, c’est dire la parole  de tawhîd, «la Kalima du Tawhîd» (l’Unicité  d’Allah Le Tout  Puissant), et le fait d’attester le sens du mot.  La parole  de tawhîd,  c’est  dire:  «Lâ  ilâha  illallah  Muhammadun rasûlullah». Cela signifie qu’ “Allahu taâlâ existe et IL est unique. Muhammad alaihissalâm  est son Messager”. Et le fait de croire avec son cœur en ce témoignage, en cette  attestation c’est la «profession de foi» (imân)  et «être musulman».  Le croyant,  c’est-à-dire, celui qui a la foi est  appelé  «Mu’min»  et  «Musulman». Il faut  que  la foi soit assidue.  C’est la raison  pour  laquelle  il faut éviter de pratiquer ce qui cause l’incrédulité et de servir d’utiliser  ce qui est le signe de l’incrédulité.

Le Qur’ân-al karîm (le Saint Coran) est la parole  divine. Allah le Tout Puissant  le transmit à Muhammad alaihissalâm  par l’archange  Gabriel (Jibrîl)  alaihissalâm. Les  mots  du  Qur’ân-al karîm  sont en langue  arabe.  Mais c’est Allahu  taâlâ  qui regroupe ces  paroles  divines  dans  un  ordre   syntactique. Ces  paroles  du Qur’ân-al karîm  qui contiennent les mots et les lettres  en langue arabe  furent  révélés  en forme  de versets  (âyât)  classés par  ordre syntaxique par Allahu  taâlâ. La signification  de ces lettres  et mots comportent la parole  divine. Et ces lettres  et mots sont appelés  «le Coran».  Les significations  qui désignent la parole  divine sont aussi le Coran.  Et ce Coran  qui comporte la parole  divine n’est pas de créature (makhloûq). Il est de toute  éternité et éternel comme les autres  attributs d’Allahu  taâlâ.  L’archange Gabriel alaihissalâm venait une fois par an et récitait le Qur’ân-al karîm révélé jusq’à ce temps-là   par   ordre   selon   Lawh-al   Mahfouz   (Table   gardée constituant les matrices célestes), et notre Prophète alaihissalâm  le répétait. Il est venu deux fois en l’an où il honorerait l’au-delà  et ils lirent tout le Coran.  Notre  Prophète et plusieurs  Sahâba (Compagnons) avait récité  le tout  du Qur’ân-al karîm.  Abû  Bakr Siddîq , le grand calife «radiallahu anh’» réunit  un conseil; compila tous les manuscrits du Qur’ân-al karîm et ceux qui les avaient déjà récité;  il le fit rédiger  par  ce conseil  en  l’an où  notre  Prophète sallahu   alaihi   wasallam   honora  l’au-delà.   C’est   appelé   «le Mushaf».   Trente trois  mille  compagnons (sahabâ)  déclarèrent unanimement que toute lettre de ce Mushaf était à sa propre place.

Les paroles de Muhammad alaihissalâm  sont appelées «Hadith sharif». Parmi  les hadiths,  «le Hadith qudsî» (sacré)  concerne les hadiths dont le sens est à  Allahu taâlâ et la parole est à Muhammad alaihissalâm. Il y a de nombreux livres de hadith. Parmi  les principaux  livres de hadith, le recueil authentique d’Al Bukhârî «Sahîh al-Bukhârî» et de Muslim «Sahîh Muslim» sont les plus célèbres.

Parmi   les  commandements  d’Allahu   taâlâ,   la  science   de croyance  est appelée «Îmân»  (Foi); les actes qu’on doit exécuter, pratiquer, sont  nommés  «Fard»  (actes  obligatoires), ceux  qu’on doit s’abstenir  sont nommés  «Harâm» (actes  ou choses interdits). Les fards et les harâms  sont  appelés  «Ahkâm islâmiyya» (règles, ordres de l’Islâm). Celui qui ne croit même pas à l’une des sciences islamiques,  c’est appelé  «Mécréant».

La  deuxième chose qu’il faut à l’être humain, c’est la purification de son cœur. On évoque deux choses quand on parle du cœur: Tout  le monde appelle  le cœur, ce morceau de viande situé sous le sein. Ce type de cœur existe aussi chez les animaux. L’autre   cœur  c’est  invisible  et  il  s’appelle  «l’âme».  Les  livres religieux parlent de ce deuxième. C’est le cœur qui croit ou qui ne croit pas. Le cœur croyant est pur.  Mais  le cœur  incroyant est impur et mort. Le premier devoir à faire c’est s’efforcer de purifier le cœur. Faire  la prière, surtout pratiquer la rituelle  de prière  de salât et de faire l’invocation d’ «Istighfâr»  (le repentir) purifient le cœur.  Commettre du péché corrompt le cœur. Notre Prophète sallallahu alaihi wasallâm a dit:  «Implorez, formulez beaucoup l’istighfâr (le repentir, le  pardon)! Celui qui  continue à faire l’invocation d’istighfâr, qui demande assidûment à Allah le Tout Puissant de l’absoudre, Allahu taâlâ lui accordera une issue favorable à chaque difficulté, le  soulagera de ses soucis, des maladies et Il lui procure sa subsistance par des voies auxquelles  il n’aurait  pas  songé.».  Istighfâr  c’est dire  “Astaghfirullah”. Celui qui implore  doit être musulman, doit se repentir sincèrement, avec le regret de ses péchés, il  doit   faire ses invocations  en reconnaissant le sens et en les croyant pour que les implorations soient  acceptées. L’invocation faite avec un cœur noirci n’est pas acceptable. Le cœur d’un musulman sera purifié s’il continue de faire  ses  prières   rituelles de salât et s’il répète trois fois son imploration. Son cœur ainsi commencera aussi à faire l’invocation; car, l’invocation  faite  seulement par  la parole  sans que  le cœur l’atteste  ne servira à rien.

Les sciences que nous enseigne  la religion islamique  sont celles qui sont écrites  dans les livres des savants  Ahl sunna.  Quiconque ne croit  même  pas à l’une des nass (bases  scripturaires) dont  le sens est clair dans  les sciences  de foi et de l’islâm citées  par  les savants Ahl sunna, c’est-à-dire, à l’un des versets (âyât-al  karîma) et  des  hadiths  sharif  devient  “Kâfir” (mécréant). S’il cache  son incroyance, il est  appelé   “Munâfiq” (hypocrite). S’il essaie  de tromper les musulmans en cachant  son incroyance de même qu’en se présentant comme  musulman, il est appelé  “Zindiq” (dualiste, renégat, païen). S’il interprète d’une manière erronée les nass dont les  sens  ne  sont  pas  clairs  et  s’il leur  croit  inexactement, il ne deviendrait pas mécréant, mais, il ira à l’Enfer parce qu’il est dévié de  la voie  droite  d’Ahl  sunna,  en  bref,  à cause  de  sa croyance déviée. Toutefois, il ne restera pas éternellement dans l’Enfer  par suite de sa croyance erronée, il en ressortira et ira au Paradis parce qu’il affirmait les nass aux sens clairs. On les appelle «Gens d’innovation» ou «Groupes déviés». Il y a soixante douze sortes de groupes   déviés.  Aucun   de  leurs  actes  de  déviation  n’est  pas acceptable. Les prières,  services  et des charités  pratiqués par  les mécréants, renégats et les hérétiques ne seront  pas acceptés  et ils ne serviront à rien dans l’au-delà.  Les musulmans de la foi vraie, de la croyance véridique sont appelés “Ahl sunna wal djamâ’a” ou “Sunnite”.  Les  sunnites   se  sont   groupés   en  quatre  madhabs (écoles  juridiques;  écoles  de  jurisprudence en  Islâm)  en  ce  qui concerne l’ibâda’t  (actes,  prières,   culte).  Ceux  qui  suivent  ces quatre madhabs savent  qu’ils sont tous d’Ahl sunna  et ils aiment les  uns  les  autres.   Quiconque ne  suit  pas  l’une  de  ces  quatre madhabs, n’est pas d’Ahl sunna. Et il est écrit avec les arguments dans les lettres,  surtout dans la 286ième lettre  du premier volume du livre Maktûbat d’Imâm-ı Rabbânî et dans le chapitre “Zabâyıkh” du commentaire Tahtavî  du livre “Durrul-mukhtâr” et dans  le livre “Al-basâir li-munkîri-t-tavassul-i bi-ahl-al makâbir” que celui qui n’est pas d’Ahl sunna  serait  un mécréant ou  dévié.  Ces deux  livres  sont  écrits  en arabe.  Le deuxième fut écrit et reproduit en Inde et il fut reproduit en offset à Istanbul en 1395 de l’Hégire (1975).

Les péchés commis et les fautes dans la pratique des prières  de ceux  qui  suivent   l’une  de  ces  quatre  madhab (écoles)   seront pardonnés s’ils se repentent. S’ils ne se repentent pas, Allahu  taâlâ les pardonne s’IL le veut,  et, IL ne les met  jamais  dans  l’Enfer. Mais, s’IL le veut, ils auront autant de châtiments que leurs péchés; pourtant, ils se sauveront du châtiment de l’Enfer.  Au contraire, ceux  qui  méconnaissent ou  ne  croient   même  pas  à  l’une  des prescriptions religieuses   indispensables, c’est-à-dire  des  savoirs clairs entendus mêmes par les ignorants, seront  châtiés éternellement en Enfer.  Ceux-ci sont appelés  «Kâfir» (mécréant, incrédule, impie) et «Murtad» (l’apostat, renégat).

Les incrédules se divisent  en deux  groupes:  infidèles  qui sont des gens du Livre  (Ahl  al-kitâb) et mécréants qui ne croient  en aucun  livre  sacré.  Un  musulman apostasié est  appelé  «Murtad» (l’apostat). Ibn  Âbidîn   “rahima-hullahu taâlâ”   écrit  comme  le suivant en traitant le sujet d’acte de mariage  défendu en raison de chirk   (polythéisme,  l’association):   “L’apostat,  renégat,  impie, athée,  païen, polythéiste, idolâtres, anciens philosophes grecs, munafiq   (hypocrite en  religion),  extrémistes de  soixante-douze groupes  devenus  mécréants, bouddhiste, brahmane, Bâtinî  (de la secte secrète), Ibâhî et Druzes  sont des infidèles qui ne croient  en livres sacrés”.  Les communistes et les Franc-maçon sont  pareils. Les chrétiens et les juifs qui croient aux livres célestes mais falsifiés plus tard,  la Torah  et l’Evangile,  sont  des gens du Livre  mais ils sont  des infidèles.  Ceux-ci  deviendront “Mushrik” (polythéistes) s’ils croient  qu’il existe un attribut de divinité chez une créature.

Soit  infidèle   des  gens  du  Livre,   soit  athée   ou  mécréant polythéiste, si un  incrédule se convertit à l’Islâm,  il se sauvera d’entrer en Enfer. Il sera un pur musulman sans péché. Mais il faut qu’il soit un musulman sunnite. Etre sunnite veut dire étudier, lire, apprendre  un  livre  de  l’un  des  savants   Ahl   sunna   “rahima- humullahu taâlâ”  et le suivre dans ses paroles,  dans la foi et dans ses actes. Ce sont ses paroles déclarées ouvertement, sans obligation, ses actes et ses actions qui indiquent si un homme  dans le monde  est un musulman ou non. Et c’est le dernier soupir  qui est révélateur; il indique  s’il est mort tout  en croyant,  prononçant la profession de foi ou non. Une personne musulmane, homme  ou femme, commis de grands péchés, sera pardonnée sûrement si elle se repent sincèrement, avec le cœur clair. Elle  sera  sans péché, toute  pure.  C’est écrit  en détail  ce que  signifiait  «le repentir» et comment le faire  dans  les livres “Ilmihâl” (manuel d’instruction religieuse), par exemple  dans le livre “Foi et Islâm” en arabe  et en turc et dans le livre “Endless Bliss” en anglais]

LA FOI ET L’ISLÂM

Dans  ce livre “I’TIQADNÂMA”, on va expliquer un hadith (la parole  bénie  de Muhammad alaihissalâm) révélant «la Foi et l’Islâm».  J’espère   que   ce  hadith   sharif   renforcera  la  foi  des musulmans et qu’ils atteindront ainsi au salut  et au bonheur. Et j’espère  encore  que  cela aidera  à sauver  Khâlid  (quddisa sirruh) dont les péchés sont nombreux:

C’est ainsi qu’est faite ma foi en Allah  Le Tout  Puissant,  Lui qui n’a besoin  de rien, qui abonde en faveurs  et en grâces et qui prend   pitié  de  Ses  serviteurs:   Puisse-t-Il   pardonner ce  pauvre Khâlid  de  si  modeste origine   et  au  cœur  si  noir,  ses  paroles impropres et puisse-t-Il  accepter nos imparfaites prières.  Puisse-t- Il nous  protéger du  fourbe  Satan  [et  de  nous  être  captivés  aux discours  et  aux  livres  erronées des  ennemis  de  l’Islâm]  et  nous rendre heureux. Le plus miséricordieux des miséricordieux, le plus généreux des généreux, c’est Lui seul.

Les  savants  en  Islâm  prescrivirent qu’il est  obligatoire pour tout adulte  sain d’esprit “Mukallaf” –homme  ou femme musulman– de  savoir  et  connaître les  attributs d’Allahu  ta’âlâ nommés  Sifât dhâtiyya  et Sifât thubûtiyya. C’est la première obligation pour tous. L’ignorance n’est pas une excuse, elle est un péché.  Khâlid  al-Baghdâdî, le fils d’Ahmed n’écrivit  pas ce livre pour faire preuve  de supériorité sur les autres,  ou de son savoir, ni pour  acquérir la renommée, mais  pour  laisser  à la postérité un témoignage, pour rendre un service posthume. Puisse Allahu  taâlâ aider  Khâlid  [Khâlid  al-Baghdâdi  est décédé  en 1242 de l’Hégire [en 1826].] de Sa puissance  et par l’esprit béni de Son Messager! Âmîn.

[Allahu  taâlâ  a six Attributs de l’Essence  (Sifât dhâtiyya):  al- Wujûd,  al-Quidam, al-Baqâ,  al-Wahdâniyya, Mukhâlafat’un li’l- hawâdith, al-Qiyâmu  bi nafsihî.

– Al-Wujûd: l’Existence par Lui-même
–  Al-Qidam: la  Prééternité ou  Primordialité Eternelle;  Son Existence n’a pas de début;
– Al-Baqâ:  la Permanence Eternelle; Son Existence est éternelle, infinie
– Al-Wahdâniyya: Son  Unicité;  IL  n’a  jamais  ni  associé,  ni partenaire, ni semblable, ni conjoint)
– Mukhâlafat’un li’l-hawâdith: La Dissemblance absolue d’avec ce qui est créé; IL ne ressemble à aucun égard  à aucune  créature, à aucune  chose créée  en aucun  de Ses attributs, de Ses Actes,  en Son Essence,  etc.
– Al-Qiyâmu bi nafsihi: La Subsistance par  Lui-même; IL n’a besoin de rien, ni de quoi que ce soit pour qu’IL existe toujours.
Aucun de ces six attributs n’existe en aucune des créatures. Ces attributs  n’ont   aucune   relativité,  aucune   dépendance,  aucun rapport, aucune liaison ou aucune relation non plus avec les choses créées. Il y a eu des savants qui disaient  que ces “Sifât dhâtiyya  est de  cinq”   en  citant   qu’al-Wahdâniyya  et  Mukhâlafat’un  l’il- hawâdith comme un seul attribut].
Tout ce qui est autre  que Lui est appelé “Mâ-siwâ” ou “Âlam” (mondes, univers).  On  l’appelle  à présent la “Nature”. Tous  les univers étaient non-existants. Allahu ta’âlâ les a tous créés. Ils sont tous mumkin  (possible) et hadith  (contingent)[1]. C’est à dire qu’ils peuvent accéder   à  l’existence  alors  qu’ils  n’existent   pas  ou  ils peuvent être non-existants alors qu’ils existent, et qu’ils ont accédé à l’existence alors qu’ils n’existaient pas. Le hadith,  “Allahu ta’âlâ existait alors que rien n’existait” prouve  cette vérité.

[1]  [Du mot “al-houdoûth” qui signifie la nouvelle  présence, la présence récente]. Le mot hadith  a des différents sens. L’un de ceux-ci signifie la contingence;le contraire de l’immuabilité;   comme   adjectif,   il signifie ce qui n’est pas immuable, ce qui est nouvellement arrivé,ce qui est récent ou créé  postérieurement, ultérieurement; l’autre  sens du mot hadith c’est le rapport, le propos, la parole, la communication, la nouvelle, la conversation, la relation, etc. Et Hadiths sharif sont les paroles  bénies  du Messager  d’Allah  Le Très-Haut “sallallahu alaihi wa sallam”.

Une seconde preuve indiquant qu’âlam est hadith (contingent), c’est qu’il change  toujours. Tout  est instable,  toujours changeant. C’est-à-dire, l’âlam (tout; ce qui est créé) est toujours transmuable, mutable,  métamorphosable.  Mais,   ce  qui   est   «Qadîm»   (le préexistant absolu)  ne  change  jamais.  L’existence   de  l’Essence d’Allahu taâlâ et Ses attributs sont qadîm. [Or, dans l’univers, dans les faits physiques, il y a des mutations des substances. L’essence et la structure des substances  changent pendant les réactions chimiques.  Nous  voyons  les matières, les corps  disparaître en se transformant en autres  matières. La matière, l’élément disparaissent pendant  les  mutations atomiques et  les  réactions nucléaires qui  viennent d’être  découvertes de  nos  jours.  Elle  se transforme en  énergie.]   Ces  transformations, transmutations et reproductions dans les choses créées ne pouvaient pas provenir de l’éternité. Il faut qu’elles aient  un début,  qu’elles proviennent des matières premières, des éléments créés du néant.

Une autre  preuve  que l’âlam (tout;  choses créées)  est mumkin (possible), c’est-à-dire qu’il peut être alors qu’il n’existait pas, c’est que l’âlam est hadith (contingent). Autrement dit, c’est la présence récente de tout  alors que tout  était  rien, il n’existait  pas. [Wujûd signifie exister.  Wujûd  est de trois sortes: Le premier c’est Wâjib al-wujûd   ((Existence  nécessaire, indispensable, Être   essentiel). C’est  ce dont  l’existence  est  nécessaire. Il existe  toujours;  il est toujours. Il  ne  cesse  jamais  d’exister,  ni  dans  le  passé,  ni  dans l’éternel futur. Seul Allahu ta’âlâ est wâjib-ul-wujûd. Le second est “Mumtani’ al-wujûd” (l’impossible).  C’est ce qui ne pouvant pas exister; ce qui ne saurait  jamais exister. Il faut qu’il n’existe point. “Charik al-bârî”  (Partenaire du Créateur) est son exemple. Autrement dit, un deuxième dieu, associé à Allahu  ta’âlâ, ou son partenaire ne  peut  pas  exister.  Le  troisième c’est: “Mumkin al- wujûd” (existence possible).  Tous  les univers  (âlam),  toutes  les créatures sont  mumkin-ul-wujûd. Autrement  dit,  il est  possible qu’ils existent  ou qu’ils soient  non-existants. L’antonyme, le contraire du mot «wujûd» (l’existence)  est «adam» (l’inexistence). Adam  signifie  la non-existence. Tout  (tous  les âlam)  était  dans l’inexistence  avant d’exister].

L’existence  se divise en deux: le premier c’est «Mumkin» (possible) et  le second  c’est «Wâjib»  (nécessaire). Si l’existence était  seulement possible  (mumkin) et  si le nécessaire (wâjib  al- wujûd)  n’existait  pas, rien n’existerait. [Car, le fait d’exister  alors que ne pas exister, c’est une transformation, un phénomène. Selon la science  physique,  il faut  un effet  sur le corps  et il faut  que  la source de cet effet soit existée avant l’effet afin qu’un phénomène physique  se produit]. C’est la raison  pour  laquelle,  l’existence  du possible (mumkin) ne peut pas exister d’elle-même et elle ne peut pas “être”. Si un effet n’intervenait pas elle serait toujours dans la non-existence; elle ne pourrait pas être.  Ce qui ne peut  pas faire exister lui-même et qui ne peut pas créer lui-même, ne pourra certainement pas créer  les autres  mumkin  (possibles). Il faut que le  créateur du  possible  (mumkin) soit  le  nécessaire (Wâjib-ul- wujûd).  Et  l’existence  de  tout  (âlam)  démontre qu’il  existe  un créateur qui le créa  du néant.  On  comprend que  ce n’est que  le wâjib-ul-wujûd (le nécessaire) qui est le seul créateur de tous les possibles  (mumkin), lequel  en  étant   toujours existant   mais  en n’étant   jamais   contingent  (hadith)  ni  possible   (mumkin).  Ce créateur est le préexistant absolu  (qadîm). C’est-à-dire qu’il était toujours existant. Wâjib al-wujûd signifie ce dont l’existence est de lui-même,  pas  d’un  autre.  C’est-à-dire qu’il existe  toujours tout seul. Il n’est pas créé par un autre.  S’il ne l’était pas, il fallait alors qu’il soit mumkin (possible) et hadith (contingent) et qu’il soit créé par un autre.  Et cela serait un paradoxe. En persan  Khudâ  signifie le préexistant absolu (qadîm). [Veuillez lire s’il vous plaît le 8ème chapitre où il y a une explication plus détaillée à ce sujet]

Nous voyons que les univers  sont dans un ordre  étonnant. La science découvre chaque  année  les nouveaux codes de cet ordre. Il s’agit du  fait  que  le créateur des  univers  soit: “Hayy” (vivant), “Âlim”  (omniscient; savant   tout),   “Qâdir”  (tout   puissant), “Murid” (voulant), “Samî” (celui qui entend tout),  “Basîr” (celui qui  voit  tout),   “Mutakallim”  (celui   qui  parle)   et  “Khâliq” (Créateur). Car,  mourir,  être  ignorant, être  impuissant, être  en sujétion, être sourd, aveugle et muet, tous ceux-ci sont d’imperfections et ceux dont est confus. Il ne serait jamais possible que celui qui créa tout, cet univers dans son ordre  et qui le protège de la disparition possède  ces attributs d’imperfection.

[Tout  ce qui  existe,  de  l’atome  aux  étoiles,  fut  créé  avec  un certain calcul, avec un code. L’ordre dans les codes, dans les corrélations à peine découverts en physique, en chimie, en biologie et en astronomie étonne l’intelligence  humaine. Même Darwin  fut obligé de dire: «Quand je pense à la structure de l’œil, à la subtilité dans  sa constitution, je vois que  cette  pensée  me donne  froid  au corps, et chaque  fois, j’ai l’impression  que je sors de mes gonds». L’air contient 78%  d’azote,  21%  d’oxygène  et 1%  de gaz rares. L’air est un mélange,  pas composé.  Si le taux d’oxygène était plus de 21%  il nous brûlerait les poumons. S’il était  moins de 21%  il n’ne  pourrait  pas  brûler   les  nutriments  dans   le  sang  et  la combustion ne pourrait pas se produire; finalement les hommes  et les animaux  ne pourraient pas vivre. Ce taux  de 21%  ne change jamais ni pendant la pluie ni dépendant de lieu. Et cela, c’est un grand  bienfait.  Ne  montre-t-il pas  l’existence,  la puissance  et  la miséricorde d’Allah le Tout Puissant. De plus, la structure de l’œil reste  insignifiante  à côté  de ce prodige,  de cette  merveille.  Est-il possible que le créateur de tous les codes, des calculs subtils et des formules   enseignés   dans  les  cours  de  science  puisse-t-il   avoir d’attributs imparfaits?].

En outre,  nous voyons aussi ses attributs de perfection chez ses créatures. Il les créa chez ses créatures. Si ces attributs n’existaient pas  en  Lui,  comment  pourrait-Il  les  créer   chez  elles?  Si  ces attributs  n’existaient pas  en  Lui,  ses  créatures  seraient  alors supérieures à Lui.

En  conclusion,  il s’agit du fait que  le créateur des univers  ait tous les attributs de perfection et de supériorité et qu’il n’ait aucun attribut d’imperfection. Car,  Khudâ  imparfait, ayant  la défectuosité ne pourrait jamais être le créateur.

A part  ces preuves  rationnelles, les ayâts  et les hadiths  sharif nous révèlent qu’Allahu taâlâ (Le Très-Haut) a en Soi ces attributs de la perfection. Il n’est pas jaiz (autorisé) d’avoir des doutes  sur ces attributs de la perfection. Avoir des doutes à ce sujet mène à la mécréance. Ces huit attributs de la perfection cités ci-dessus sont appelés   “Sifât  thubûtiyya”. En  bref,  Sifât  thubûtiyya d’Allahu taâlâ  sont de huit. IL a tous les attributs de la perfection. Et il n’y a aucune  imperfection, aucun confus et aucune  modification en Sa Personne et en Ses actes.  Sifât dhâtiyya  et Sifât thubûtiyya sont “Sifât  oulûhiyyah” (Attributs de divinité).  Celui  qui croit  que  le créé a en soi l’attribut de divinité devient  “Muchrik” (associationniste, polythéiste).

LES PILIERS DE L’ISLAM

Avec  l’aide  d’Allâhu  ta’âlâ,  Lui  qui  maintient tout,  tous  les univers   en   existence   à   tout   moment,  et   qui   est   toujours omniprésent et qui octroie  tous les bienfaits  et toutes  les faveurs, nous allons maintenant commencer à expliquer la parole  bénie de notre  Prophète bien-aimé “sallallahu alaihi wa sallam”.

Omar  Ibn  Al-Khattab “radiallahu anh”  (qu’Allah, Le  Très- Haut   l’agrée),  notre   glorieux  supérieur, l’imâm  courageux des musulmans, l’un des  supérieurs d’Ashâb-i  kirâm  (ou  Ashâb  al- qirâm),  connu de dire toujours la vérité, rapporte:
“C’était   un  si beau  jour,  un  petit  nombre d’Ashâb-i   kirâm (compagnons) nous  étions  en  présence et  en  services  de  notre maître  Rasûlullah “sallallahu alaihi  wa sallam”.  Ce jour-là,  cette heure-là, c’était le jour si glorieux, si précieux et extraordinaire. Ce jour-là, il nous était accordé  de nous être honorés de nous trouver en  compagnie de  Rasûlullah, d’écouter sa sohba  et  de  voir  son visage béni, ce qui était la nourriture pour les esprits et qui donnait du  délice  aux  âmes.  (Omar Ibn  Al-Khattab  “radiallahu  anh” définit la valeur  et l’honneur de ce jour-là en disant «C’était  un si beau  jour …». Y a-t-il un temps  si glorieux,  si précieux  comme  le jour où avoir eu le bonheur accordé de voir Jabrâîl (Jibrîl; Gabriel) “alaihissalam” sous forme  humaine, entendre sa voix et entendre aussi  d’une  manière  douce   et  claire,   de  la  bouche   bénie   de Rasûlullah  “sallallahu  alaihi   wa  sallam”,   des  acquis   dont   les serviteurs humains  ont besoin?

“Pendant que  nous  étions,  ce jour-là,  assis en  compagnie de Rasûlullah  “sallallahu  alaihi   wa  sallam”,   apparut  soudain   et comme   la  lune   montante  parmi   nous   une   certaine  personne portant des habits d’un blanc éclatant, avec des cheveux très noirs. Aucune trace, aucun signe de voyage comme de la poussière ou de la transpiration ne paraissaient sur lui. Aucun  parmi  nous,  ne le connaissait. Cette  personne inconnue s’avança  et  s’assit près  de Rasûlullah (sallallahu alaihi  wa sallam).  Elle  appuya  ses genoux contre  ceux  de  Rasûlullah (sallallahu alaihi  wa  sallam)”.  Cette personne-là, c’était  l’archange  Gabriel (Jibrîl  alahissalam). Il  y était  venu sous forme  humaine. Quoique cette  posture de Jabraîl alaihissalâm  semble  être  incompatible avec la bienséance, elle est significative; car, il ne faudrait pas d’attitude timide ou de la honte pour l’apprentissage de la science religieuse  et le maître  ne devrait pas être orgueilleux ou arrogant. L’ange Gabriel (Jabrîl) alaihissalâm  formulait et exprimait avec cette attitude aux Ashâb- i kirâm  que  tout  le monde  devrait  demander librement et  sans timidité  aux enseignants ce qu’il voulait  apprendre de la religion. En effet, il n’y a pas de honte  à apprendre sa religion et il n’est pas juste d’agir avec timidité  au sujet de s’acquitter le droit  d’Allahu taâlâ et de l’apprendre et de l’enseigner.

“Cette personne honorée posa  les paumes  de ses deux  mains sur les genoux bénis de Rasûl-i akram  (sallallahu alaihi wa sallam) et dit: Ô Rasûlullah, informe-moi sur l’Islâm”.
Le  sens  lexical  de  l’Islâm,  c’est  la  soumission   absolue,   la résignation et l’obéissance. Rasûlullah (sallallahu alaihi wa sallam) expliqua  comme  le suivant  que le mot Islâm était  le nom de cinq piliers de la religion.

Rasûl al-akram (le Messager  d’Allah Le Très Haut) “sallallahu alaihi wa sallam” dit: «L’Islâm est fondé sur cinq piliers»;
1– Le premier Pilier, la profession de foi, c’est la prononciation et l’attestation de la formule  “Kalima shahada” (parole du témoignage, de l’affirmation) qui consiste à dire: «’Ach-hadu an lâ ilâha   illallah   wa  ach-hadu  anna   Muhammadan  abduhu  ve rasûluh».  Toute  personne pubère et qui peut  parler  doit  dire  et attester  absolument par  cœur:  “Il  n’y  a  pas  de  divinité  autre qu’Allahu taâlâ; sur la terre  ou dans les cieux, dans tout  l’univers il n’y a  aucun  être  ou  aucune   chose  digne  d’être  adoré   autre qu’Allah  Le Très Haut  que c’est devant  Lui seul que nous devons nous soumettre; Le vrai dieu n’est qu’Allahu taâlâ”. Il est wâjib-ul- wujûd  (existence nécessaire). Il  est  le  seul  possédant tous  les pouvoirs,  de toutes  les supériorités. IL n’a aucune  imperfection. Son nom est “Allah”. De même,  toute  personne pubère doit dire et attester absolument par  cœur: La sublime  personne au visage clair, lumineux,  blanc d’un teint rosé semblable à celui d’une rose rouge, aimable  et d’une beauté, aux yeux et aux sourcils noirs, au front  béni  large,  et qui était  d’une  gentillesse  et d’une  douceur, distingué,  de meilleure nature, et qui parlait  d’une douceur, et que son   ombre   ne   tombait  jamais   à  terre;   un   descendant  des Hachémites, appelé  Arabe parce  qu’il est né à la Mecque;  “Cette sublime  personne, nommée Muhammad, fils d’Abdullah, est  la créature, le serviteur et le Messager  d’Allahu  taâlâ, c’est- à-dire il est Son Prophète”. Ce Prophète est le fils de Hazrat Amina  binté (fille) de Wahab.  Il honora ce monde  en étant  né à la Mecque  [à l’aube de Lundi du 20 Avril en 571]. Quand il fut âgé de quarante ans, à la Mecque,  il reçut le message qu’il était  le Prophète. Cette année-là est appelée “l’année Bi’cet”. Ensuite, pendant treize ans, il appela  les habitants de la Mecque  à la religion islâmique.  Puis il émigra  à Médine  sur l’ordre  d’Allahu  ta’âlâ et il répandit l’Islâm partout. Dix ans après, il décéda  à Médine  en juin 632, le 12 Lundi du  mois  Rabî’ul  avval.  [D’après  les  historiens, pendant l’hijrah (l’émigration) de Rasûlullah de la Mecque  à Médine,  il entra  dans la grotte  qui se trouvait à la montagne Sevr vers le soir de 27 jeudi du mois de Safer de l’année 622. Il sortit de la grotte  le lundi soir et il mit pied au quartier périphérique appelé  Kubâ  de la ville de Médine  le 7 Septembre du calendrier romain  et le 20 Septembre du  calendrier européen et  le huit  Rabî’ul-awwal, lundi.  Ce  jour heureux fut le premier jour de l’année “Hijrî solaire” des musulmans. L’année  hijrî solaire  des Chiites  commence six mois avant  de cette  date,  c’est à dire,  le 20 Mars,  au jour  Nawruz  des incrédules zoroastriens. Et le jeudi où le jour et la nuit deviennent égaux,  il resta  à Kubâ  et  il partit  le vendredi. Le  même  jour,  il arriva  à Médine.  Le commencement du mois Muharram de cette année-là fut adopté le premier jour de l’année “Hijrî lunaire”. Le commencement  de  cette   année   lunaire   était   le  seize  juillet, vendredi. L’année  hijrî  solaire  où  le  premier jour  d’une  année chrétienne tombe,  est minus de 622 de cette  nouvelle  année  – là. L’année  chrétienne où tombe  le commencement d’une année  hijrî solaire est plus de 621 de cette nouvelle  année  solaire.]

2– Le deuxième Pilier de l’Islâm, c’est “faire  la prière  rituelle quand  l’heure  est  arrivée”, cinq  fois  par  jour.  Il  est  fard  pour chaque  musulman d’observer  et de faire les prières  de salât à son heure  cinq fois par  jour  et de savoir  qu’il les accomplisse  à son heure..  Il  serait  un  grand  péché  de  les  faire  avant  l’arrivée  de l’heure  en suivant  les horaires des calendriers inexacts  préparés par des ignorants et des hérétiques qui refusent les madhabs, et de plus, ces prières ne seront pas valables. Ces tels calendriers causent l’accomplissement des prières  au temps de Karâhat. [Avec l’appel à la prière  par le muezzin, on comprend que l’heure de la salât est arrivée;   mais  les  adhans   faits  par   les  haut-parleurs,  par   des instruments sonores, par des appels des mécréants ou d’ahl al bid’a (innovateurs) ne sont pas de l’adhan al-Muhammadî]. Les prières rituelles  doivent  être  exécutées en  observant avec  attention les règles  obligatoires, les wajibs,  et  “sunnat” en  se soumettant du fond de son cœur à Allahu  ta’âlâ, et avant que l’heure déterminée ne  soit  dépassée. Dans  le  Qur’ân   al-karîm,   on  énonce   le  mot «salât» pour la prière; le mot salât signifie lexicalement l’imploration, la prière  des êtres  humains,  la demande de pardon des anges et la miséricorde et la clémence  d’Allah  Le Très-Haut. En  Islâm, la salât  signifie lire et pratiquer ce que proclament les livres d’Ilmihal (catéchisme musulman; manuel d’instruction religieuse).  Salât  débute  en  prononçant  le  Takbîr   de  l’iftitâh (l’entrée dans la prière,  le fait de rentrer en consécration); c’est-à- dire,  les hommes  commencent à la salât  en disant  Allahu  akbar (Allah est le plus Grand), en levant les deux mains à la hauteur des oreilles et en plaçant les deux mains sous le nombril,  et les femmes en levant les deux mains à la hauteur des épaules  et ensuite  en les plaçant  sur  la  poitrine. A  la  tashahhud, à  la  dernière position assise, ils terminent la salât en saluant  à sa droite  puis à sa gauche.

3– Le troisième pilier  de l’Islâm, c’est “verser la zakât  de ses biens”.  Le sens lexical de Zakât, c’est la purification, la glorification, l’épuration, la bonification, l’embellissement et rendre beau. En Islâm, la Zakât (l’Aumône légale) est en effet une obligation pour  tout  musulman possédant une richesse  minimum (zakât  al-maal)  d’un  montant ou  d’une  quantité appelée Nisâb, l’excédent de ses besoins, réserver un certain  montant de ses biens et le donner aux musulmans cités et qualifiés  dans  le Qur’ân  al- karîm sans qu’on leur reproche, ni leur objecter. On donne la zakât à  sept  groupes  d’hommes.  La  zakât  concerne quatre domaines différents selon quatre madhab également. La zakât  de l’or et de l’argent, des produits de commerce, des bêtes qui vont au pâturage plus de la moitié de l’année, et des graines provenant de la terre  et des  plantations. Cette  dernière s’appelle  également Oushr.  On verse  de l’Oushr  (usher) tout  de suite  de la récolte  agricole.  On verse les trois autres  catégories de zakât quand  la valeur atteint la limite de nissâb et quand  une année  écoulée  est passée.

4– Le quatrième pilier de l’Islâm, c’est de “jeûner pendant le mois de Ramadân”. Jeûner, c’est appelé  “Sawm”. Sawm signifie lexicalement “protéger quelque chose contre  quelque chose d’autre”. En Islâm, sawm signifie s’abstenir  de trois actes pendant toutes  les journées du mois Ramadân parce qu’Allahu taâlâ l’ordonne:   de  toute   nourriture,  de  toute   boisson   et  de  toute relation sexuelle.  Le mois de Ramadân commence par  la vue du croissant   de  la  nouvelle   lune  et  le  début   n’est  pas  déterminé auparavant par les calendriers ou calculs.

5– Le  cinquième pilier  de  l’Islâm, c’est “le  pèlerinage (hajj) une fois dans la vie pour tout musulman qui a les moyens”. En fait, c’est une obligation pour toute personne qui a la capacité physique et financière”. Mais il faut que le pèlerin soit en sécurité lors de son voyage et il faut  également avoir  la bonne  santé  physique.  C’est une obligation (fard)  pour le musulman lorsqu’il réunit  les conditions. C’est lorsque  le musulman possède  des provisions  qui lui suffiront pour son aller et pour son retour et qui est en excédent de celles qui devront aussi suffire pour subvenir  aux besoins de sa famille après son départ, et ceci jusqu’à ce qu’il revienne du Hajj. Alors, le musulman qui possède  cette capacité  doit effectuer l’obligation  de hajj une fois dans sa vie en effectuant le Tawâf (la circumambulation) autour de la Maison  Sacrée  (Ka’ba  al mu’azzama  à la Mecque) et en se rendant à Arafat.
– Tu dis vrai ô Rasûlullah!, dit cette personne-là.
«Nous  fûmes  pris  d’étonnement de  le  voir,  interrogeant le Prophète “sallallahu alaihi  wa  sallam”  (qu’Allah Le  Très-Haut prie  sur lui et le salue),  approuver. Car,  interroger voudrait dire demander ce qu’on ne savait pas. Et l’approuver démontre qu’il le savait», rapporte Omar  «radiallahu anh».
Le premier et le prééminent de cinq piliers de l’Islâm cités ci- dessus, c’est la profession de foi (shahada), proclamer sa formule et l’attester. A la suite de la shahada, c’est faire la prière  cinq fois par  jour  (salât).  Puis, c’est jeûner  pendant le mois de Ramadan (sawm);  puis faire le hajj et finalement c’est donner de l’aumône légale  (la  zakât).  La  profession de  foi (la  chada  ou  Kalima  al- shahâda) est prééminente, la principale prescription, cela ressort clairement par  l’accord  des savants  à ce sujet. Quant au rang  de précellence de quatre autres  piliers,  le rangement de la majorité des savants  est comme  celui que nous avons exposé  ci-dessus. La shahâda est devenu  le premier devoir  obligatoire dès le début  de l’Islâm.  Pratiquer ses prières  cinq  fois par  jour  est  devenu  une obligation (fard)   la  douzième année   de  bi’ssète  et  la  nuit  du “Miraj”,  une année  et quelques mois avant  l’Hégire.  Le jeûne  du Ramadân devint  obligatoire la deuxième année  de  l’Hégire,  au mois de Cha’ban.  La Zakât est devenue une obligation la même année  où le jeûne  de Ramadan est devenu  obligatoire et pendant le mois de Ramadan. Et le pèlerinage est devenu une obligation la neuvième année  de l’Hégire.

Si quelqu’un nie, ne croit pas, refuse ou tourne en ridicule l’une des cinq prescriptions de l’Islâm, ou s’il ne les respecte pas, devient un mécréant, na’udhubillah. De même,  celui qui ne croit pas à ce qui  est  unanimement connu   comme   halâl  (permis)  ou  haram (défendu),  ou  celui  qui  dit  halâl   pour   ce  qui  est  haram   ou “défendu” pour  ce qui est  permis,  il devient  aussi un  mécréant. Quiconque nie, ne croit pas en un seul des prescriptions religieuses islamiques  connues  comme  obligations entendues même  par  les ignorants vivants dans les pays islamiques  devient  aussi mécréant.

[Par exemple,  c’est harâm  (défendu par la religion)  de manger du porc, boire des boissons alcoolisées,  jouer les jeux d’argent,  les femmes  et les jeunes  filles sortir  sans se couvrir  les cheveux,  les bras et les jambes et les hommes  sortir sans se couvrir la partie  de leur  corps  située  entre   le  nombril   et  les  genoux.  C’est  à  dire qu’Allâhu ta’âlâ a interdit tous ceux-ci. Les quatre écoles islamiques (madhabs) qui ont communiqué les commandements et les interdictions d’Allâhu  ta’âlâ, ont défini différemment la limite des  membres du  corps  des  hommes,  interdits de  regarder et  de montrer aux autres  (awrat). Il est fard pour  tout  musulman de se couvrir la partie  awrat de son corps défini par la madhab qu’il suit. Et il est harâm de regarder les autres dont ces parties du corps sont ouvertes. Il  est  écrit  dans  le  livre  intitulé   «Kimya’yi  Sa’adat» [l’alchimie du bonheur] de Imam al-Ghazâlî qu’«il est harâm  pour les femmes et les jeunes filles sortir sans se couvrir les cheveux, les bras, les jambes de même qu’il est harâm  de sortir habillées  d’une manière serrée,  fine,  ornée,  parfumée. Et  les parents, époux  et frères  qui les apprécient, permettent ou approuvent de sortir  en ces tenues  partagent leurs  péchés  et châtiments». Cela  veut  dire qu’ils auront les mêmes supplices et châtiments de l’Enfer. S’ils se repentent, ils seront  pardonnés et n’auront pas de supplices. Allah Le  Très-Haut  aime   ceux  qui  se  repentent.  Le  hijâb,   l’ordre d’Allahu taâlâ qui recommande de ne pas se montrer aux hommes étrangers  fut  un  devoir   pour   toutes   les  femmes   musulmanes pubères la troisième année  de l’Hégire. Il ne faut jamais croire aux commentaires des  agents  britanniques ou  des  ignorants tombés dans   leur   piège  qui  prétendent  que   les  femmes   musulmanes n’avaient  pas de voile avant  la révélation de l’âyat de hijâb mais que les législateurs de fiqh l’ont inventé.
Toute  personne musulmane doit  savoir  si tout  ce qu’elle  fait n’est  pas  conforme à  l’Islâm.  Si  elle  ne  le  sait  pas,  il  doit  le demander à un savant  d’Ahl sunna  ou l’apprendre en s’adressant aux livres de ces savants. Elle ne se sauvera  pas du péché ou de la mécréance si ce qu’elle fait n’est pas conforme à l’Islâm. Elle doit se repentir dignement tous  les jours.  Le  péché  et  la mécréance repentis seront  certainement pardonnés. Si elle ne se repente pas, elle sera punie dans ce monde  et dans l’Enfer. Ces châtiments sont mentionnés dans les différentes parties  de ce livre. Un musulman qui  a commis  de  grands  péchés  sera  sorti  de  l’enfer  mais  après avoir  subi  le châtiment du  feu  proportionnellement aux  péchés qu’il a commis.  Mais,  le mécréant, l’incrédule  ou  l’impie  qui ne croit pas en Allah Le Très-Haut et qui œuvre pour anéantir l’Islâm brûlera éternellement dans le grand feu de l’enfer.

Les  parties  du  corps  des  hommes  et  des  femmes  qu’il  faut couvrir dans la prière ou en dehors de la prière, dans n’importe où, sont appelées «awrat». C’est harâm  (défendu) d’ouvrir ses parties du corps awrat  ou de regarder les parties  awrat  des autres.  Celui qui dit que  la awrat  n’a pas lieu en Islâm  devient  un  mécréant. Celui  qui le méprise  ou qui s’en moque  ou qui n’a pas peur  du châtiment, celui  qui  dit  qu’il est  permis  d’ouvrir  ses parties  du corps  définies  awrat  selon  les  quatre écoles  (madhabs) ou  de regarder celles des autres  devient  mécréant. C’est pareil  pour  les femmes  qui ouvrent ses parties  awrat  et qui chantent devant  les hommes  et qui y récitent chantée de mawlid  (maouloud). Selon l’école Hanafite, la partie  du corps  des hommes  située  entre  les aines et les genoux n’est pas awrat.

Celui qui dit qu’il est musulman doit apprendre les fondements de  l’Islâm  et  de  la  foi,  l’ijma  (consensus)  de  quatre  écoles (madhabs), c’est-à-dire, les obligations et les interdits et il doit y attacher toujours une  grande  importance. Ignorer n’est pas  une excuse.  Autrement dit, c’est comme  savoir  mais ne pas y croire. Les parties  du corps des femmes en dehors  du visage et des mains sont awrat aussi dans quatre écoles. Une femme qui ne couvre pas négligemment une  partie  de son corps  qui n’est pas awrat  selon l’ijma, c’est-à-dire, selon l’une de trois autres écoles, quoiqu’elle ne soit pas mécréante, elle commet  un grand  péché  selon  sa propre madhab. C’est pareil pour les hommes  qui ne cachent  pas la partie du corps située entre  les aines et les genoux,  c’est-à-dire la cuisse. Il  est  une  obligation d’apprendre  ce  qu’on  ignore.   Il  doit  se repentir et se couvrir dès qu’il l’apprend.

D’autre part,  ce sont aussi tous des péchés: mentir,  médire  de quelqu’un ou quelqu’une, calomnier, voler, tricher, frauder, offenser  les gens, semer  la discorde,  user des biens des gens sans leur permission, ne pas payer  les ouvriers,  gaspiller les salaires,  se révolter contre  l’Etat,  désobéir aux lois, aux ordres  du gouvernement,  refuser   de  payer   l’impôt.   C’est  aussi  interdit (harâm) de les commettre contre  les non-musulmans et dans  les pays non-musulmans. Ce n’est pas de la mécréance si les ignorants ignorent les  choses  qui  ne  sont  pas  indispensables ou  connues autant qu’ils ignorent;  cela serait  du fisq, un péché]  Lire la fin du livre!

LES FONDEMENTS DE LA FOI

Cette   personne-là demanda  de  nouveau:   “–  Ô  Rasûlullah! “Sallallahu taâlâ ‘alayhi  wa sallam”; informe-moi au sujet de la foi (iman;  imane).  A la suite  des interrogations et des répliques sur l’Islâm, Jabrail  “alayhissalâm” demanda de notre  maître Rasulullah “sallahu  ‘alayhi  wa sallam”  d’expliquer l’essence et la vérité de la foi. La définition lexicologique de la foi est la confiance assurée  en  quelqu’un, dans  son  témoignage et  croire  que  cette personne se comporte loyalement. Et  la  foi  en  Islâm  constitue l’attestation et la profession que Rasûl-i  akram  «sallallahu  alayhi wa sallam» est le Prophète d’Allah Le Très-Haut et Son Messager, Son  Nabî,  et  la  croyance   brièvement à  ceux  qu’il  a  transmis brièvement et  la  croyance  minutieusement qu’il  a  transmis   en détail des révélations d’Allahu taâlâ, et faire son shahada (profession de foi) tant qu’il peut. Une foi forte est la croyance  de tout  son cœur à la grandeur d’Allahu  taâlâ  et à Ses attributs, et courir pour avoir Son consentement (redâ) et Sa beauté, Sa grâce (jamâl)  et éviter  Son châtiment et Sa fureur  et écrire  solidement cette   croyance   dans  le  cœur  comme   une  inscription   dans  le marbre, de manière qu’on croit certainement et qu’on évite que le feu brûle et que le serpent venimeux  tue.

La  foi et  l’islâm expliqués  par  Muhammad alaihissalâm  sont identiques. Tous les deux concernent la croyance  à la signification du kalima  chahada (profession de foi). Quoiqu’ils  aient  des sens lexicaux  différents et  qu’il y existe  des  différences spéciales  ou générales, il n’y a pas de différence entre  eux en ce qui concerne l’Islâm.

La foi est-elle une chose simple ou composée ou une combinaison de plusieurs  paramètres? Si elle est composée,  elle a combien  de parties? Les actes (a’mal), les pratiques des prières  ne font-ils pas partie  intégrante de la foi? Est-ce jaiz (permis) de dire

«j’ai la foi inch’Allah  (si Allah le veut)»?  Y a-t-il l’infériorité ou la supériorité en  foi?  La  foi  est-elle  une  créature? Avoir   la  foi dépend-il de la volonté  humaine? Ou bien, les croyants  ont-ils eu la foi par force?  S’il ya un forcement en foi, pourquoi alors on a ordonné à  tout  le  monde  d’avoir  la  foi?  Cela  serait   trop  long d’expliquer ici  chacune   de  ces  questions. C’est  la  raison  pour laquelle,  je ne vais pas essayer de les répondre  séparément.

Simplement, on pourrait dire que selon l’école Ach’arî  et la secte Moutazilite, il n’est  pas  jâiz  (probable) qu’Allah  Le  Très-Haut commande de faire  une  chose  qui n’est pas possible.  Et  selon  la Moutazilite, bien  qu’IL  soit possible,  il n’est  pas probable qu’IL commande de faire ceux que les gens ne sont pas capables de faire. Et, selon Ach’arî, ce commandement d’Allah Le  Très-Haut est jâiz (possible), mais IL ne l’a pas ordonné. C’est pareil,  le commandement aux humains  de s’envoler.  En ce qui  concerne la foi, les prières  et  les actes,  Allahu  taâlâ  n’a pas  commandé aux serviteurs de faire ceux qu’ils ne pouvaient pas  faire. Pareillement, quiconque devient  fou, imprévoyant, dort ou meurt  alors qu’il est musulman, continuerait d’être  musulman quand  bien même  qu’il n’aurait  pas une  reconnaissance verbale  ou une  confirmation de cœur dans cet état.

Nous ne devrions  pas concevoir  le sens lexical du mot «la foi» en ce qui concerne l’explication  et la définition de la foi dans  ce hadith  charif. Comme  le sens lexical de la foi est l’attestation et la conviction,  il n’y avait personne parmi les ignorants arabes  qui ne connaissait cette  signification.  Puisque  tout  le monde  connaissait ce sens lexical, alors, Ashâb  al-kirâm  (Sahaba, Compagnons; radiallahu taâlâ anhum  ajma’în) aussi le connaissait certainement. Jabrâîl  alayhissalâm voulait enseigner le sens de la foi à Ashâb  al- kirâm.   C’est  pourquoi,  il  demandait  à  Rasûlullah  “sallallahu ‘alayhi  wa sallam”  de l’informer  en quoi on avait la foi en Islâm. La  foi (iman)  consiste  à la croyance  intime,  dans  le cœur   avec certitude à six certitudes et les professer, attester par la langue; on pourrait avoir la foi en ces six fondements par un acte de  l’intelligence,  par un argument, par le discernement, par la volonté ou la conscience, ou par la conviction, la soumission et la  confiance assurée  en  un  propos  ou  une  sentence approuvés ou  discernés. Rasûlullah “sallallahu ‘alayhi wa sallam” dit comme le  suivant que la foi (l’imân) est de croire en six articles:

1 – Le premier de six piliers de la foi, c’est avoir  la croyance qu’Allah  Le Très-Haut est wâjib-ul-wujud (Existence nécessaire) et qu’IL est le vrai Dieu et qu’IL est le Créateur de tous les êtres. Il faut  définitivement croire  que  ce n’est qu’Allah  Le Très-Haut qui crée d’une manière immatérielle et atemporelle et d’une façon incomparable tout  ce qui existe  dans  l’univers, dans  le monde  et dans l’autre monde lors que tout était dans la non-existence. [C’est Lui seul qui crée toutes les substances, les matières, les atomes,  les molécules,  les éléments, les composés,  les corps  organiques, les cellules, la vie, la mort,  tous les événements, toutes  les réactions, toutes  sortes  d’effets,  des  forces,  d’énergie,  les mouvements, les lois,  les  âmes,  les  esprits,  les  anges,  tout  ce  qui  est  animé  ou inanimé,  tout  ce qui est du macrocosme et du microcosme; c’est Lui seul qui crée tout à partir  de néant,  de non-existence et qui les maintient à tout  instant  en existence]  De même  qu’IL a créé tout ce qui existe dans les univers, dans le macrocosme, [IL a créé tout en  un  moment, lorsque  rien  n’existait],  de  même  (IL  les recrée toujours les uns des autres;  et quand  le jour du Jugement Dernier viendra,  en un moment] IL anéantira tout.  IL est le créateur, le possesseur, le maître  absolu  de  tous  les êtres.  Il faut  en  croire qu’IL n’a ni maître,  ni supérieur et que rien ne Le domine.  Toutes les formes de supériorité, tous les attributs de la perfection appartiennent à Lui seul. Toute  supériorité est à Lui, tout attribut de  perfection est  à  Lui.  IL  n’a  aucun  attribut d’imperfection, aucune  défectuosité. IL a le pouvoir  de faire tout ce qu’IL voulait faire. IL ne crée pas pour l’intérêt  de Lui-même ou des les autres; IL ne crée pas pour un intérêt ou une compensation. Cependant, il existe des sagesses, des utilités, des faveurs, des gloires et des excellences  en ce qui concerne tout  ce qu’IL  crée,  tout  ce qu’IL fait.
IL  n’est  pas  obligé  de  donner ce qui  est  bon  et  utile  à Ses serviteurs humains, de la récompense aux uns ou du châtiment aux autres.  S’IL faisait entrer tous les pécheurs au Paradis,  cela serait à Sa supériorité et à Sa grâce. Et s’IL envoyait  en Enfer  tous ceux qui  Lui  obéissent et  L’adorent, cela  serait   à  Sa  justice.  IL  a cependant voulu  et  révélé  qu’IL  ferait  entrer les musulmans et ceux  qui  L’adoraient au  Paradis   et  qu’IL  leur  accorderait des faveurs  et  des  bienfaits  infinis  alors  qu’IL  torturerait éternellement les mécréants en Enfer.  IL ne revient  jamais sur Sa parole.  Si tous  les êtres  vivants  avaient  la foi en Lui et s’Ils Lui obéissaient, cela ne Lui donnerait aucun  profit.  Ou  bien,  si tout l’univers devenait mécréant, révolté,  impétueux, furieux, désobéissant ou  opposant à  Lui,  cela  ne  Lui  donnerait aucune nocivité.  Quand le serviteur humain  veut faire quelque chose, IL la crée s’IL le veut aussi. Rien ne peut  agir s’IL ne veut non plus, s’IL ne le crée pas. Personne ne peut  être  mécréant, incrédule ou révoltée en dehors  de Sa volonté.  Quand bien  même  qu’IL  crée l’incrédulité  et  les  péchés,   IL  n’en  a  jamais   la   satisfaction. Personne  ne  peut   intervenir  dans   Sa  volonté,   Ses  créations. Personne n’a le droit,  ni le pouvoir  de demander  pourquoi IL a crée   comme   ci  ou  IL  a  fait  comme   ça  ou  IL  devrait   créer autrement. S’IL le veut,  IL  pardonne celui qui   est  mort  sans  la conversion (se repentir) après avoir commis un péché majeur  sauf l’associationnisme (shirk ou chirk) et la  mécréance (kufr).  Et s’IL le   veut,   IL   châtiera   pour    un   péché    mineur.    IL   révèle définitivement qu’IL ne pardonnera  jamais et qu’IL châtiera éternellement ceux qui meurent dans l’étât de la mécréance et de l’apostat  (murtad).

Même  s’IL  révèle  qu’IL  châtiera dans  l’Enfer  le  musulman pratiquant (Ahl-al  qibla) mais dont la croyance  n’est pas concordante avec celle d’Ahl sunna ou qui meurt  sans se repentir, ces pareils  «gens de la Bid’ah» (innovation en Islâm; égarement) n’y resteront pas éternellement.

Il est licite (jâiz) de voir Allahu  taâlâ avec la vision réelle en ce monde. Mais personne n’a jamais pu Le voir. A la résurrection, sur le lieu du rassemblement (Mahshar), les mécréants et les croyants pécheurs Le verront avec Son attribut Contraignant, le Dominateur  absolu   et  l’Oppresseur  (qahhâr)  et  Majestueux (jalâl);  les croyants  justes  et  pieux  Le  verront avec  Son  attribut Douceur et Beauté. Au Paradis,  les croyants  Le verront avec Son attribut Bienveillant. Les  anges  et  les femmes  aussi  Le  verront, mais  les  mécréants en  seront  privés.  Plusieurs  rapports sérieux indiquent que  les  Djinns  y compris  en  seront   privés.  Selon  la majorité des savants,  “les bons croyants  auront l’honneur de voir chaque matin et chaque soir la «tajalli al-jamal» et «ru’yat» (théophanie; manifestation de la Beauté divine et Sa vision réelle). Les fidèles inférieurs Le verront tous les vendredis;  et les femmes quelques fois par an comme aux jours de fête de la vie mondaine”.
[Hadrat Cheikh  Abd  al-Haq  al Dahlavî  (rahmatullâhi ta’âlâ ‘alaih)[1]   écrit  comme  le suivant  dans  son livre en persan  intitulé “Takmîl-ul-îmân”: “Dans  un hadith  sharif, il est dit:

[1]  Abd-al  Haq  al-Dahlavî est décédé  en 1052 de l’Hégire  [en 1642] à Delhi.

“Vous verrez votre  Seigneur  [de  vos yeux] au  jour  du  Jugement tout  comme vous voyez la lune à son plein quartier”. De même  qu’on pouvait connaître Allâh  Le Très-Haut sans concevoir  dans ce monde,  on Le  verra  dans  l’autre  monde  d’une  manière  inconcevable. Les grands  savants  comme  Abul  Hasan  al-Ash’ari,  Imâm  al-Suyutî   et Imâm al-Bayhaqî ont rapporté que les anges aussi verraient Allâh Le Très-Haut au Paradis.  Imâm  a’zam Abu  Hanifa  et les autres  savants ont rapporté que les génies (djinns)  ne seraient pas récompensés et n’iraient  pas au Paradis, mais seulement les fidèles et   croyants   parmi   eux  échapperaient  à  L’Enfer.   Les  femmes verront Allâhu   ta’âlâ,  quelques fois  par  an,  comme  aux  fêtes  terrestres. Les bons croyants  Le verront chaque  matin  et chaque soir; les autres  fidèles Le verront tous les vendredis. A l’avis de  ce fakîr  (pauvre), cette  bonne  nouvelle  comprend aussi  les fidèles femmes, les anges et les génies. Il serait convenable  d’excepter les femmes  parfaites et sages comme  Fâtıma-t-uz-zahrâ et Khadîja-t- al-Koubrâ et Aisha-al  sıddîka  et autres  azwaj al-tahirat (épouses pures  et pieuses),  et Hadrate Marie  et Hadrate Asiya (radiallahu taâlâ anhunna  ajma’în). Imâm al-Suyutî indiquait cela].

On  doit  croire  qu’on  verra  Allâh  Le Très-Haut, cependant il faut  ne  pas  chercher à  savoir  comment cela  arrivera. Car,  les œuvres d’Allâh Le Très-Haut ne sont pas concevables par l’intelligence. Elles ne sont pas comme les affaires d’ici bas. [On ne peut  pas  les évaluer  avec  les sciences  physiques  ou  chimiques]. Allahu  taâlâ  est sans endroit, sans direction; IL ne se tient  pas en face de quelque chose. Allâh Le Très-Haut n’est pas de matière. IL n’est pas un corps  simple  non  plus. [IL n’est pas un élément. IL n’est pas une  composition, une  matière composée non  plus].  IL n’est pas limité. IL est exempt  des dimensions, des quantités, des formes,  des  volumes,  etc.  Il n’arrive  aucun  changement, aucune transformation en Lui. IL n’est pas concerné par les endroits, les limites,  les directions et  le temps.  IL  est  de  toute  éternité. Son existence  n’a ni début,  ni fin, ni dessous,  ni dessus,  ni avant,  ni arrière,  ni  surface,   ni  gauche,   ni  droite.   C’est  la  raison   pour laquelle  l’intelligence,  la connaissance et  l’imagination humaine sont incapables de la conception et de la compréhension que l’on peut  avoir d’Allah  Le Très-Haut. Elles ne peuvent concevoir  non plus comment on Le verra. L’existence ou l’usage des mots comme la main, le pied, la direction, l’endroit,  le trône,  etc. dans les âyat al-karîma (versets) et hadiths  al-sharîf,  desquels  le sens n’est pas jaiz pour Allahu  taâlâ (qui ne convient  pas à Allah Le Très-Haut), ne  contiennent pas  les  sens  actuels  que  nous  utilisons  ou  nous connaissons. Ces  pareils  âyat  al-karîma (versets   du  Qur’ân  al- karîm) ou hadiths al-sharif qui peuvent prêter à des interprétations diverses  sont  appelés  «Mutachâbihât» (versets  ambigus).  Il faut croire  dans leur signification,  leur désignation mais il ne faut pas s’occuper de raisonner sur leur «quoi» ou «comment».  Ou bien,  on fait l’interprétation (ta’wil) brève ou en détail de ces contextes. En d’autres termes, on les décrit avec d’autres sens (ma’nâ) qui  conviennent à Allah Le Très-Haut. Par exemple,  on peut désigner le  mot  “la  main”   par  le  mot  la  puissance,   ou  le  pouvoir    ou l’énergie.

Pendant le Mi’râj (ascension), Muhammad alaihissalâm  a vu Allâhu  ta’âlâ,  mais  cette  vision  n’était  pas  comme  voir  avec  les yeux dans ce monde.  Si quelqu’un disait qu’il avait vu Allah  dans le monde,  on comprendrait qu’il était  zindik (hérétique, renégat, impie).   La  vision  de  l’awliyâ  “qaddasallahu  taâlâ   asrârahum ajma’în”  n’est pas comme celle dans le monde  (ce qui concerne la vision physique) ou celle dans l’autre monde.  En d’autres  termes, ce n’est  pas  «Ru’yat»  (la  vision  du  Créateur); mais  chez  eux,  il arrive  une  contemplation (Shuhûd). [C’est-à-dire, ils voient  avec les yeux du cœur, avec les yeux de l’esprit (par la perception sprituelle) la “mithâl” (représentation) de la Vérité].  Quoique les uns  de  l’Awliyâ  ul-kirâm  aient  dit  qu’ils ont  eu  la  vision  vraie d’Allah  Le  Très-Haut, ils avaient  fait  erreur de  croire  que  leur shuhûd c’était le ru’yat lors de leur inconscience ou état d’extase et d’ivresse (sakr)  en Allah  Le Tout  Puissant.  Ou  bien,  leur  parole était de la métaphore par la voie d’interprétation (ta’wil).

Question: Puisqu’on  a  cité  ci-dessus  qu’il  était  jâiz  de  voir physiquement Allâhu ta’âlâ en ce monde, pourquoi alors il devient un  impie,  celui  qui  effectue   un  fait  jâiz?  Peut-on appeler jâiz (possible) un  fait  alors  que  celui  qui  dit  qu’il  l’effectue,  le  vit, deviendrait un impie?

Réponse: Dans  le dictionnaire, le mot jâiz signifie un acte  ou quelque chose  possible,  permis,  autorisé, probable, convenable, licite,  admissible,  réalisable ou  faisable  qu’ils soient  réalisés  ou non.  Mais selon  l’école Ach’arî[1],  la possibilité  (jâiz)  de la vision (ru’yat)  signifie qu’Allah  Le Très-Haut est capable  de créer  une différente faculté  de  voir  en  dehors  des  lois physiques  qu’IL  a créées  pour  voir, en dehors  de la manière de voir d’en face ou de tout  près  dans  ce  monde.

[1]  [Abul’hasen Alî bin Ismâîl Ach’arî est décédé  en 330 de l’Hégire [en 941] à Baghdat.]

Par  exemple,  IL  est  capable   et  jâiz (possible) de faire  voir un moustique vivant en Andalousie à un aveugle qui vit en Chine; ou bien, quelque chose existante dans la lune ou dans une étoile à un homme dans le monde. Un tel pouvoir est  particulier à  Allah  Le  Très-Haut. En  outre,  il n’est  jamais convenable de dire que «j’ai vu physiquement le Créateur dans ce monde»   ou  «celui-là  L’a  vu  [de  ses  yeux]  dans   ce  monde»; d’ailleurs,   c’est  absolument  incompatible  avec  l’âyat  karima (verset   Coranique)  et  le  consensus   de  l’ulamâ   (ulemâ;   des savants).  C’est  la raison  pour  laquelle,  celui  qui  le dit,  c’est un hérétique  ou  renégat  (Mulhid   ou  Zindik).  Troisièmement,  la phrase qu’«il est possible (jâiz) de Le voir (ru’yat)  dans ce monde» ne signifie pas qu’«il est possible de Le voir sur la Terre  selon les lois physiques». Cependant celui qui dit qu’il L’a vu veut dire qu’il L’a vu comme  il voyait les autres  choses. Et cette  vision n’est pas jâiz (possible). C’est pourquoi quelqu’un qui dit des paroles  qui engendrent  la  mécréance  est   appelé   un   mulhid   ou   zindik (hérétique ou  renégat). [Après   ces  réponses, Hadrat  Mawlânâ Khâlid dit “soyez attentifs”. Ainsi fait-il remarquer que la seconde réponse est  plus  correcte. L’”Hérétique”  ou  le  “Renégat” se croient  musulmans. L’“Hérétique” (mulhid) se croit sincèrement musulman et qu’il se trouve sur le droit chemin. Mais le “Renégat” (zindik)  est  l’ennemi  de  l’Islâm.  Il  passe  pour  musulman pour détruire l’Islâm de l’intérieur et abuser  les musulmans].

On ne peut  pas penser  que le temps  s’écoule, le jour et la nuit passent   sur   Allah   Le   Très-Haut.  Comme   il  n’y  a   aucun changement à aucun  égard  en Allâhu  ta’âlâ,  on ne peut  pas dire qu’IL était de cette manière-là dans le passé et qu’IL sera de cette manière-ci  dans   l’avenir.   Allah   Le   Très-Haut  n’a   aucune inhérence, ni union avec quelque chose. IL ne s’unit avec rien. [La secte “Nusayri”, un groupe  extrême des Chiites, devient  incrédule parce  qu’elle croit à l’inhérence d’Allah  Le Très-Haut en Hadrat Alî]. Allâhu  ta’âlâ n’a jamais ni contraire, ni opposé,  ni semblable, ni associé, ni assistant,  ni conseiller,  ni protecteur. IL n’a ni père, ni mère,  ni fils, ni fille, ni épouse.  Il n’y a rien qui Lui ressemble. IL est présent partout et en tout  temps  et avec tout  le monde  et avec toute  chose. IL est omniprésent, IL embrasse tout (al-muhît). IL est plus près de chacun de Ses serviteurs que sa veine jugulaire. Mais cette  présence, cette  omniprésence ou cette  existence  n’est pas comme celle que nous concevons. La science des savants, l’intelligence  des  scientifiques et  le  dévoilement et  la contemplation (kashf  et shuhud) de l’awliyâ “qaddasallahu taâlâ asrârahum ajma’în”  sont  incapable pour  pouvoir  comprendre Sa présence, Sa proximité. L’essence,  la vérité  de cette  présence, de cette existence sont incompréhensible pour l’intelligence humaine.

Allah  Le  Très-Haut est  Unique en  Sa  Personne, en  Son  Être (dhât) et en Ses attributs. Il n’y arrive aucun changement, aucune métamorphose. Tafakkarû fî âlâillâhi wa lâ tafakkarû fî dhâtillâhi. Lire 46 ème lettre  du premier tome!

Les  noms  d’Allâhu  ta’âlâ  sont  “Tawqîfî” (révélé,  donné  par Allah Le Très-Haut Lui-même). C’est à dire qu’il est jâiz (permis, possible)  de  mentionner les qualificatifs  que  l’Islâm  estime  Lui convenir  et  qu’il n’est pas  jâiz de  dire  les autres.  [Par  exemple, Allâhu  ta’âlâ peut être appelé  Âlim (omniscient), mais on ne peut pas L’appeler “Fakîh” signifiant  aussi savant.  Car, l’Islâm ne L’a pas qualifié “Fakîh”. Pareillement, il n’est pas jâiz (permis, convenable) de dire dieu au lieu de nom d’Allah; car, le mot dieu signifie aussi divinité, adorable, divin, déesse, dieux, esprit,  ciel et idole.  Par  exemple,  on dit que  la vache  est le symbole  Dieu  des Hindous. Mais, on peut  dire  “Lui,  Unique, il n’y a d’autre  Dieu qu’Allah”. On peut utiliser aussi des mots Dieu (en français), Gott (en   allemand),  God   (en   anglais)   au  sens  de  divinité,   divin, adorable, mais jamais pour le nom d’Allah].

Les Noms d’Allâhu  ta’âlâ sont infinis. On sait qu’IL a mille et un Noms. C’est à dire qu’IL en a révélé mille et un aux serviteurs humains. Ses noms révélés dans la religion de Muhammad alaihissalâm  sont en quatre vingt dix neuf. Ils sont appelés  “Asmâ al-husnâ” (Noms divins).

Allahu taâlâ a six Attributs de l’Essence (Sifât dhâtiyya). [Nous les avions  cités dans  les pages  précédentes]. La classification  des attributs de Perfection (Sifât thubûtiyya) sont en huit selon l’école “Mâturidiyya” et en sept selon l’école “Ach’ariyya”. Ces Attributs d’Allah  Le  Très-Haut aussi  sont  de  toute  éternité comme  Son Essence.  Ils sont  pré-éternels et  post-éternels; ils sont  infinis  et sanctifiés. Ils ne sont pas comme les attributs des créatures. Ils ne peuvent pas être compris par le raisonnement, par l’intelligence ou l’opinion   ou  par   l’analogie.   Allâhu   ta’âlâ   a  pourvu   les  êtres humains  d’un  exemple  de chacun  de Ses attributs. Les attributs d’Allâhu  ta’âlâ  peuvent être  un petit  peu  compris  en les voyant. D’ailleurs,  comme  les êtres  humains  ne peuvent pas comprendre Allâhu  ta’âlâ,  il n’est  pas  jâiz  d’essayer  de  comprendre Allâhu ta’âlâ, de raisonner sur Lui. Les huits attributs d’Allâhu  ta’âlâ ne sont  ni  identiques ni  opposés  de  Son  Être  ou  de  Son  Essence (dhât). Autrement dit, Ses Attributs ne sont pas Lui-même, mais Ils ne sont pas non plus extérieurs à Son Être.  Ces huit Attributs sont:

Hayat  (la  vie),  İlm  (l’omniscience), Sem’  (l’ouie),  Basar  (la vue), Qudra (l’omnipotence), Kalâm (la parole), Irâda (la volonté) et Takwîn (faire exister, faire entrer les choses en existence). Selon la madhab Ash’ariyya,  l’attribut Takwîn et l’attribut Quadra constituent le même  Attribut; et Mashiyya  et Irâda  (la volonté) sont synonymes.

Chacun  des huit attributs d’Allâhu  ta’âlâ existe d’une manière unique,   uniforme, identique et  non  composé.   Aucun   d’eux  ne change et aucune  modification n’y survient.  Mais chacun d’eux qui se rapportent aux créatures peut  être  multiple  en qualité  relative aux créatures. Si l’un des Ses attributs concernent les créatures et s’il a plusieurs effets sous le rapport de cette relation, ce rapport ne porte  pas préjudice au caractère unique  de cet attribut. Pareillement, de même qu’Allah Le Très-Haut a créé ces nombreuses espèces  de créatures, de même  IL les protège à tout moment de l’anéantissement. De toute  façon, Lui, IL est unique. Aucun  changement, aucune  modification n’arrive  en Lui. A tout moment et à tous les égards, chaque créature a besoin de Lui. Mais Lui, IL n’a besoin de personne, de rien.
2– Le deuxième pilier  de la foi, c’est «croire  en Ses Anges». Ange (melek  en turc, malak en arabe) veut dire envoyé, messager ou puissance. Les anges sont des corps. Mais ils sont gracieux, purs, plus éthérés que l’état gazeux. Ils sont lumineux,  spirituels.  Car, ils sont créés de lumière  (nour). Ils sont vivants. Ils sont raisonnables, intelligents. Les maux spécifiques  aux hommes  n’existent  pas chez les anges. Ils peuvent prendre toutes  les formes. De même que les gaz qui prennent la forme  ou la phase  liquide  et solide prennent une forme quand ils sont en état solide, de même les anges peuvent prendre  de  belles  formes.   Les  anges  ne  sont  pas  d’âmes  ou d’esprits séparés  de grands  hommes.  Les chrétiens supposent que les anges  sont  pareils  à des  esprits.  Ils ne  sont  pas  immatériels comme l’énergie et la puissance.  Quelques uns des anciens philosophes les supposaient ainsi immatériels. Tous les anges sont appelés  “Malâika”. Les anges furent créés les premiers parmi tous les vivants. C’est la raison pour laquelle,  il est commandé de croire en eux avant  de croire  en livres sacrés.  Et  le rang  des Livres est avant  les Prophètes. C’est dans cet ordre  que le Qur’ân  al-karîm énumère à ce que l’on doit croire.

«C’est de cette manière qu’on doit avoir la foi en les anges: Les anges sont les créatures et les serviteurs d’Allâhu ta’âlâ. Ils ne sont pas  Ses associés.  Ils ne  sont  pas  Ses filles. Les  mécréants et  les associateurs, polythéistes (kafir  et mushrik) ont cru ainsi. Allâhu ta’âlâ  aime  tous  les  anges.  Ils obéissent aux  ordres  d’Allah  Le Très-Haut. Ils ne commettent pas de péchés. Ils ne se révoltent pas contre  les commandements d’Allah  Le Très-Haut. Tout  ange est asexué,  par  conséquent Ils  ne  sont  ni  mâle,  ni  femelle.  Ils  ne s’accouplent pas, ils ne se marient pas. Ils n’ont jamais d’enfants. Ils ont  la vie; ils sont  vivants.

Quoiqu’un rapport d’Abdullah ibn Mas’ûd (radiallahu anh)  indique  qu’une  partie  des anges ont des enfants  et qu’Iblîs  (Satan) et djinns  en sont  nés, la réponse à ce sujet  est  écrite  d’une  manière détaillée dans  des  livres.  Quand Allâhu  ta’âlâ  a révélé  qu’IL  créerait les êtres  humains,  alors  les anges ont demandé: “O Seigneur, allez vous créer les créatures qui corrompront  le  monde   et  qui  verseront  du  sang?”   De  telles questions appelées “Dhalla” des anges ne portent pas préjudice au fait que les anges sont innocents.

De toutes  les créatures, les anges sont les plus nombreux. Leur nombre n’est connu  qu’Allah  Le Très-Haut. Il n’y a pas de place vide dans les cieux où les anges ne soient  pas en adoration. Tout l’espace,   les   cieux   sont   pleins   d’anges   qui   sont   en   rukû’ (inclination) ou en sajda  (prosternation). Les anges exercent des fonctions,  ils ont des rôles et de devoirs dans les cieux, sur la terre, dans  l’herbe,  sur les étoiles,  dans  les êtres  vivants,  dans  les êtres inanimées, dans  les gouttes  de pluie,  dans  les feuilles des arbres, dans chaque  molécule,  dans chaque  atome,  dans chaque  réaction, dans   chaque   mouvement  et  en  tout.   Ils  exercent  les  ordres d’Allâhu ta’âlâ en tout lieu. Ils sont des intermédiaires entre  Allâh Le Très-Haut et Ses créatures. Certains anges sont les supérieurs des  autres.  Certains de  ceux-ci  transmettent des  messages  aux prophètes. Certains apportent de bonnes  idées ou des pensées  ou des sentiments généreux au cœur humain; cela s’appelle l’“inspiration”. Certains ignorent les êtres  humains  et toutes  les créatures. Ils sont extasiés devant  la beauté d’Allâh Le Très-Haut. Chaque ange a une certaine place qu’il ne quitte  pas. Certains ont deux ailes et certains  quatre ou plus. [De même que les ailes d’un oiseau  et celles d’un avion  sont  partie  intégrante de leur  propre structure et ne se ressemblent pas, de même  les ailes des anges sont  partie  intégrante de leur  propre structure. Quand l’homme entend le nom  d’une  chose  qu’il ne connaît  pas ou qu’il n’a pas vue, il établit  une ressemblance et il pense qu’il s’agit de la même chose qu’il connaît; et il se leurre  ainsi, il tombe  dans l’erreur.  Les anges ont des ailes; nous y croyons vraiment, mais nous ne savons pas comment elles sont.  Toutes  les figures,  images  et icônes  des femmes  ailées  dans  les églises, publications et films représentées comme anges sont toutes  fabuleuses, apocryphes, imaginaires, irréelles  et simulacres.  Les musulmans ne dessinent pas de telles images. On ne doit pas prendre ces images affabulées pour  réelle et  on  ne  doit  pas  se laisser  duper  par  les  ennemis].  Les  anges appartenant  au   Paradis   sont   au   Paradis.   Le   nom   de   leur superviseur est “Ridwân” (ou Redouane, Radwane). Les anges de l’Enfer  sont  appelés  “Zabânî” (ou Dhâbanî). Ils sont  chargés  en enfer  de  faire  ce  qu’on  est  ordonné. Comme  la  mer  n’est  pas nocive pour les poissons, le feu de l’enfer ne leur fait pas mal. Les plus  importants  “Zabani”  de  l’enfer   sont   de  dix-neuf   anges gardiens.  Le supérieur de ceux-ci est “Mâlik”.

Les anges qui sont chargés d’enregistrer, d’écrire tous les actes de tous les gens sont nommés  “Kirâman Kâtibîn” (anges  scribes) ou “anges  Hafazah”. Le nombre de ces anges est de quatre dont les deux viennent la nuit, les deux autres  pendant la journée. Il est dit aussi que les anges hafazah  sont différents des anges kirâman kâtibîn.  L’ange du côté droit  de l’homme  est supérieur à celui de gauche  et  enregistre les bons  actes  et  les prières.  Celui  du  côté gauche  note  les mauvais  actes de l’homme.  Il y a aussi des anges qui châtient et interrogent les mécréants et les musulmans désobéissants  dans   la  tombe.   Les  anges   interrogateurs  sont nommés   “Munkar  et  Nakîr”.  Les  anges   qui  interrogent  les croyants  (mu’min)  sont nommés  “Mubashshir” et “Bashîr”.

Les anges  ont  de la supériorité sur les uns les autres.  Allahu ta’âlâ  les a hiéararchisés. Le nombre des plus gradés,  autrement dit,  des  anges  supérieurs (archanges) est  de  quatre: le  premier Archange est Hadrat Jabrâil (Gabriel ou Jibrîl ou Djibrîl) “alaihisalâm”.  Il est chargé  de transmettre le Wahy  (révélation) aux Prophètes, aux Messagers et de rapporter les commandements et  les prohibitions. Le  second  est  Hadrat İsrâfîl  “alaihissalâm”, chargé  de  souffler  dans  la  trombe appelée “Sûr”  (le  jour  du jugement dernier). Il soufflera  deux fois dans la trombe (Sûr). Au premier souffle, tous les vivants mourront sauf Allâhu  ta’âlâ. Au deuxième souffle, ils ressusciteront tous. Le troisième Archange, c’est  Hadrat Mîkâîl  (Michael  ou  Michel)  “alaihissalâm”.   Il  est chargé  du  ravitaillement de  la  terre   en  eau,  en  nourriture, en végétation, de faire évoluer  le monde,  d’organiser le bon marché, le coût  de la vie, la pénurie et l’abondance [de faire  l’évolution économique, de faire  évoluer  la prospérité et le bien-être] et de mettre la  matière en  mouvement. Le  quatrième Archange est Hadrat Azrâîl  “alaihissalâm”.  Il est chargé  de recueillir  l’ame des êtres humains,  en d’autres  termes,  d’ôter la vie des êtres humains.

[En  persan,  le  souffle  vital  (jân)  est  équivalent du  mot  “âme” (ruh)].  Hormis  ces  quatre  Archanges, il en  existe  aussi  quatre groupes  gradés: le nombre des anges nommés  “Hamalat al-Arsh” (du  Trône) est  de  quatre. Ils seront  huit  à la Résurrection. Les anges  de  la Présence Divine  sont  nommés  “Moukarrabûn” (les Rapprochés); et les Anges du supplice sont nommés “Karûbiyûn”; et les Anges  de la miséricorde sont nommés  “Rûhâniyûn”. Tous ceux-ci sont les plus gradés des anges. Ils sont plus élevés que tous les êtres humains  excepté  les Prophètes “’alaihimu ’s-salawâtu wa
’t-taslîmât”.   Sulahâ   (pieux)   et   awliyâ   des   musulmans  sont supérieurs que les anges inférieurs. Et les anges inférieurs, autrement  dit  le  commun   des  anges   sont   supérieurs  que   le commun  des musulmans, c’est-à-dire, que les musulmans désobéissants et pervers.

Quant aux mécréants, ils sont plus bas que toutes  les créatures. Au premier souffle  dans la trombe du jour du jugement dernier, tous  les anges  excepté  les quatre Archanges et  anges  du  Trône seront   anéantis.  Ensuite,  les  anges   du  Trône   et  les  quatre Archanges seront  anéantis. Mais,  ceux-ci ressusciteront avant  le deuxième  souffle  dans  trombe.  Et  au  second   souffle  dans  la trombe, tout  d’abord,  tous les anges ressusciteront. Par conséquent, comme ces anges sont créés avant tous les vivants, ils seront  anéantis après eux.

3– Le troisième pilier  de la foi (imân),  c’est de croire  en Ses Livres  révélés;  Allâhu   ta’âlâ  a  révélé   ces  Livres  divins  à  Ses Prophètes par l’intermédiaire de l’ange, à travers  les soufflements à l’oreille aux uns ou à travers les tablettes aux autres ou en faisant ouïr  directement aux autres,  sans l’intermédiaire de l’ange. Tous ces Livres sont de la Parole  (kalâm) d’Allah Le Très-Haut. Ils sont de toute  éternité, ils sont prééternels et post-éternels. Ils ne sont pas de créatures. Ils ne sont  pas les dits, les paroles  propres aux Prophètes ou aux anges. La parole  d’Allah Le Très-Haut n’est pas comme   le  langage   que   nous   imaginons,   nous   utilisons,   nous écrivons  ou  nous  disons.  En  d’autres   termes,   ce  n’est  pas  de langage  verbal,  écrit ou gardé  dans la mémoire. Cette  Parole  n’a pas de lettres,  n’a pas de sons. L’être humain  ne peut pas saisir, ni comprendre comment est  Allah  Le  Très-Haut, ni Ses attributs. Cependant, les êtres  humains  peuvent lire, garder  en mémoire et écrire  cette  Parole.  Elle  devient  hadith  (contingence) quand  elle avec nous. Car, la Parole d’Allah Le Très-Haut a deux aspects: elle est créature (mahlûq) et hadith  (contingente) quand  elle est avec les être  humains;  elle est prééternel et immuable (qadîm) quand elle est considérée comme la parole  d’Allah Le Très-Haut.

Tous les Livres révélés  par Allâhu  ta’âlâ sont vrais et corrects. Il n’y a jamais de mensonges et d’erreur. Bien qu’on dise qu’il est jâiz (possible) qu’IL pardonne alors qu’IL disait qu’IL punirait et qu’IL châtierait, cela dépend de Sa Volonté ou des conditions que nous ne connaissons pas. Ou bien, cela signifiait qu’IL pardonne le châtiment que méritait le croyant.  Ce n’est pas un mensonge s’IL pardonne, parce  que  la  parole   qui  rapporte la  punition ou  le châtiment n’est pas une communication à faire. Quoiqu’il  ne soit pas jâiz (possible) qu’IL n’accorde  pas de récompenses promises, il est jâiz (possible) qu’IL pardonne. Le raisonnement et les âyat al-karîma (versets) le démontrent ainsi.

Il faut interpréter les âyat al-karîma et hadith  al-sharîf en leur sens littéral  s’il n’y a pas un inconvénient. Il n’est pas convenable de  leur  attribuer  d’autres   significations   similaires   à  leur  sens littéral.   [Le  Coran   al-karîm   et  hadiths   al-sharîfs   sont  dans  le langage  Quarysh;  autrement dit, ils sont en dialecte  et lexicologie qurayshite, en bref, en langue  arabe  de Quraysh. Il faut attribuer aux mots leur sens littéral du vocabulaire de mille quatre cents ans avant  utilisé  en Hedjaz.  Il n’est pas valable  de les interpréter ou traduire avec les sens actuels  variés au cours du temps]. Il y a des sens cachés incompréhensibles dans les âyat al-karîma (versets  du Qur’ân   al-karîm)  appelés   «Mutachâbihât»  (versets   ambigus). Allah  Le Très-Haut seul sait leur sens vrai de ces versets; et aussi des  élus  pieux  et  vertueux exceptionnels auxquels  on  a  donné «’Ilm  laduni»  (Science  venant d’auprès d’Allah Le Très-Haut) peuvent les comprendre dans la mesure  où on leur en a accordé. Personne  d’autre   ne  peut   les  concevoir.   C’est  la  raison   pour laquelle,  il faut avoir la foi en ces âyats mutachâbih, croire  qu’ils sont de la parole  divine mais il ne faut pas s’occuper de raisonner sur leur sens. Les savants  de l’école “Ach’ari” ont  rapporté qu’il était permis (jâiz) de faire ta’wil (d’interpréter) tels âyats brièvement ou de façon détaillée. Ta’wil (interprétation) veut dire choisir  celui  qui  n’est  pas  connu  parmi  les différents sens  d’un lexique. Par exemple,  sur l’âyat al-karîma (verset) dans la sourate “La  main d’Allah  est au-dessus  de leurs mains”,  qui est la parole même  d’Allâhu  ta’âlâ, nous devons  dire: “J’ai cru à ce qu’Allâhu ta’âlâ veut dire par ceci”. C’est la meilleure façon de dire: “Je ne peux pas en comprendre la signification; Allâhu  ta’âlâ seul le sait” ou de dire “la science d’Allâhu  ta’âlâ est différente de la nôtre.  Sa volonté  ne ressemble pas à notre  volonté.  Donc  la main d’Allâhu ta’âlâ  n’est pas comme  les mains  de Ses serviteurs humains,  Ses créatures humaines”.

Dans  les  livres  qu’Allâhu ta’âlâ  a révélés,  soit  seulement la prononciation soit seulement le sens ou tous les deux de certains âyats  ont  été  “abrogés” (nash),   changés  par  Allâhu   ta’âlâ.  Le Qur’ân al-karîm a aboli tous les Livres, a abrogé leur validité. Il n’y a  et  il n’y aura  jamais,  jusqu’au  Dernier Jour,  aucune   erreur, aucune  lacune,  aucune  absence,  aucun  excès  dans  le Qur’ân  al- karîm.  Toutes   les  sciences  passées  et  futures   existent   dans  le Qur’ân  al-karîm.  C’est pourquoi, il est plus valable,  plus précieux que  tous  les Livres célestes,  Livres divins. Le plus grand  miracle (mujiza)  de Rasûlullah (sallallahu alaihi wa sallam)  est le Qur’ân al-karîm.  Si tous les êtres  humains  et les djinns s’assemblaient et essayaient  de  dire  quelque  chose  semblable  à  la  plus  courte sourate du Qur’ân  al-karîm,  ils n’en seraient pas capables.  En fait, les  rhétoriciens,  les  poètes   éloquents, rhéteurs  et  célèbres   de l’Arabie se sont réunis, mais à la fin de durs efforts, ils n’ont pas pu dire quelque chose semblable à un verset  (âyat)  le plus court.  Ils n’ont  pas pu affronter le Qur’ân  al-karîm.  Stupéfaits,  ils se sont affolés.   Allah   Le   Très-Haut  rend   les   ennemis   de   l’Islâm impuissants et  battus   face  au  Qur’ân   al-karîm.   La  rhétorique, l’éloquence,   l’élocution   du  Qur’ân   al-karîm   sont  au-dessus   du pouvoir humain. Les êtres humains sont incapables de dire comme il dit. Les âyats  (versets) du Qur’ân  al-karîm  sont  dissemblables aux genres en vers et en prose non rythmée et en vers ou en prose métrique et aux énoncés  rimés des êtres  humains.  Néanmoins, le langage du Qur’ân al-karîm  est des mêmes lettres qu’utilisaient les littéraires en Arabie.
Le nombre des Livres célestes révélés que nous connaissons est de cent quatre. Parmi eux, dix souhouf  (feuillets) révélés  à Âdam alaihissalâm; cinquante souhouf à Shît alaihissalâm; trente souhouf à Idrîs (Hénoch) alaihissalâm; dix souhouf  à Ibrâhim (Abraham) alaihissalâm;  la  Torah   (l’Ancien   Testement)  révélé   à  Mûsâ (Moïse)   alaihissalâm; Zabûr  (les  psaumes)  à  Dâwûd   (David) alaihissalâm;  l’Injîl  (l’Evangile,   le  Nouveau  Testament)  à  Isâ (Jesûs)  alaihissalâm. Et  le Saint  Coran  (Qur’ân al-karîm) a été révélé à Muhammad alaihissalâm.
Quand l’homme  veut  ordonner ou interdire ou demander ou informer quelque chose, sa mémoire avant tout prépare un processus   de  réflexion.   Cette   réflexion   est   d’une   parole   à l’intérieur de soi; en d’autres  termes  c’est la parole  que l’on pense en  soi. Ces  paroles  internes ont  un  sens  et  elles  sont  nommées “kalâm nafsi”  (parole interne). Ces paroles  n’ont  pas de langue mais  elles  ont  un  sens.  La  prononciation de  ces  paroles   dans diverses langues n’engendre pas une divergence de sens, de signification. Et on ne peut pas nommer ces sens comme le persan, l’arabe  ou le turc.  Et  quand  cette  parole  est prononcée avec un son,  une  voix audible,  autrement dit  quand  elle  est  explicative, quand  elle prend  la forme  d’une expression  phonique, c’est alors “Kalâm lafdhî”  (parole externe). Kalâm  lafdhî peut  être  exprimé en différentes langues.  Donc,  Kalâm  nafsî est un attribut propre, invariable et  distinct  qui existe  chez  celui qui possède  la parole comme les autres  attributs tels que le savoir, la volonté,  le discernement, etc.  Quant au  Kalâm  lafdhî,  c’est  un  groupe   de lettres  que l’on prononce avec un son, une voix et qui est audible. Kalâm  lafdhî  (la parole  externe) exprime  kalâm  nafsî (la parole interne). Ainsi,  la  Parole  d’Allah  Le  Très-Haut est  une  parole (kalâm)  prééternelle  et  post-éternelle;  en  d’autres   termes   Sa parole  est exempte de début  et de fin et n’a pas de ressemblance avec  la  parole   des  créatures. Sa  parole   existe  en  Sa  personne (dhât) et  elle  n’est  pas  créée,  elle  n’est  pas  créature. Il ne  Lui advient  pas de silence ni d’entrecoupement, car la Parole  d’Allah Le Très-Haut n’est pas constituée de lettres  ni de son. Son attribut de la Parole  est distinct de Son Sifât adh-Dhâtiyya et de Son Sifât ath-Thubûtiyya comme Son Attribut de la science ou Son Attribut de la volonté.

L’attribut de la parole  est immuable et simple. Il ne change,  il ne se métamorphose jamais. Il n’a pas de lettres  ni de son. Il n’est pas d’une n’importe quelle langue. Il n’a pas de transformation, ni interruption, ni entrecoupement, ni fragmentation comme être en arabe,  en persan,  en hébreux, en turc  ou en syriaque  ou comme ordonner, interdire, informer etc. Il ne prend  pas de telles formes. Sa parole  n’est pas une langue.  Elle  n’est pas d’un langage  écrit. Elle n’a pas besoin  des organes  ou d’instruments comme  langue, l’oreille,  ou  la  mémoire. Elle  peut  être  dite,  exprimée en  une langue  souhaitée. Ainsi, si elle est exprimée en langue  arabe,  on l’appelle  le Saint-Coran (Le  Qu’ân  al-karîm). Si elle  est dite  en hébreux, c’est la Torah  (la Tawrat) et si elle est dite en syriaque, c’est l’Evangile (l’Injîl). [Dans Le livre “Sharh al-maqâsid”[1] il est écrit que si elle est dite en langue grecque  c’est l’Injîl, et si elle est dite en langue syriaque,  c’est le Zabûr (les psaumes).

[1]  [Sharh al-maqâsid fut écrit par Sa’duddîn Taftâzânî, décédé en 792 de l’Hégire [en 1389] à Samarkand.]

La Parole  Divine  (Kalâm  ilâhi) expose  les sujets variés. Si elle relate  des données traditionnelles, des événements, des faits, c’est alors   “Khabar”  (constatif ou  énoncés   constatifs),  sinon   c’est “Inshâ” (performatif ou  énoncés  performatifs). Si elle  désigne ceux  qu’il  faut  faire,  c’est  “Amr” (Ordres). Si elle  énonce  des interdictions, c’est “Nahy” (interdictions). Mais il n’arrive  et il ne saurait  aucun  changement, aucune  modification ni accroissement dans la Parole  Divine. Tous les livres et feuillets révélés par Allah Le  Très-Haut  sont  de  Son  attribut de  la  Parole.   Ils  sont  de l’attribut de la Parole,  en d’autres  termes  ils sont de kalâm  nafsî. Quand l’expression  de l’attribut de la parole  est en langue  arabe, c’est alors le Qur’ân  al-karîm.  La révélation (vahy)  descendue en lettres  et en vers et qui peut  être  transcrit, qui s’entend  et qui est prononçable  et  audible   et  qui  peut   être   récité   par  cœur  est nommée “Kalâm lafdhî” (parole externe) et le “Qur’ân al-karîm”. Et  comme  ce  Kalâm  lafdhî  désigne  le  Kalâm  nafsî,  il est  jâiz (possible) de l’appeler  Kalâm  ilâhî (Parole Divine)  et Sifât ilâhî (Attribut Divin). De même que l’ensemble est appelé le Qur’ân al- karîm de même ses parties  sont appelées le Coran.
Les savants  du droit  chemin  rapportent unanimement que  le Kalâm  nafsî (la Parole  interne) est incréé,  autrement dit, il n’est pas créé ni créature, mais qu’il est prééternel et immuable. Or, il n’y a pas d’unanimité sur le Kalâm  lafdhî (la Parole  externe) s’il n’est  pas  hadith  (contingent) ou  qadîm  (prééternel). Parmi  les savants qui ont rapporté que kalâm lafdhî (la parole  externe) était de hadith  (contingence), quelques’  uns ont dit qu’il ne fallait pas dire  que  kalâm   lafdhî  était   hadith   (contingent);  car,  si  on  la nommait comme  hadith,  il y aurait  la  probabilité du  risque  de penser  que kalâm  nafsî était  du hadith  (de la contingence). Et ce dernier était  un commentaire correct  à ce sujet. L’esprit  humain perçoit  spontanément la  signifiée  dès  qu’il  entend le  signifiant. Cette  expression  des  savants  Ahl  sunna  qui  déterminent que  le Qur’ân  al-karîm  est hadith  (contingence), dénote que  les voix et les mots lus et prononcés par la bouche  sont makhlûq (créés).  Les savants Ahl sunna ont rapporté unanimement que le Kalâm lafdhî et  aussi le Kalâm  nafsî sont  tous  de  la Parole  d’Allah  Le  Très- Haut.   Dire  que  le  Kalâm  nafsî  (parole interne)  est  la  Parole Divine,  cela signifie que  c’est l’Attribut de la parole  d’Allah  Le Très-Haut, quoique quelques-uns parmi  eux aient  essayé de l’interpréter métaphoriquement. Dire que le Kalâm lafdhî (parole externe) est la Parole  Divine, cela signifie qu’Allah  Le Très-Haut est Son Créateur.

Question: D’après  ce qui est cité ci-dessus,  on comprend que l’on n’entend pas la parole d’Allahu ta’âlâ qui est éternelle. Quand on dit que l’on a entendu la parole  divine, cela voudrait dire que l’on  a  entendu avec  les  sons,  voix  et  les  mots  prononcés, en d’autres  termes  l’expression  phonique. Ou  bien,  cela  signifierait que l’on a compris  les voix prononcées et le Kalâm  nafsî (parole interne) qui  est  prééternel. Tous  les  Prophètes, même  tout  le monde  sont capables  de l’entendre de ces deux façons. Alors, quel est le motif de distinguer Mûsâ (Moïse)  alaihissalâm  comme “Kalîmullah” (Celui à qui Allah parle)?

Réponse: Mûsâ (Moïse)  alaihissalâm  a entendu d’une manière à l’exception  de la loi divine la parole  divine prééternelle qui est sans lettre  ni son, en d’autres  termes  le kalimatullah prééternel (le Verbe   d’Allah).   Il  L’a  entendu d’une  manière indéterminable comme Allah Le Très-Haut sera vu d’une manière insaisissable  et indéterminable au Paradis.  Personne d’autre  n’a entendu de cette manière. Ou  bien,  il a entendu verbalement la Parole  divine  (le Verbe  d’Allah); mais cette ouïe n’était pas seulement par l’oreille, et ainsi, toutes  les molécules  de son corps peut-être L’ont entendu de toutes  les directions. Ou bien il L’a entendu seulement du côté de l’arbre; mais cette ouïe n’était pas sonore  ni avec des vibrations de l’air ni d’autres  faits. Comme  il L’a entendu par  l’un de trois moyens  il était  honoré d’être nommé  “Kalîmullah”. L’audition et la  réception de  la  Parole   divine  par  Muhammad alaihissalâtu wassalâm pendant la nuit du Mi’raj (ascension) et l’audition  de la Parole  divine  par  Jabrâil  alaihissalâm  pendant la réception des révélations (vahy) aussi était de cette manière.
4 – Le quatrième pilier indispensable de la foi c’est croire  aux Prophètes et Messagers  d’Allâhu  ta’âlâ.  Ils ont  été  envoyés  aux gens  pour  leur  montrer le  droit  chemin,  pour  inviter  les  êtres humains  à suivre la voie qu’Allah  Le Très-Haut aime et pour  les guider sur le droit chemin. Roussul (pl. du mot rassoul) signifie les Envoyés,  les Messagers.  Dans  le dictionnaire, ce mot  signifie le messager,  l’annonciateur, l’avertisseur   ou  la  personne envoyée. “Rassoul” en  Islâm  veut  dire  la  personne de  grande  valeur  et respectée de qui la nature, le caractère, la science et l’intelligence sont  au-dessus  de tous  les gens  de son  époque. L’Envoyé  ou  le Messager  n’a aucun trait de mauvais caractère, de manières détestables. Les  prophètes ont  l’attribut de  “Ismat” (la  toute pureté  et   protégé  de  l’erreur).  En   d’autres   termes,   ils  ne commettent aucun  péché,  grand  ou  petit,  ni  avant  ni  après  la réception  de  révélation.  [Les  mécréants  qui  veulent   démolir l’Islâm insidieusement de l’intérieur disent que Muhammad alaihissalâm  sacrifiait  des  victimes  aux  idoles,  aux  statuts  avant être  révélé  le  Messager,  et  comme  argument, ils donnent leur référence aux  ouvrages   écrits  par  les  hérétiques qui  nient  les quatre madhabs. Or, il est clair par ces lignes citées ci-dessus que toutes  leurs  basses  calomnies  ne  sont  que  des  mensonges]. Les Prophètes n’ont aucun défaut  physique comme la cécité, la surdité et les semblables après la réception de la révélation de la noubouwwa (la  Prophétie) jusqu’à  la diffusion  de  sa révélation prophétique.  Il  faut   croire   que   chaque   Messager   avait   sept qualités:  Amânat (confiance), Sidq  (véracité, sincérité), Teblîgh (diffusion  du message),  Adâlah (justice),  Ismat  (pureté), Fatânah (intelligence supérieure)  et  Amn’ul-azl   (sûreté de  ne  pas  être destitué de la Prophétie). Fatânah ou Fatânat veut dire la perspicacité, la sagacité et être d’une intelligence supérieure.

Un  Prophète envoyé  avec  une  nouvelle   religion  est  appelé “Rassoûl”  (Messager). Le  prophète, le  messager  qui  n’est  pas envoyé avec une nouvelle religion et qui invite les gens à la religion précédente est  appelé  “Nabî”. Il n’y a pas  de  différence entre Rassoul   et  Nabî  en  ce  que  concerne la  diffusion  du  message d’Allahu  ta’âlâ et l’invitation  des gens à Sa religion.  Avoir  la foi aux Messagers  signifie avoir  la croyance  qu’ils sont  tous  fidèles, véridiques, loyaux sans faire discrimination entre  eux. Quiconque ne croit pas à l’un d’eux veut dire qu’il n’en croit à aucun.

Nubuwwa, c’est-à-dire la Prophétie ne peut pas être acquise ou obtenue ou saisie en travaillant durement, en souffrant de faim ou de soif ou d’inconfort ou en pratiquant beaucoup de prières,  de dévotions. C’est  seulement par  la faveur  et  le choix  d’Allah  Le Très-Haut qu’on  le  devient.   Les  religions  ont  été  révélées   et transmises par l’entremise des Prophètes afin que les gens règlent leur vie, affaires mondaines et de l’autre monde  et qu’elles soient utiles et que les gens soient  évités des actes nocifs et qu’ils soient atteints le salut, le droit  chemin  et le bonheur. Si nombreux que fussent   leurs   ennemis   qui   se  moquaient  d’eux   et   qui   les affligeaient, les Prophètes n’en jamais eu peur, n’ont jamais hésité de transmettre, délivrer  aux gens les ordres  d’Allâh Le Très-Haut qui concernent la croyance  et la pratique. Allah  Le Très-Haut a renforcé et protégé Ses Prophètes avec les miracles (mu’jiza) pour montrer  qu’ils  étaient  fidèles  et  véridiques,  c’est-à-dire   qu’ils disaient  la vérité.  Personne n’a pu  s’opposer  à ces miracles.  La communauté d’un Prophète est appelé  Son “Umma”. Au jour du Jugement Dernier, les Prophètes seront  autorisés à intercéder en faveur de leur umma’, particulièrement en faveur des pécheurs qui ont  des péchés  graves  et leur  intercession sera  acceptée. Allâhu ta’âlâ leur permettra aussi d’intercéder pour  les savants,  les pieux et les saints  (pour  ‘ulamâ, sulahâ’  et awliyâ)  parmi  leurs  ‘umma (communauté) et leur  intercession sera  acceptée. Les Prophètes “’alaihimu’s-salawâtu wa ’t-taslîmât” sont en vie dans leur tombe, laquelle  nous ne connaissons pas. La terre  ne décompose pas, ne putréfie pas  les corps  bénis  des  Prophètes. C’est  la raison  pour laquelle, il est dit dans le hadîth sharîf: “Les Prophètes sont vivants dans  leurs  tombes   où  ils  se  tiennent en  prière   et  ils  font  le pèlerinage (haj)”.

[Aujourd’hui,  des  gens  appelés   Wahhâbî  (Wahabites)  en Arabie  ne  croient   pas  à  ces  hadiths   sharîf.  Ils  nomment  les musulmans qui croient  en ces hadîths  comme mécréants. Ils interprètent d’une  manière erronée les nass (bases  scripturaires) ambigües,    ainsi   ils   deviennent   des   “gens    de   la   Bid’ah” (innovateurs en religion)  quand  bien même  ils ne deviennent pas mécréants. Ils portent gravement préjudice aux  Musulmans.  Le Wahhabisme a été fondé par un idiot de Najd appelé  Muhammad bin Abd’alWahhab. Hempher, un agent britannique l’a leurré avec les idées  aberrantes d’Ibn  Taymiyya[1].  Et  Il fut propagé partout, chez les turcs  et autres  peuples  par  le moyen  des ouvrages  d’un Égyptien nommé  Abdouh [2]

[1]  Ibn Taymiyya est mort en 728 de l’Hégire [en 1328] à Damas.
[2]  Muhammad Abdouh  est  mort  en  1323  de  l’Hégire  [en  1905]  en Egypte.

Les savants  Ahl Sunna  ont démontré dans  des  centaines  de  livres  que  ceux-ci  n’étaient  pas  d’une cinquième madhab (école),  mais un groupe  d’hommes  hérétiques et déviés.  Ce sujet  de Wahabisme fut expliqué  en détail  dans les livres  “Endless  Bliss”   et  “Advice  for  the  Muslim”  (Hakîkat Kitâbevi  Publications). Puisse  Allâhu  ta’âlâ  protéger les  jeunes hommes  de religion  de prendre le chemin  du Wahhabisme tracé par  les Britanniques, et Puisse-t-IL ne pas faire  dérailler, ne pas éloigner  du  bon  chemin  des  savants  Ahl  Sunna  loués  par  des Hadîths sharîf!].
Quand les yeux bénis des Prophètes “alaihimu’s-salâm” dorment, leurs yeux du cœur ne dorment pas. Tous les Prophètes sont égaux dans l’accomplissement de leur mission de Prophétie et dans  la possession  de l’excellence  de la Prophétie. Ils possèdent tous les sept qualités citées ci-dessus. Ils ne sont jamais destitués ou révoqués de la Prophétie. Cependant, l’awliyâ peut  être  destitué de la Wilâya. Ils sont tous des êtres humains; les anges et les génies ne peuvent pas être les Prophètes des êtres humains.  Les anges et les génies  ne  peuvent pas  atteindre le rang  d’un  Prophète. Les Prophètes ont de la prééminence, de l’honneur et de la supériorité l’un sur l’autre. Par exemple,  Muhammad alaihissalâm, le dernier Prophète est  supérieur à tous  les Prophètes sous  le rapport des supériorités comme la multiplicité de sa communauté (umma) et la grandeur des  contrées où  il  fut  envoyé,  la  propagation de  sa science  (ilm)  et  de  ses  connaissances (marifa)  sur  les  grandes étendues, la pluralité et la perpétuité de ses miracles et la présence des bénédictions et des faveurs propres aux prophètes. Les Prophètes “Ulu’l-azm”  (Doué de fermeté) sont supérieurs à ceux qui ne le sont pas, et les Rassouls aux Nabî qui ne sont pas rassouls.

Le nombre des Prophètes “’alaihimu’s-salawâtu wa ’t-taslîmât” n’est pas connu. On sait qu’ils sont plus de cent vingt quatre mille. Parmi eux, trois cent treize ou trois cent quinze sont Rassûls. Et les six  parmi  ceux-ci  sont  plus  élevés.  Ils  sont  appelés   Prophètes “Ulu’l-azm” (doués  de fermeté). Ces Prophètes “Ulu’l-azm”  sont: Âdam  (Adam), Nûh  (Noé),  İbrâhîm (Abraham), Mûsâ  (Moïse), Îsâ (Jésus)  et Muhammad Mustafa  (aleihimussalâtu wassalâm).

Les trente trois suivants parmi les Prophètes sont célèbres.  Ce sont:  Âdam   (Adam),  Idrîss  (Hénoch),  Shit,  Nûh  (Noé),   Hûd (Héber), Sâlih (Shélah), Ibrâhîm (Abraham), Lût (Loth), Ismâ’îl (Ismaël), Ishâq  (Isaac),  Ya’qûb  (Jacob), Yûsuf  (Joseph), Ayyûb (Job),  Chu’ayb  (Jethro), Mûsâ  (Moïse),  Hârûn (Aaron), Khedr, Yûsha’ ibn Nûn (Joshua), Ilyâs (Élie), al-Yâs’a (Êlisée), Dhû’l-Kifl (Êzéchiel), Sham’on,  Ishmoïl,  Yûnas  ibn  Metâ  (Jonas), Dâwûd (David), Sulaymân  (Salomon), Luqmân, Zakarîyâ (Zacharie), Yahyâ  (Jean-Babtiste), Uzair  (Esdras), Îsâ ibn Maryam  (Jésus), Dhul-qarnayn et Muhammad (Mahomet, Muhammed) alaihi  wa alaihimussalâtu wassalâm.
De ces Prophètes, seulement les noms de vingt huit d’entre  eux sont  mentionnés dans le Qur’ân  al-karîm.  Les noms de Shit, d’al Khedr,  de Yûsha  (Joshua), de Cham’on  et d’Ishmoïl n’y sont pas cités.  Il  n’est  pas  très  clair  si  Dhul-qarnayn,  Lukmân,  Uzair (Esdras) et al-Khedr sont prophètes ou non. Il est écrit à la trente- sixième lettre du second volume du livre “Maktûbât-al- Ma’thûmiyya” que  les  rapports authentiques citent  que  Khedr alaihissalâm  était  un Prophète. Il est écrit  aussi à la cent-quatre- vingt-deuxième lettre  que “l’apparence de Khedr  alaihissalâm  en guise d’homme  et sa besogne  de temps en temps ne désignent pas qu’il est en vie. Allah  Le Très-Haut a autorisé à son esprit  et aux ceux de plusieurs Prophètes et walîs (awliyâ) à apparaitre en guise d’homme.  Les voir ne signifie pas qu’ils sont  en vie”. Le second nom de Dhû’l-Kifl (Êzéchiel) alaihissalâm  Harqil. On dit aussi que Dhû’l-Kifl (Êzéchiel) alaihissalâm  était en vérité Ilyâs (Élie) alaihissalâm  ou Idrîss (Hénoch) alaihissalâm  ou Zakarîyâ (Zacharie) alaihissalâm.

Hadrat Ibrâhîm alaihissalâm  est Khalîlullah (l’ami) parce qu’il n’y avait rien d’autre  que l’amour  d’Allah Le Très-Haut dans son cœur. Hadrat Mûsâ alaihissalâm  est Kalimullah parce qu’il a parlé à Allâhu  ta’âlâ. Hadrat Îsâ (Jésus)  alaihissalâm  était Kalimatullah (le Verbe  d’Allah Le Très-Haut) parce qu’il n’avait pas de père. Il est né de sa mère  sur le Verbe  Divin  injonctif  “Soit”  (kun).  En outre,  il prêcha  en délivrant aux gens les paroles  d’Allâhu  ta’âlâ pleines de sagesse divine.

Muhammad  aleihissalam, le  supérieur, le  plus  élevé,  le  plus honorable, le plus précieux  des êtres  humains  et la raison  d’être créées  des  créatures, est  Habîbullah (l’Aimé  d’Allah  Le  Très- Haut). Il existe de nombreuses évidences  prouvant sa grandeur, sa supériorité et qu’il est Habîbullah (l’Aimé d’Allah). C’est la raison pour laquelle  on ne peut pas utiliser des mots comme “être battu” ou  “subi  une  défaite” à propos  de  lui. A  la Résurrection, il se relèvera le premier de sa tombe  et avant  tout  le monde.  Il ira le premier au lieu du rassemblement (mahshar). Il entrera au Paradis avant  tout  le monde.  Ses miracles  sont  innombrables; l’homme n’est pas en mesure de les compter; quand bien même, allons agrémenter notre  livre en rédigeant son miracle de Mi’râj (ascension):

Alors  qu’il dormait dans  son lit à la Mecque,  que  Rasûlullah “sallallahu taâlâ alaihi wa sallâm” fut réveillé et fut emmené physiquement de la Mecque  vers la Mosquée al-Aqsâ  à Quds  al- sharîf (Jérusalem) et par-là aux cieux et à travers  les sept cieux, il fut amené  aux espaces  déterminés par Allah  Le Très-Haut. C’est ainsi qu’il faut  croire  au Mi’râj que  cette  ascension  est effectuée par le corps béni. [Ceux qui sont sur la voie aberrante d’Ismâîlî et les ennemis  de  religion  déguisés  en  savants  islamiques  essayent d’abuser  les jeunes  gens en disant  que le Mi’râj n’était  qu’un état d’esprit et qu’il fut réalisé non physiquement mais spirituellement. Nous  ne  devons  faire  attention à  ces  tels  livres  et  expressions corrompus et nous ne devons  pas nous laisser abuser  par ceux-ci. Il y a des rapports détaillés  sur le Mi’râj dans de nombreux livres
précieux,  notamment dans  le livre “Shifâ  al-sharif”[1].

[1]  Qâdi  ‘Iyad  al Mâlikî, l’auteur  du livre al-Shifâ est décédé  en 544 de l’Hégire [en 1150] à Marrakech.

Il y a aussi d’informations détaillées à ce sujet dans le livre “Endless Bliss”]. De la Mecque à “Sidrat-al muntahâ” (le Lotus de la limite ultime), Rasûlullah “sallallahu  taâlâ  alaihi  wa  sallâm”  fut  amené   avec Hadrat  Gabriel (Jibrîl  alaihissalâm). Sidrat-al   muntahâ est  un arbre  immense  dont  les racines  se situent  au sixième  ciel et son sommet  atteint le septième. Toutes  les ascensions,  toutes  les élévations et toutes  les connaissances ne peuvent pas franchir  ni dépasser ce seuil, ce lotus de confins. Rasûl-  al akram  “sallallahu alaihi wa sallâm” a vu Jabrâîl alaihissalâm (l’Ange Gabriel) sous sa propre forme  réelle  avec ses six cent ailes. Et Jabrâîl  alahissalâm s’est arreté à la frontière de Sidrat-al  muntahâ. Rasûlullah “sallallahu alaihi wa sallâm” fut emmené à partir  de la Mecque  à Quds  al-sharîf  (Jérusalem) sur une monture appelée “al-Buraq”. “Buraq”, une créature blanche  d’une taille plus grande  qu’un âne et plus petite qu’une mule et dont le galop couvrait l’étendue de sa propre vue est une monture merveilleuse du paradis.  Elle n’appartient pas aux animaux  terrestres. Elle n’a pas de sexe. Elle était  rapide  comme  l’éclair. A la Mosquée al-Aqsâ  les Prophètes effectuèrent  la  prière   d’ishâ  ou  de  celle  de  fajr,  guidée   par Rasûlullâh “sallallahu alaihi wa sallâm”. Les esprits des Prophètes furent présents là, sous leur propre forme humaine. L’ascension de Muhammad alaihissalâm  à partir  d’al-Quds  (Jérusalem) aux sept cieux par une échelle  inconnue appelée “Mi’râj” fut effectuée en un moment. Sur le chemin,  les anges alignés à gauche  et à droite glorifiaient Rasûlullah et chantaient ses louanges.  Il s’élevait d’un ciel  à  l’autre  en  compagnie de  l’Ange  Jabraîl   (Jibrîl,  Gabriel) alaihissalâm.   A  l’arrivée   à  chaque   ciel,  Jabraîl   alaihissalâm annonçait et donnait la bonne  nouvelle  de l’arrivée de Rasûlullah. A chaque  étape  il vit un Prophète et le salua. A “Sidra”, il vit de nombreuses choses  étonnantes. Il vit les grâces  du Paradis  et les châtiments de l’Enfer. Il ne regarda aucune  des grâces du Paradis, son regard  ne dévia point et n’outrepassa point en raison du désir ardent de voir la Splendeur d’Allâhu ta’âlâ. Au delà de Sidra, il fit route   seul  parmi  des  nûrs  (lumières). Il  entendit le  bruit  des crayons utilisés par les anges. Il traversa soixante dix mille rideaux. L’espace compris entre  deux rideaux  était semblable à celui d’une route  de  cinq  cent  années.  Puis,  il passa  par  le  Kursî  sur  une monture  appelée  “Rafraf”,  plus  lumineuse  que  le  soleil  et  il parvint  au Trône  Divin  (arsh  al-ilâhi).  Il outrepassa le Trône,  le temps, le lieu, les mondes  substantiels. Il arriva au Rang (maqâm) où il put entendre la Parole  d’Allah Le Tout-Puissant.

Il vit Allahu taâlâ d’une  manière insaisissable  et indéterminable et hors du temps et sans endroit comme IL sera vu dans  l’autre  monde.  Il parla  d’une  manière sans lettres  ni sons à Allahu  taâlâ.  Il glorifia,  il récita  les gloires  et louanges  à Allâhu ta’âlâ.   On   lui   donna   d’innombrables  faveur,   bonté,   dons, générosité et des honneurs. On lui prescrivit,  à lui et à son ‘umma (sa communauté), d’accomplir  cinquante prières  de salât par jour mais cela fut graduellement réduit  à cinq fois par jour par l’intermédiaire de  Mûsâ  alaihissalâm. Jusqu’à  ce moment-là, on accomplissait seulement les prières rituelles du matin et de l’après- midi  ou  celle  de  la nuit.  A  la fin d’un  voyage  si long  et  d’être parvenu  aux  bienfaits   lui  accordés   et  d’avoir  vu,  entendu  et témoigné tant de choses merveilleuses, il redescendit et rentra à la Mecque. Son lit n’était pas encore refroidi. Tout ce qu’on a écrit ci- dessus, c’est rapporté partiellement des âyats karîma  et partiellement des  hadîths   sharîfs.  Bien  qu’il  ne  soit  pas  wâjib (indispensable)  d’y  croire   tout,   ceux  qui  refusent  d’y  croire seraient séparés quand  même de l’Ahl sunna parce que les savants Ahl  sunna  les  ont  rapportés. Et  celui  qui  ne  croit  pas  à  l’âyat karîma  ou aux hadîths  sharîfs devient  infidèle.

Il y a d’innombrables évidences que Muhammad “alaihissalâm” est “Sayyid  al-anbiyâ”. C’est à dire, le plus grand, le  supérieur des  Prophètes  “alaihimu’s-salawâtu wa’t-taslîmât”. Citons-en quelques unes:

Au  jour  du Jugement Dernier tous  les Prophètes s’abriteront sous  l’ombre  de son  étendard. Allâhu  ta’âlâ  prescrivit  à chaque Prophète: [Si vous parvenez à l’époque  où le Prophète est Muhammed  alaihissalâm, Mon  bien-aimé  parmi   les  créatures, croyez en lui et aidez-le]. C’est bien ce que tous les Prophètes ont ordonné le même à leur umma et dans leur dernières volontés.

Muhammad “alaihissalâm” est le Dernier Prophète “Khâtam al-anbiyâ”. Aucun  Prophète ne lui succédera. Son esprit  béni fut créé avant tous les Prophètes. C’est à lui que le statut de nubuwwa fut lui accordé  en premier. C’est avec lui s’est achevé la nubuwwa. Vers  la fin du monde,  à l’époque  de Hadrat Mahdî,  Î’sâ (Jésus) “alaihissalâm” descendra à Damas  mais il se rejoindra à la umma de Muhammad alaihissalâm  et il propagera l’Islâm dans le monde entier.

[Les  aberrants appelés  “Qâdiyânî” ou  “Ahmadî”, lancés  et organisés  par les Anglais  en Inde en 1296 de l’année Hijrî lunaire (en 1880), calomnient, dénigrent et médisent aussi sur Isâ alaihissalâm. Ils détruisent l’Islâm de l’intérieur bien qu’ils prétendent qu’ils sont des musulmans. Il y a une sentence (fatwa) sur ceux-ci rapportant qu’ils ne sont pas musulmans.
Un  autre  groupe  hérétique des  gens  de  bid’a  et  de  renégats apparu en Inde est le groupe  (firqah) appelé  “Jamaat at- tablighiyya”.  Le  fondateur  de  cette   communauté  en  1345  de l’Hégire (en 1926) était un ignorant nommé Ilyâs. Il prétendait que les musulmans étaient déviés  de la voie de l’Islâm et qu’il avait reçu l’ordre  divin dans son rêve de les sauver de cette  aberration. Il  répétait ce  qu’il  apprenait des  livres  écrits  par  ses  maîtres hérétiques nommés   Nazîr  Huseyn,  Rashîd   Ahmad Kankuhî et Khalîl Ahmad Sehâranpûrî. Dans  le but d’abuser  les Musulmans, ils parlaient toujours de l’importance de la prière  de salât, namâz et de la jamâ’a (communauté). Mais en réalité,  aucune  prière  des gens de bid’ah, en d’autres termes, de ceux qui ne sont pas des gens de Sunna ou d’Ahl Sunna n’est pas acceptable. Il faut qu’ils soient des vrais Musulmans en se débarrassant d’abord  d’une  croyance hérétique en  s’instruisant, en  étudiant des  livres  d’Ahl  Sunna. Ceux  qui  mal  interprètent les sens  ambigus  des  versets  dans  le Qur’ân  al-karîm  sont  appelés  “Gens de Bid’ah” (Ahl  bid’ah)  ou “Hérétiques”; et ceux qui attribuent des sens erronés aux versets (âyat  al-karîma) du Qur’ân  al-karîm  selon leurs propres opinions hérétiques  et  perfides,   ces  ennemis   de  l’Islâm  sont   appelés “Zindik” (renégat). Les renégats essaient  d’altérer le Qur’ân  al- karîm (le Coran) et l’Islâm. Et les Anglais, le plus grand ennemi de l’Islâm, les lancent,  les nourrissent et dépensent des millions  de dollars   dans   le  but   de  propager  ces  croyances   égarées.   Les ignorants et ignobles membres de cette  organisation de “Tablîgh- al-jamâ’at”, tombés  dans  les  pièges  des  incrédules britanniques mentent et  abusent les  musulmans en  appelant  eux-mêmes de l’Ahl  sunna  et  en  pratiquant des  prières  rituelles.  Abdullah bin Mas’ud explique  qu’il y aura  des gens qui pratiquent des prières rituelles  de salât  quand  bien  même  qu’ils n’ont  aucune  religion. Ceux-ci  seront   brûlés   éternellement  dans  le  fond  de  l’Enfer. Certains parmi ceux-ci avec les barbes,  leurs toges et gros turbans comme  des  nids  de  cigogne  construits au  sommet  des  minarets abusent les Musulmans en récitent des versets du Qur’ân  al-karîm et en les interprétant d’une manière erronée. Cependant un hadîth sharîf dit: “Innallaha lâ yanzuru  ilâ suwarikum wa siyâbikum  wa lâkin yanzuru  ilâ qulûbikum wa niyyâtikum”, (Allâhu ta’âlâ vous juge  de  vos cœurs  et  de  vos intentions non  sur  vos figures  ou habits).

Un distique  en persan: Kadd-e  buland dâred, destâr pâra, pâra, Chun âshiyân-e laklak, ber kalla-e-minâra.

Les  publications  de  Hakîkat  Kitabevi   et  de  Waqf   Ikhlâs prouvent toujours que les paroles dorées de ces ignorants et de ces sots ne sont que des mensonges;  ils sont incapables de répondre à nos publications; c’est la raison pour laquelle ils prétendent que les publications de Hakîkat Kitabevi ou de Waqf Ikhlâs ne sont pas de livres authentiques ou elles sont  aberrantes et ils recommandent de ne pas lire ces publications. La plus grande  preuve  et le plus grand signe des hérétiques et des renégats, ennemis  de l’Islâm est qu’ils déconseillent aux gens de ne pas lire les savants Ahl sunna et les livres authentiques qui les publient;  de plus, ils les stigmatisent avec l’hérésie. Des nocivités et des maux qu’ils ont causés à l’Islâm et les réponses des savants Ahl sunna aussi sont largement traités dans notre livre (en turc) intitulé “Fâideli Bilgiler” (Savoirs utiles)]
Muhammad alaihissalâm  est le supérieur des Prophètes et il est la miséricorde d’Allâhu  ta’âlâ pour  toutes  les créatures. Dix-huit mille ‘âlams  (mondes) bénéficient de son océan de bénédiction. A l’unanimité des savants, il est le Prophète de tous les êtres humains et  des  génies.  Plusieurs  savants  ont  proclamé qu’il était  aussi le prophète des  anges,  des  plantes,   des  animaux   et  de  toutes  les substances. Alors  que  les  autres   prophètes ont  été  envoyés  à certaines éthnies  de certaines contrées, Rassoul-al akram “sallallahu alaihi wa sallam” fut le Prophète de tous les mondes  et de toutes les créatures vivantes ou inanimées. Allâhu ta’âlâ appelle les  autres   Prophètes par  leurs  noms.  Mais  pour  Muahammad alaihissalâm, IL le favorisa en lui s’adressant de rhétorique comme “Ô  mon Messager”, “Ô  mon Prophète”. IL le doua  des miracles semblables accordés à chacun des autres Prophètes. Allah Le Très- Haut  accorda  à Son Prophète bien-aimé tant d’honneur, de vertus et de miracles qu’IL n’en accorda à aucun de Ses autres Prophètes. IL le rendit  supérieur à tous  les Prophètes avec les miracles  tels que  la  scission  de  la  lune  sur  un  signe  de  son  doigt  béni;  la glorification  de petits  cailloux qu’il avait pris dans sa paume  béni; la salutation des  arbres  en  s’adressant à lui “ô  Rasûlullah”; les lamentations et pleures  d’une souche d’arbre  appelée “Hannana” sur laquelle  Rasûlullah s’appuyait  pendant les sermons  (khutbah) parce  qu’il  l’avait  quittée;   le  jaillissement d’eau  pure  entre  ses doigts bénis; l’attribution de “Maqâm al-Mahmûd”, “Shafâ’at al- kubrâ”, “al-Hawd al-Kawthar”, “al-Wasîla” et “al-Fadîla” dans l’au-delà;  l’honneur de  voir  jamal  al-ilâhî  (beauté divine)  avant d’être entré dans le Paradis; IL le rendit supérieur avec ses qualités dans le monde  déjà telles que sa haute  qualité  morale,  la certitude (yaqîn)  en religion,  la science,  la douceur de caractère (hilm),  la gentillesse,  la constance (sabr),  la reconnaissance, la gratitude, le renoncement (zuhd), la pureté (iffat), la loyauté (adl), la virilité de caractère  (muruwwa), la  pudeur (hayâ),   la  bravoure (shaja’a), l’humilité  (tawadu), la sagesse  (hikma), adab  (la bienséance), la générosité, bienfaisance (samahat), la pitié et avec des honneurs et excellences  inexhaustibles. Personne sauf Allâhu  ta’âlâ ne connaît le nombre des miracles lui accordés.  Sa religion abrogea toutes  les autres  religions.  Sa religion  est la meilleure et supérieure à toutes les religions.  Son umma  (communauté) est supérieur aux autres umma’s. Et l’’awliyâ de son umma  est au dessus de celui d’autres umma’s.

Parmi  l’awliyâ de ‘umma (de la communauté) de Muhammad alaihissalâm, c’est Hadrat Abu  Bakr  as-Siddîq  “radiyallahu anh” qui méritait d’être  son calife et qui était  plus digne pour  le califat que  les autres.  Il est  l’aimé  des  imâms  et  des  Walîs.  Après  les Prophètes, il est  le  supérieur et  le  meilleur  des  êtres  humains passés  et  à  venir.  Il  est  le  premier qui  parvient au  statut   et l’honneur du califat. Même avant l’apparition de l’Islâm, il n’adora pas les idoles grâce à la faveur et bénédiction d’Allâhu ta’âlâ. Il fut protégé du mal de l’infidélité et de l’aberration. [On peut comprendre par ci qu’ils sont combien ignorants et malheureux ces gens qui pensent et qui écrivent  que Rasûlullah adorait les idoles avant la nubuwwa].
Après  lui, le plus haut  des gens est le second  calife, Fâruq  al- a’zam,  ’Umar  ibn  al-Khattâb “radiallahu taâlâ  anh”  qu’Allâhu ta’âlâ le choisit comme ami pour Son prophète bien-aimé.

Après   lui,  le  plus  haut  des  gens  est  le  troisième calife  de Rasûlullah  (’alaihi’s-salâm), Dhu’n-Nûrain  ’Uthmân  ibn  ’Affân (radiy-Allâhu ta’âlâ ’anh), trésor des faveurs et de bénédictions, source de la pudeur, de la foi, de la sagesse et de la connaissance spirituelle.

Après   lui,  le  plus  bon,   le  plus  favorable  des  gens  est  le quatrième calife de Rasûlullah (’alaihi’s-salâm), ’Alî ibn Abî Tâlib (radî-Allâhu ta’âlâ  ’anh),  le lion d’Allâhu  ta’âlâ  et le possesseur des supériorités étonnantes.

Hadrat Hasan  ibn  ’Alî (radiy-Allâhu ta’âlâ  ’anhum)[1]   devint calife  après  lui.  Le  califat  de  trente années  mentionné dans  le hadîth  ash-sharîf  s’achevait  avec  lui. Après  lui, le plus haut  des êtres   humains   est  Hadrat  Husain   ibn  ’Alî  “radiallahu taâlâ anhum”, la lumière  des yeux de Rasûlullah “sallallahu taâlâ alaihi wa sallam”.

Ces supériorités sont basées sur l’abondance de leurs récompenses (thawâb), leurs  bonnes  actions,  l’abandon de  leur pays, de leurs bien-aimés, de leur domicile pour l’amour de l’Islâm, devenir  musulman avant  les autres,  se conformer eux-mêmes au maximum à Rasûlullah “sallallahu taâlâ alaihi wa sallam”, se vouer fermement à  son  sunna,  s’efforcer  de  propager sa  religion   et prévenir l’incrédulité, la mécréance, la dissension  et le désordre.

[1]  [Hasan  bin Ali est décédé  empoisonné en 49 de l’Hégire  [en 669] à Medina-i  Munawwara].

Bien que Hadrat ‘Alî “radiallahu anh” embrasse l’Islâm avant tout  le monde  excepté  Hadrat Abu Bakr  (radiallahu anh), il était un  enfant   et  il n’avait  alors  aucune   propriété et  il vivait  chez Rasûlullah (’alaihi’s-salâm) et il était  à son service, c’est la raison pour  laquelle  son  embrassement  l’Islâm   n’amena    pas   les incrédules à croire en Islâm, à le prendre comme exemple,  ni leur défaite.  Or, la conversion des trois autres  califes renforça l’Islâm. Quoiqu’on puisse dire que Hadrat ‘Alî  et ses enfants  “radiallahu ta’âlâ ’anhum”  étaient supérieurs à Hadrat Abu Bekr et à Hadrat ‘Umar  parce   qu’ils  étaient  les  parents  les  plus  proches   de Rasûlullah et ils avaient  la parenté de sang béni, cette  supériorité ne  concernait  pas  une   supériorité  de  tous   les  égards.   Cette supériorité ne surpasserait pas ces grands  sous tous  les rapports. C’est  pareil  à  l’exemple  de  Khidir  ‘alaihi’s-salâm  qui  enseigne quelque chose à Mûsâ ’alaihi’s-salâm. [Si les liens de sang étaient un critère  de supériorité, Hadrat Abbâs  serait  supérieur à Hadrat Alî. De  plus, Abu  Tâlib  et Abu  Lahab  qui avaient  la parenté la plus  proche  eu  égard  au  sang  n’avaient  point  de  supériorité ni d’honneur existés chez le croyant  le plus inférieur]. Hadrat Fâtima est supérieure que Hadrat Hadîdja et Hadrat ’Â’isha “radiallahu anhunna” parce qu’elle était la plus proche de Rasûlullah à l’égard du  sang.  Cependant, la supériorité d’un  égard  ne  démontre pas une supériorité à tous les égards. L’ulamâ’ a des remarques différentes sur  la supériorité de  l’une  aux  autres.  Comme  il est compris  des hadiths  sharîf, ces trois et Hadrat Mariam  et Hadrat Âsiya  “radiallahu  taâlâ anhunna  ajma’în”  qui  était  l’épouse  du Pharaon sont les supérieures des femmes  dans le monde.  Dans  le hadîth   sharîf,  “Fâtima est  supérieure à  toutes   les  femmes   du Paradis et Hasan et Husain sont les plus grands jeunes du paradis” réfère  aussi à une supériorité d’un égard.

Le rang suivant de supériorité est aux “al-‘Achara al- Mubashshara”, les  dix  hauts  personnages bénis  de  Sahâbat al- kirâm  (Compagnons du  Rasûlullah) avec  la bonne  nouvelle  de Paradis.  Après  eux, le rang de supériorité est aux trois cent treize compagnons participés à la guerre  sainte  de Badr.  Puis, les sept cents  Musulmans braves  qui  ont  participé à la guerre  sainte  de Uhud;  puis, “Bî’at-ar-ridwân”, c’est à dire  les mille quatre cents Musulmans qui se sont alliés sous l’arbre pour Rasûlullah.

Il est une obligation (wâjîb) pour nous de mentionner respectueusement et  avec  vénération les  noms  de  Sahâbat al- kirâm (radiallahu ta’âlâ ’anhum ajma’în) qui avaient  sacrifié leurs vies et  leurs  propriétés pour  l’amour  de  Rasûlullah (sall-Allâhu ta’âlâ ’alaihi wa sallam) et qui l’avaient accompagné. Il n’est jamais admissible  (jâiz)  de dire  des mots  inconvenants à leur  grandeur. C’est une aberration et une hérésie  de mentionner irrespectueusement leurs noms.

Toute  personne qui aime Rasûlullah doit aimer  aussi tous ses Compagnons. Car, dans un hadîth,  il est dit: “Celui  qui aime mes compagnons les aime parce qu’il m’aime. Celui qui ne les aime pas ne  m’aime  pas.  Celui  qui  les blesse,  me  blesse  et  celui  qui  me blesse, blesse Allâhu ta’âlâ. Celui qui blesse Allâhu ta’âlâ, sera certainement torturé”. Dans  un  autre  hadîth,  il est  dit: “Quand Allâhu   ta’âlâ   veut   faire   une   faveur   à  quelqu’un  parmi   ma communauté (ummâ), IL  lui met  l’amour  de  mes  Compagnons dans le cœur. Et lui, il les aime tous de tout son cœur”.

Donc,  il ne faut jamais penser  que les combats  vécus entre  les Compagnons de Rasûlullah avaient le but d’obtenir le califat ou la souveraineté ou pour intriguer ou pour satisfaire les désirs de nafs. Un jugement erroné de cette manière ou dire de la méchanceté, de la calomnie  ou de la bave sur ces grands  serait  de l’hypocrisie  ou de courir à la catastrophe. Car, le fanatisme, la jalousie ou l’envie ou la passion pour un poste, tous ceux-ci étaient tous effacés dans leurs  âmes,  ils n’étaient plus  passionnés de monde, ils n’étaient jamais captifs de la vie mondaine parce qu’ils s’étaient trouvés en présence de  Rasûlullah et qu’ils avaient  écouté  directement ses hadiths   bénis. Ils avaient été ainsi tous purifiés, libérés de l’ambition,  du sentiment de haine, de rancune, et ils avaient  quitté toutes les mauvaises manières. Maintenant, on peut demander aux préjugés  de répondre que comment se fait-il que les Compagnons, nos maîtres  si sacrés  ne puissent-ils  pas se sauver  des mauvaises habitudes, purifier  non plus leur nafs et se battent entre  eux pour la charogne de ce bas monde  puisqu’ils aimaient tant  Rasûlullah “sall-Allâhu ta’âlâ ’alaihi wa sallam”  pour  qui ils avaient  sacrifié leur vie, leurs biens, et qu’ils avaient quitté  leur pays, qu’ils étaient amoureux de son souhba,  une nourriture pour  les esprits  et alors que  quiconque passant  quelques jours  en présence d’un Walî de l’umma du sublime  Prophète “sallallahu alaihi wa sallam” bénéficiait de bonnes mœurs, de qualités excellentes de ce Walî, se purifiait  et  se  sauvait  d’être  passionné de  ce  bas  monde? Ces grands  étaient certainement plus  purs  que  tout  les  gens.  Est-il convenable de  prétendre, de  dire  qu’ils se sont  battus  pour  les biens mondains, pour  les ambitions de leurs nafs ou d’établir  une ressemblance entre  leur  divergence, leur  bataille  avec celles des gens de mal intentionné comme  nous?  Il n’est jamais  permis  de parler  hideusement d’Ashâb  al-kirâm  (ou  Sahâbat al-kirâm  ou Compagnons); car,  l’hostilité  contre  Ashâb  al-kirâm  signifierait l’inimitié  contre  Rasûlullah “sallallahu  aleihi  wa sallam”  qui  les avait  instruits   et  élevés.  C’est  la  raison  pour  laquelle,   décrier Ashâb  al-kirâm,  cela  serait  décrier  Rasûlullah. Et  les  religieux remarquables ont rapporté: “Quiconque ne considère pas Ashâb al kirâm comme glorieux, admirables ou n’a pas de respect  envers eux, il voudrait dire qu’il avait de l’incroyance,  de la mécréance en Rasûlullah”.  Les  combats   de  “Chameau”  et  de  “Siffîn”   ne pourraient pas être  motifs à les calomnier, à les décrier.  Dans  ces guerres,  il y avait  des  raisons  religieuses  qui  sauvaient tous  les opposants contre  Hadrat Alî  et  qui  même  les amenaient à être récompensés au jour du Jugement Dernier. Dans  le hadîth  sharîf relatif à la récompense de l’ijtihâd, il est dit. “Pour le mujtahid qui exerce un effort  juridique, s’il se trompe il obtient une simple récompense (thawâb); mais s’il atteint la vérité, il a deux ou dix récompenses.  La  première est  pour   son  effort   (ijtihâd); et  la deuxième, c’est parce qu’il atteint la vérité ”. Les désaccords ou les luttes  entre  ces grands  de religion  n’étaient pas issus de l’hostilité ou de l’obstination. C’étaient en raison  de leurs efforts  juridiques religieux,  de  la jurisprudence, parce  qu’ils voulaient exécuter le commandement de l’Islâm. Chacun  des Compagnons (d’Ashâb al- kirâm)  était  un mujtahid. [Par exemple,  il est écrit dans le hadith cité  à  la  298ème  page  du  livre  “Hadîkâ”qu’Amr  ibn  al-‘  Âs “radiallahu taâlâ anh” était un mujtahid]

Il était fard (obligation) pour chaque  mujtahid d’agir en accord avec la déduction qu’il en est arrivé par son propre ijtihad même si son ijtihad  n’était  pas conforme à celui d’un mujtahid plus élevé que lui. Il n’était pas permis qu’il suive un autre ijtihad. Abu Yûsuf et Muhammad Chaibânî étaient des disciples d’al-Imâm  al-a’zam Abû  Hanîfa   Nu’mân  ibn  Thâbit[1],   et  Abû  Sawr  et  Ismâ’îl  al- Muzanî  étaient des disciples d’Imâm  Muhammad al-Châfî[2] et ils n’avaient  pas suivi leur  maître;  ils étaient en désaccord avec eux sur   plusieurs   matières.  Ils  en   ont   défini   plusieurs   “halâl” (permises), lesquelles  étaient déterminées comme “harâm” (défendues) par  leur  maître.   Donc,  ils  ne  pourraient pas  être appelés  comme pécheurs ou malfaisants, d’ailleurs personne ne l’a dit, car ils étaient mujtahid aussi comme leurs maîtres.

Il est vrai que Hadrat Alî “radiallahu anh” était plus élevé, plus savant  que  Muâviya  et Amr  Ibn  al-‘  Âs “radiallahu anhuma”. Il avait  de nombreuses qualités  supérieures qui le distinguaient de ces deux. Son ijtihad  était  plus fort et plus exact que ceux de ces deux. Toutefois, tous les Compagnons (Sâhâba’t al- kirâm)  étaient mujtahids et il n’était  pas permis  à ces deux de suivre l’ijtihad de ce grand Imâm. Il leur était indispensable d’agir selon leur propre ijtihad.

[1]  Abû  Hanîfa  Nu’man  bin Thâbit  est décédé  en 150 de l’Hégire  [en 767] à Baghdâd.
[2]  Muhammad bin Idrîs al-Châfî’ est décédé  en 204 de l’Hégire [en 820] en Egypte.

Question: Dans  les combats  de  Jamal  et  de  Siffîn, un  grand nombre de muhâjirûn et d’Ansâr  parmi les Sahâbat al-kirâm  avait pris parti pour Hadrat Alî. Ils lui ont obéi et l’ont suivi. Tous ceux- ci étaient mujtahids et quand-même ils avaient  considéré comme indispensable (wâjib) de le suivre. On comprend par ici qu’il était wâjib  aussi  pour  les  mujtahids de  suivre  Hadrat Alî.  Alors,  ne fallait-il pas que tous les mujtahids aient suivi Hadrat Alî même si leurs ijtihâds n’étaient pas en conformité avec les leurs?

Réponse: Ceux qui ont suivi Hadrat Ali “radiallahu taâlâ anh” et qui ont combattu de son côté ne se sont pas alliés parce  qu’ils suivaient   son  ijtihâd,   mais  comme   leurs   ijtihâds   étaient  en conformité avec le sien, ils avaient  considéré comme wâjib (indispensable)  de  suivre  Hadrat  Imâm   Alî.  En  contrepartie, l’ijtihâd de plusieurs Compagnons éminents n’était pas conforme à celui de Hadrat Ali. Et leur ijtihâd les a obligés à combattre contre ce grand  imâm.  Ashâb  al-kirâm  avait  trois  ijtihâds  différents:  un groupe   d’eux  avait   compris   que   Hadrat  Alî  avait   raison   et considéré une obligation de le suivre. Un autre groupe avait évalué que  ceux qui s’opposaient à Hadrat Alî avaient  raison  et c’était une obligation (wâjib) de les suivre et de combattre contre  Hadrat Alî; un  troisième groupe  parmi  eux avait  dit  qu’il ne fallait  pas suivre  tous   les  deux  ijtihâds   ni  combattre.  L’ijtihâd   de  cette troisième vue était  basé  sur l’obligation  de ne pas prendre part. Tous  ces trois  groupes  avaient  certainement raison  et ils ont  eu beaucoup de sawâb (récompenses).

Question: Ce qui est écrit ci-dessus dénote que ceux qui combattirent contre   Hadrat Alî  “radiallahu taâlâ  anh”  avaient aussi raison, alors que les savants Ahl sunna désignent que Hadrat Alî avait raison et ses adversaires étaient dans l’erreur  mais qu’ils furent  pardonnés ou eurent des récompenses parce  qu’ils avaient une excuse. Que peut-on dire à ce sujet?
Réponse: Les grands savants religieux comme İmâm Châfi’î et
’Umar ibn ’Abd al-’Azîz disent qu’il ne faut jamais utiliser  le mot “erreur” ou “ils étaient dans l’erreur” sur aucun des Compagnons (Ashâb al- kirâm).  C’est pourquoi on a dit: “C’est une erreur de dire  que  les Grands ont  fait erreur”. Il n’est pas permis  pour  les inférieurs de critiquer ou de reprocher ou déterminer les supérieurs avec les expressions comme “il a bien agi” ou “il a bien fait” ou “il a mal agi” ou “c’est appréciable” ou “c’est détestable” en ce qui concerne leurs actes. De même  qu’Allahu taâlâ  n’a pas ensanglanté, n’a pas maculé nos mains dans le sang de ces grands gens,  de  même   nous   devons   nous   protéger  les  langues   de prononcer qu’ils étaient justes  ou  injustes.  Quoique les savants éminents  aient   rapporté  en  percevant  les  arguments  et  en analysant les faits qu’Imâm  Alî avait raison  et que ses opposants étaient  tombés   dans  l’erreur,   ils  ont  voulu  dire  aussi  “si  Alî (radiallahu anh)  pouvait  parler  aux opposants, il pourrait assurer l’affirmation de son ijtihâd par eux”. Pareillement, Hadrat Zubair ibn Awwâm était  parmi  les opposants contre  Hadrat Alî pendant le combat  de Chameau mais, il a changé de son ijtihâd après avoir étudié  profondément les faits. Il abandonna le combat.  Donc,  il faut  évaluer  pareillement les explications des savants  Ahl  sunna qui trouvent que  ces erreurs d’ijtihâd  sont  admissibles.  Sinon,  il n’est pas correct  de dire  que  Hadrat Ali et ceux qui le suivaient étaient dans  la  voie  droite   et  que  les  autres   Compagnons qui étaient dans le camp de notre  mère  Âicha Siddîqa étaient dans la voie erronée.

Ces combats  entre  Ashâb  al-kirâm  provenaient des différences de la conception d’ijtihâd  (de réflexion   sur  l’effort   juridico- islamique) qui est l’une des disciplines sur la jurisprudence de la loi de l’Islâm (ahkâm al-shariyya). Ils n’avaient  aucun  désaccord sur les fondements, sur les principes  de base de l’Islâm. Aujourd’hui quelques-uns attaquent insolemment les grands de l’Islâm comme Hadrat Mu’awiya et ’Amr ibn al-’Âs (radiallahu ta’âlâ ’anhumâ). Ils ne se rendent pas compte  qu’ils offensent indirectement Rasûlullah “sallallahu alaihi  wa  sallam”,  qu’ils  le  méprisent en méprisant Ashâb  al-kirâm.  Il est écrit dans le livre intitulé  “Shifâ ash-sharîf” que Mâlik ibn Anas, le grand savant a dit: “Quiconque maudit   et  calomnie   Mu’âwiya   et  Amr   ibn  al-Âs   “radiallahu anhuma”[1]  mérite  tous ceux qu’il dit contre  eux et il faut qu’il soit sévèrement puni  pour  son  insolence,   pour  ce  qu’il  dit  et  écrit contre  eux”. Puisse Allah Le Très-Haut nous remplir  les cœurs de l’amour   des  Compagnons  de  Son  Bien-aimé!  Les  musulmans pieux, vertueux et fermes aiment ces supérieurs mais les hypocrites et les pervers  ne les aiment  pas.

[1]  Mu’awiya  bin Abû  Sufyân  est décédé  en 60 de l’Hégire  [en 680] à Damas.  Amr  Ibn  al-Âs  est  décédé  en  43 de  l’Hégire  [en  663] en Egypte.

[Ceux qui aiment  et ceux qui respectent tous les Ashâb (Compagnons de  Rasûlullah  “sallallahu  alaihi  wa  sallam”) en rendant compte  de  leur  grandeur, leur  valeur  et  qui  les suivent sont appelés “Ahl sunna”.  Ceux qui les méprisent majoritairement en prétendant qu’ils en aiment  les uns et qu’ils détestent les autres sont appelés  “Chî’îtes” et “Râfidhîtes” (ou Râfidites). Les Râfidhites sont en majorité en Iran, en Inde et en Iraq. Il n’y en a pas en Turquie. Quelques’uns d’entre  eux se sont appelés “Alawites” pour abuser  les Alawites  qui sont des musulmans purs en  Turquie. En  réalité,  Alawite  signifie  un  musulman qui  aime Hadrat Alî  “radiallahu anh”.   Pour  aimer  quelqu’un, il  faut  le suivre  et aimer  aussi ceux qu’il aimait.  S’ils aimaient Hadrat Ali “radiallahu anh”,  ils le  suivraient. Hadrat Ali  “radiallahu anh” aimait   tous   les  Compagnons  de  Rasûlullâh.  Il  était   aussi  le confident  et   le   conseiller   de   second   Calife   Hadrat  Omar “radiallahu anhuma”. Il avait marié sa fille Umm Ghulsum née de Hadrat Fâtima  “radiallahu anha”  avec Hadrat Omar  “radiallahu anh”. Pendant un khoutba il dit au sujet de Hadrat Mu’âwiya “Nos frères  étaient en désaccord avec  nous.  Cependant ils ne sont  ni mécréants  ni  pervers.   Leur   ijtihad   était   de  cette   manière-ci” Quand Hadrat Talha “radiallahu anh” qui se combattait contre  lui devint  martyr,  il nettoya la  poussière sur  son  visage.  Il  devint l’imâm et dirigea lui-même la salât janaza (la prière pratiquée pour les défunts). Allah  Le Très-Haut déclare  dans le Qur’ân  al-karîm que  “Tous les  croyants   sont  frères”. IL  déclare   aussi  dans  le dernier verset de la sourate Al Fath (Victoire) que “Ses Compagnons étaient bons et compatissants entre  eux”. Donc, cela serait nier, ne pas croire au Coran  si on n’aimait non plus l’un des Compagnons, surtout que  concevoir  de  l’inimitié,  être  plein  de l’hostilité contre  l’un d’eux. Les savants Ahl sunna conçurent bien la  grandeur,  la  supériorité  des  Compagnons (Ashâb  al-kirâm “radiallahu taâlâ  anhum  ajma’în”).  Ils nous prescrivirent, ils nous commandèrent de les aimer tous. Ils sauvèrent ainsi les musulmans d’une grande  calamité.

Ceux  qui  n’aiment  pas  Ahl  al-baït,  c’est-à- dire  “Gens  de  la Maison” comme  Hadrat Alî  “radiallahu anh”  et  sa famille,  ses enfants, ses descendants et ceux qui conçoivent de l’inimitié contre ces gens élevés qui sont les bien-aimés des musulmans Ahl sunna sont  appelés  “Khârijîtes”  (Khawârij; les sortants). Aujourd’hui, on  appelle  les  Khâridjîtes comme  “Yazîdî” (ou  Yazidites). La croyance,  la foi la confession  des Yazidites  sont  si corrompus, si bizarre  qu’ils n’ont aucune  relation avec l’Islâm.

Et  les “Wahhabites” sont  ceux  qui  prétendent qu’ils aiment tous les Compagnons de Rasûlullâh (Ashâb al-kirâm), mais qui ne les suivent pas, et qui se trouvent au contraire sur la voie hérétique dénommée la voie des Compagnons. Le Wahhabisme est  fondé sur une amalgamation des idées aberrantes rédigées dans les livres écrits par Ibn Taymiyya,  un niant  les madhabs, et des mensonges d’un espion britannique nommé  Hempher. Les Wahabites n’apprécient pas les savants Ahl sunna, les éminents de tasawwouf, les grands  soufîs et les Chiîtes  non plus. Ils les méprisent tous. Ils supposent qu’il n’y a pas de musulmans excepté  eux-mêmes.  Ils appellent des  polythéistes tous  les  musulmans qui  ne  sont  pas comme  eux.  Ils  considèrent les  corps  et  biens  des  musulmans comme  halâl (licite, permis)  pour  les Wahhabites. Ils deviennent “Ibâhîtes”. Ils tirent  des  Nass (des  bases  scripturaires explicites comme  le Coran  et les hadiths  sharîfs)  des sens faux et aberrants et  ils croient   que  l’Islâm  ne  consiste  que  ces  sens  erronés. Ils refusent, ils nient  ‘adilla  shar’iya (les quatre sources  où se basent les fondements de l’Islâm; Le Livre (Qur’ân al-karîm), la Sunna, Qiyâs al-fuqahâ et ijmâ al-umma) et plusieurs  hadiths  sharif. Les savants de quatre madhabs juridico-islamiques prouvèrent avec les arguments dans de nombreux livres que ceux qui sont séparés  de l’Ahl  sunna  se  sont  égarés  et  portèrent  gravement atteinte et préjudice à l’Islâm. Pour  en savoir plus, pour  plus d’informations détaillées, veuillez lire les livres “Al-minhat al-wahbiyya fî ’r-raddi ’l-Wahhâbiyya”,  “At-tawassuli  bi  ’n-Nabî   wa  bi’s-Sâlihîn”   et “Sabîl an-najat” en arabe  et “Saïf al-abrâr” en persan  et “Endless Bliss”  et “Advice for the Muslim” en anglais. Ces livres cités ci- dessus et plusieurs livres précieux  écrits sur le refus et la réfutation d’ahl bid’a furent publiés par “Hakîkat Kitâbevi” à Istanbul. Dans le livre “Radd al-mukhtâr” (Volume III, chapitre sur les “Bâghî” écrit  par  ‘Ibn  Abidin[1]   et  dans  le livre  “Nimet-i Islâm”  en  turc (chapitre sur “Nikâh”), il est clairement écrit que les Wahhabites sont  ibâhîtes.  Dans  les  livres  intitulés  “Mir’ât  al-haramayn” et “Târikh-i  wahhabiyân”  (L’histoire   des  Wahhâbites)  écrits  par ’Ayyûb  Sabri  Pacha[2],  l’un des  amiraux  du  Sultan  Abdulhamid Khân,  et dans  le septième volume  de l’œuvre d’Ahmed Djevdet Pacha,   le  sujet  de  wahhabisme  est  écrit  en  détail   en  langue ottomane. Et  aussi le livre intitulé  “Shawahid al-haqq” écrit  par Yûsuf  an-Nabhânî en arabe  et publié  au Caire  en Egypte  réfute longuement les Wahhâbites et Ibn Taymiyya. Les cinquante pages de  ce livre  cité  ci-dessus  existent  dans  le livre  que  nous  avions publié en langue arabe sous le titre “’Ulamâ’ al-Muslimîn wa Wahhâbiyyûn” à Istanbul en 1972.

Ayyûb   Sabri   Pacha   “rahima-hullahu  taâlâ”   dit  comme   le suivant: “Le Wahhabisme est apparu sur la Péninsule Arabique en
1205 de l’Hégire  [en 1791] avec une rébellion sanglante et pleine de  tortures”. Muhammad ‘Abdouh, originaire de  Basse-Egypte, est l’un des hommes  qui essayèrent de propager le Wahhabisme et anti-madhabisme au  moyen  de  ses livres  dans  le monde  entier.

‘Abduh  qui  avait   déclaré   ouvertement  son  admiration pour Jamâladdîn al-Afghânî[3]  qui était  un franc-maçon et le président de la Loge maçonnique du Caire, fut lancé à la jeunesse  avec des qualificatifs  comme  un  grand  savant  islamique,  un  homme  aux idées éclairées,  un réformiste précieux.

[1]  [Muhammad Amîn  Ibn  Äbidîn  est décédé  en 1252 de l’Hégire  [en 1836] à Damas.]
[2]  Ayyub Sabri Pacha est décédé  en 1308 de l’Hégire [en 1890].
[3]  Jamâladdîn al-Afghânî est décédé  en 1314 de l’Hégire [en 1897].

Et les ennemis  de l’Islâm qui s’étaient  mis à l’affût pour  détruire Ahl sunna  et pour  mettre l’Islâm en défaite  attisèrent sournoisement cette zizanie (fitna)  en guise  d’hommes  de  religion  et  en  louant  l’Islâm  avec  des  mots parés  de  clinquant et  faussement dorés.  Abdouh fut  porté  aux nues. Les grands savants Ahl sunna, les Imâms des madhab furent diffamés  d’être  ignorants. Leurs  noms n’étaient plus mentionnés. Mais,  les  purs   et  vertueux  enfants   des  martyres  glorieux   et honorables et  de  nos  ancêtres qui  avaient  sacrifié  leur  vie pour l’amour   de   Rasûlullah  “sallallahu  alaihi   wa  sallam”   ne   se leurrèrent pas et ne crurent pas à ces propagandes et publicités faites  et coutées  des millions  de dollars.  Même,  ils n’entendirent pas,  ne  reconnurent pas  ces hommes  de  religion  ampoulés, ces faux  savants.  Allâh  Le  Tout  Puissant  protégea les  enfants  des martyrs  contre  ces  attaques faites  lâchement. Et  à  présent, les livres traduits et publiés des gens anti-madhabites tels que Mawdûdî[1],  Sayyid Kutb[2], Hamîdoullah et des gens de la “Jamaat at-tablighiyya” sont en distribution pour la jeunesse. On remarque l’abondance des idées aberrantes et qui ne sont pas conformes aux rapports des savants  de l’Islâm dans  les traductions de ces livres hérétiques mais  prônées d’une  manière enthousiasmante par  le moyen   des  publicités   gigantesques.  L’eau   peut   dormir,   mais l’ennemi  ne dort  jamais.  Puisse  Allâh  Le Très-Haut réveiller  les Musulmans du  gaflat,  de  l’état  apathique pour  l’amour  de  Son Prophète bien-aimé Hadrat Muhammad “alaihissalâm”! Puisse-t- IL nous proteger de nous croire  aux mensonges et calomnies  des ennemis!  Âmin. Ne nous leurrons pas de prier, de faire seulement des invocations!  Implorer Allah Le Très-Haut sans travailler, sans obéir  la loi divine,  sans  suivre  les moyens  serait  demander des miracles  à Allâhu  ta’âlâ.  Un  musulman doit  s’efforcer  aussi bien prier,  implorer. Il faut  d’abord  chercher, puis  prier.  Le  premier moyen   d’éviter   de  la  mécréance,  c’est  d’étudier,  d’apprendre l’Islâm puis l’enseigner.  D’ailleurs, il est une obligation (fard)  et le premier  devoir   pour   tout   le   monde,    femme   ou   homme, d’apprendre la croyance  Ahl sunna et les commandements (fards) et les interdictions (harâms). Aujourd’hui c’est bien  facile de les apprendre. Car,  il y a  la  liberté  d’écrire  et  de  publier  un  livre véridique sur la religion.  Et tout  État  qui donne  cette  liberté  aux musulmans mérite  d’apport de tout musulman.

[1]  Abul ‘Ala  Mawdûdî,  fondateur de “Jamaat-al Islamiyya”  en Inde est mort en 1399 de l’Hégire [en 1979].
[2]  Sayyid Kutb a été exécuté  en 1386 de l’Hégire [en 1966] en Egypte.

Ceux qui n’étudient pas ou n’apprennent pas la croyance  Ahl sunna et les préceptes religieux et qui ne les enseignent pas à leurs enfants  sont en danger  de déviation de l’Islâm et de tomber dans la calamité  de mécréance. Les prières,  les invocations de ceux qui ne le font  pas ne sont  pas d’ailleurs  acceptables, donc,  comment peuvent-ils alors s’échapper de la mécréance? Rasûlullâh (sallallahu alaihi wa sallam) dit: “Il y a l’Islâm là où il y a la science. Il n’y a pas l’Islâm là où il n’y a pas de science”.  De même qu’il est nécessaire de manger  et de boire pour ne pas mourir,  de même, il est nécessaire d’apprendre sa religion pour ne pas être trompé par les infidèles, pour ne pas être égaré de la religion. Nos ancêtres se réunissaient souvent  et lisaient ensemble des livres d’ilm al-hâl qui enseignaient la religion. C’est ainsi qu’ils restèrent musulmans;  ils délectèrent de l’Islâm. Et ils purent nous transmettre correctement cette lumière de bonheur. Et la mesure préventive et indispensable est d’étudier d’abord  les livres d’ilm al-hâl préparés par les savants Ahl sunna afin que nous aussi nous restions  musulmans et que nos enfants   ne  soient  pas  capturés par  les  mécréants intérieurs  et extérieurs. Les parents qui veulent  que son enfant  reste et soit un bon musulman doit lui enseigner lire, réciter  le Coran.  Allons lire, apprendre et  aussi  enseigner  à  nos  enfants   et  à  nos  proches pendant que  nous  en avons  l’occasion.  Cela  serait  difficile de le faire quand  ils commençaient à l’école. Même il serait impossible. Il est inutile  de se lamenter quand  le malheur est arrivé.  Il faut toujours faire attention pour ne pas être  leurré  des livres, médias, films,  radios,   télévisions,   revues   et  journaux  clinquants  des ennemis  de l’Islâm. Ibn Abidin  “rahima-hullahu taâlâ”  écrit dans le  troisième  volume   de  son  livre  [Radd   al-mukhtâr]  que  les mécréants sournois  et insidieux qui prétendent qu’ils sont musulmans alors  qu’ils  ne  croient  en  aucune   religion  mais  qui essaient  de faire  abjurer les musulmans de l’Islâm en enseignant les motifs causant  la mécréance comme  si ils sont de l’Islâm sont appelés  “Zindik” (renégats).

Question: Un lecteur  des livres hérétiques rédigés par les négateurs de madhab dit: “Il faut lire des interprétations (tafsîr) du Qur’ân  al-karîm.  C’est dangereux et affreux de laisser l’affaire de compréhension  de  Qur’ân   al-karîm   et  de  notre   religion   aux savants  en religion.  De  plus, le Coran  ne dit pas “Ô  savants  en religion!”,  au  contraire il dit  “Ô  croyants!”, “Ô  les  hommes!”. C’est pourquoi tout musulman doit saisir lui-même la signification du Qur’ân  al-kârim  sans l’attendre de personne”

Cette  personne veut que tout le monde  lise des interprétations (tafsîr)  et des hadiths.  Il ne recommande pas de lire les livres de Kalâm, de fiqh et d’ilm al-hâl écrits par des savants de l’Islâm, des grands  d’Ahl sunna.  Pareillement, le livre intitulé  “Al-Wahda al- Islamiiyya   et  Muhawarat  al-Muslih  wa  al-Muqallid”,   écrit  par Rashid   Ridâ   d’Egypte[1]     et  traduit  en  turc   et  publié   par   la présidence des Affaires  Religieuses (publication no: 157, en 1394 H.  / 1974) avait  étonné entièrement les lecteurs.  Aux  plusieurs pages,  particulièrement dans  le “sixième  dialogue” de ce livre, il disait:

“Ils [ces muqallids-  savants de quatre madhabs sunnites] exaltèrent leurs imâms mujtahids comme des Prophètes. Même, ils quittèrent le hadith  en préférant le raisonnement d’un mujtahid qui ne s’accordait pas avec le hadith du Prophète [sallallahu  taâlâ alaihi wa sallam]. Ils dirent  qu’il était probable  que ce hadîth soit annulé (nash) ou qu’il existe un autre hadith auprès de leur İmâm.

“Ces imitateurs (muqallids) sont  aussi en  contradiction avec taqlîd   (raisonnement  imitatif)  des  mujtahids  en  contestant  le hadith   du  Prophète exempt  d’erreur,  car  ils  agissent   suivant l’opinion des gens pour qui il est possible qu’ils fassent une erreur sur un jugement ou qu’ils n’en sachent pas la matière. En le faisant, ils ne s’accordent pas non plus avec le Coran; ils se séparent  même du Coran. Ils prétendent que personne hors de mujtahid ne peut comprendre le Coran. Ces explications des hommes de fiqh et des autres muqallids  (imitateurs) démontrent qu’elles provenaient des Juifs et des Chrétiens. Par contre,  la compréhension du Coran et du hadith est plus simple et plus facile que celle des livres écrits par les hommes de fiqh. Ceux  qui ont bien assimilé le vocabulaire  et les méthodes arabiques  n’ont aucune  difficulté de comprendre le Coran et le hadith. Qui pouvait  dénier le fait qu’Allah est capable d’expliquer clairement  Sa propre  religion?  Qui  dénierait  le fait que  Rasûlullâh était  plus capable  que  tout  le monde de saisir ce qu’Allah voulait  dire et de l’expliquer  mieux  que les autres? Dire que les explications du Hadrat le Prophète sont insuffisantes pour les musulmans, c’est prétendre qu’il n’est pas capable d’accomplir exactement le devoir de délivrer le message (teblîgh).Si la majorité des  hommes ne  pouvait  pas comprendre le Coran  et  la Sunna, Allah   ne  voudrait   pas  rendre   tous   les  hommes  chargés  de pratiquer  les préceptes déclarés  dans le Livre  et Sunna.

[1]  Rashîd  Ridâ était  un disciple de Muhammad Abdouh. Il est mort en 1354 [en 1935].

On  doit connaître,  savoir  aussi les arguments  d’une  conviction ou  d’une croyance  à la quelle  on  a la foi.  Allah  désapprouva taqlîd  [agir selon  l’avis des  mujtahids, des  imâms  et  de  l’ulamâ  de  quatre écoles  de la jurisprudence de l’Islâm]. De  plus, IL  ne considère jamais un acte excusable  cette  imitation des pères ou des grands- pères. Les âyats montrent que taqlîd (imitation ou raisonnement imitatif) n’est jamais valable  auprès  d’Allah.  Il est plus facile de comprendre furu’ (la partie de la religion concernant des branches de  la jurisprudence islamique  sur  l’application  des  principes)  à partir des preuves  légales (dalil) que de comprendre la partie imân (domaine de la croyance).  Donc, puisqu’IL charge les humains  de ce qui est difficile, ne devrait-t-IL pas les charger de ce qui facile? Bien qu’il soit difficile de tirer jugement de certains faits rares, cela serait considéré  une  excuse  si on ne le savait pas ou si on ne le faisait pas. Les faqihs (savant en jurisprudence islamique) inventèrent d’eux-mêmes une série de problématiques. Ensuite, ils en produisirent des jugements. Ils essayèrent de les prouver  avec des arguments  authentiques, des preuves  (dalil) comme ra’y (opinion), qiyâs al-jalî (analogie évidente), qiyâs al-khafî (analogie latente). Ils transportèrent aussi celles-ci dans le domaine cultuel (ibâdat)  sur lequel il était impossible  de s’informer  avec le raisonnement. Ils étendirent ainsi la religion en la multipliant. Ils soumirent les musulmans à des contraintes. Je ne dénie pas personnellement l’analogie légale (qiyâs).  Je veux  dire qu’il n’y a pas d’analogie dans le domaine de culte.  La foi et ibâdât  furent parfaits à l’époque  de Hadrat le Prophète. Personne ne peut rien y rajouter. Les imâms mujtahids prohibèrent l’imitation (taqlîd)  aux gens et rendirent harâm (illicite, défendu) de faire taqlîd”.

Le passage  ci-dessus  que  nous  avons  résumé  du livre intitulé “Al-Wahda al-Islamiiyya et Muhawarat al-Muslih wa al-Muqallid” dont  l’auteur  est Rashîd  Ridâ,  un  antagoniste  de  madhab, interdisent comme tous les livres anti-madhab de suivre les İmâms de quatre madhabs. Ils ordonnent à tout  le monde  d’apprendre l’interprétation (tafsîr)  et le hadith.  Que dites-vous  à ce propos?

Réponse: Quand  on  lit  attentivement les  phrases   des  anti- madhabites, on  remarque aussitôt  qu’ils essaient  de tromper les musulmans en embellissant leurs pensées  aberrantes et leurs opinions    séparatistes  avec   des   mots   clinquants   dans   une dialectique empirique et illogique.  Les ignorants croient  que  ces opinions  sont basées sur la science dans le cadre de la raison et de la logique;  et quoiqu’ils  s’y attachent, les gens perspicaces et de science ne tombent jamais dans ces pièges.

‘Ulamâ (érudits) en Islâm “rahimahum-Allâhu ta’âlâ” ont écrit des milliers de livres précieux  depuis  quatorze siècles dans le but d’avertir les jeunes gens contre le danger de non-madhabisme ou contre le courant anti-Sunnisme qui entraînent les musulmans au malheur éternel. Les passages suivants traduits à partir  de la page 771 du  livre  “Hujjat-Allâhi ’ala’l-’âlamîn”   écrit  par  Yûsuf  an- Nabhânî[1]  sont comme une réponse à la question citée ci-dessus:

“Tout le monde ne peut pas tirer ahqâm (des règles, des conclusions) du  Qur’ân  al-karîm.  Comme  les  imâms  mujtahids mêmes  ne  pourraient pas  tirer   toutes   les  conclusions   dans  le Qur’ân  al-karîm,  Rasûlullah “sallallahu alaihi  wa  sallam”  les  a expliquées  au  moyen  de  ses hadiths  sharîf.  De  même  que  seul Rasûlullah “sallallahu alaihi  wa  sallam”  expliqua  le  Qur’ân  al- karîm,   seuls  Ashâb   al-kirâm   (les  Compagnons)  et  les  imâms mujtahid conçurent et expliquèrent les hadiths  sharîf.

[1]  Yusûf  Ibn  Isma`îl  An-Nabhânî est  décédé  en  1350 de  l’Hégire  [en 1932] à Beyrouth.

Allâhu  ta’âlâ dota les imâms mujtahids de science, de connaissances scientifiques et religieuses, de compréhension profonde, d’esprit  vif, d’intelligence supérieure  et  de  plusieurs vertus et supériorités. Le principal  de ces supériorités est le taqwa. Puis, vient la Lumière divine dans leurs cœurs. Avec l’aide de ces supériorités, nos Imâms  mujtahids comprirent la parole  d’Allâhu ta’âlâ et de Rasûlullâh, et aussi ils se référèrent au “qiyas” (raisonnement analogique; analogie légale) dans les matières où ils ont  eu des difficultés  d’y pénétrer. Chacun  des imâms  de quatre madhhabs a indiqué  qu’il n’a pas parlé de son propre opinion  et a dit à ses disciples: “Si vous trouvez  un hadith  authentique ou sain (sahih),  laissez ma parole  à part,  suivez le hadith  de Rasûlullâh”. Nos imâms de madhhab l’ont dit aux savants profonds qui étaient mujtahids comme eux. Ces savants étaient des mujtahids de tarjîh (qui avaient l’habileté  de distinguer) et qui savaient  les preuves  de quatre madhhabs. Ces savants  mujtahids étudient les preuves,  le hadith  sur lesquels  l’imâm de madhhab a basé son ijtihad avec les preuves  et arguments et les transmetteurs du hadith  sain (sahîh) récemment rencontré en  les comparant et  en  examinant lequel était  postérieur et plusieurs  autres  conditions, et ils comprennent ainsi lequel  serait  préféré. Ou bien, l’imâm mujtahid a résolu  une question (mas’ala)  au  moyen  de  qiyas  (analogiquement) parce qu’il n’avait pas le hadith  qui serait  sa preuve;  et ses disciples en ont  eu  une  résolution différente  parce  qu’ils  s’informèrent ce hadith  qui serait  la preuve  sur la question dont  il s’agit. Mais, ces disciples ne vont pas au-delà des règles d’imâm de madhhab quand ils  emploient un  tel  ijtihad.   Les  muftîs  mujtahids qui  se  sont succédé donnèrent fatwâ (sentence) de cette  manière. Comme  on comprend de tous ceux qui sont cités ci-dessus, les musulmans qui suivent les imâms de quatre madhhabs et les mujtahids qui se sont élevés  dans  ces madhabs suivent  les règles  d’Allâhu  ta’âlâ  et de Son messager.  Ces mujtahids conçurent les bases scripturaires, les préceptes du Qur’ân  al-karîm  et des hadiths  que tout le monde  ne pourrait pas comprendre et ils rapportèrent et transmirent ceux qu’ils conçurent. Et les musulmans vécurent en accord  avec ceux que ces mujtahids avaient conçu et rapporté en ce qui concerne les Nass, autrement dit le Livre et la Sunna. Car, Allah Le Très-Haut déclare  dans  le quarante troisième âyat  (verset) de  sourate Al- Nahl   (Les   Abeilles)  qui  signifie:  “Si  vous  ne  le  savez  pas, interrogez donc là-dessus les gens du Rappel” Cet  âyat  karîma  montre que  tout  le  monde  ne  pouvait  pas comprendre correctement et  directement le  Livre  et  la  Sunna, autrement dit qu’il y aurait  aussi des gens qui ne pouvaient pas les comprendre correctement. Et  il  commande, pour  ceux  qui  ne peuvent pas  les comprendre d’une  manière correcte, de  ne  pas essayer personnellement de les concevoir mais de les apprendre en demandant à ceux qui les ont  conçus.  Si tout  le monde  avait  pu comprendre correctement les  sens  du  Qur’ân   al-karîm   et  des hadiths,  les soixante  douze  groupes  déviés n’auraient pas apparu. Tous  ceux  qui  ont  produit ces groupes  étaient tous  des  savants profonds. Mais aucun  d’eux n’a pas pu comprendre correctement les bases  scripturaires (Nass),  c’est-à-dire  les sens du Qur’ân  al- karîm  et des hadiths  sharîf. Ayant  mal compris,  ils se sont égarés du  droit  chemin  et  ils causèrent des  malheurs à des  millions  de musulmans. Ils les firent  tomber dans la calamité.  Ils se livrèrent aux excès en tirant  des fausses  conclusions  des nass et plusieurs d’eux déraisonnèrent si bien qu’ils appelèrent les musulmans de la bonne   voie  mécréants,  polythéistes. Il  est  écrit,  dans  le  livre wahhabite intitulé   “Kashf-ush-shubuhât” et  traduit en  turc  et insinué  occulte  en Turquie, qu’il est mubah  (permis) de tuer  les musulmans Ahl-sunna et de piller leurs bien.

C’est  seulement pour  le  Umma  de  Son  Prophète bien-aimé “sallallahu taâlâ  alaihi  wa sallam”  qu’Allâhu ta’âlâ  a accordé  la grâce  que  les imâms  de madhhab puissent  faire  l’ijtihad,  établir leur  madhhab et que  tous  les musulmans se réunissent dans  ces madhhabs. Allâhu  ta’âlâ a créé d’un part  les Imâms  d’itiqad  et a empêché les hérétiques, les impies et les renégats et les humains diaboliques de corrompre les fondements de la foi et les principes de  l’itiqad  (l’essence  de  la croyance,  de  la foi)  et  en  créant  les Imams  de  madhab, IL  a protégé Sa religion  d’être  corrompue, d’être profanée. Comme cette faveur n’existait pas dans la religion chrétienne et  juive,  ces  religions  ont  été  falsifiées,  altérées et modifiées  en jouet.

Les  savants  islamiques  ont  rapporté unanimement qu’il  n’y aurait  plus de savants  profonds capables  de faire l’ijtihad, quatre cent  années  après  le  décès  de  Rasûlullâh “sallallahu alaihi  wa sallam”. Aujourd’hui, si quelqu’un disait qu’il fallait faire l’idjtihad, on comprendrait qu’il est certainement fou ou ignorant de  religion.   Quand  le  grand   savant   Jalâl   ad-dîn   as-Suyûtî[1] “rahima-hullahu taâlâ”  avait dit qu’il était  élevé au degré  de faire l’ijtihad,  quelques savants  de  son  époque lui  avaient  demandé d’expliquer la question dont elle avait deux réponses différentes et de  dire  laquelle  de  ces réponses était  correcte. Il n’a pas  pu  la répondre sous  prétexte qu’il  n’avait  pas  le  temps  et  qu’il  avait beaucoup de choses à faire. En réalité,  on lui avait demandé qu’il fasse  l’ijtihad  sur  la  fatwa  qui  était  le  plus  bas  des  degrés  de l’ijtihad. Puisqu’un savant éminent comme Suyûtî s’est abstenu de faire  l’ijtihad  sur  la  fatwâ,  comment devront appeler ceux  qui poussent les musulmans à faire  l’ijtihad  absolu  (ijtihad  mutlaq), s’ils ne  s’appellent pas  fous  ou  ignorants de  religion?  Imâm  al- Ghazâli[2]   (rahimah-Allâhu ta’âlâ) rapporte clairement dans  son livre “Ihyâ’  ’Ulûm  ad-Dîn” (Revivification des sciences religieuses,  de la foi) qu’il n’y avait aucun mujtahid à son époque.

Si un musulman qui n’est pas mujtahid apprend un hadith  sain et s’il trouve  qu’il a des difficultés  d’agir selon  une résolution de l’imam de sa madhab et que cette  résolution n’est pas compatible avec ce hadith  sain, il devra rechercher et suivre, parmi les quatre madhhabs, un mujtahid dont l’ijtihad est basé sur ce hadith  et agir à ce sujet  suivant  la madhhab de  ce mujtahid. Le  grand  savant Imâm  an-Nawâwî[3]   “rahima-hullahu  taâlâ”   l’explique  en  détail dans  son livre “Rawdat at-tâlibîn”.

[1]  Jalâl ad-dîn as-Suyûtî ’Abd ar-Rahmân est décédé en 911 [en 1505] en Egypte.
[2]  Imâm al-Muhammad Ghazâli  est décédé  en 505 de l’Hégire [en 1111] à Tûs.
[3]  Imâm al-Yahyâ  an-Nawawî  est décédé  en 676 [en 1277] à Damas.

Car,  il n’est pas permis  pour ceux  qui  ne  sont  pas  élevés  au  niveau   d’ijtihad   de  tirer   des conclusions  du Livre et de Sunna.  A présent, quelques ignorants disent  qu’ils sont  élevés au niveau  de faire  l’ijtihad absolu,  qu’ils peuvent tirer  des conclusions  du Livre et de Sunna  et qu’ils n’ont pas  besoin   de  suivre  l’une  de  quatre  madhhabs parce   qu’ils peuvent saisir  les nass.  Ils abandonnent ainsi  la madhhab qu’ils suivaient  depuis  longtemps. Ils essayent  de  réfuter les madhabs avec leurs raisonnements erronés. Ils objectent avec ignorance et inintelligence qu’ils n’observeraient pas et ne respecteraient pas des religieux  qui n’étaient pas comme  eux. Trompés par le Satan et incités par leur nafs, ils font le fier en prétendant leur éminence. Mais en disant cela, ils ne peuvent pas comprendre qu’ils relèvent ainsi leur bêtise et leur bassesse, non leur supériorité. Parmi ceux- ci, nous voyons aussi des ignorants et des aberrants qui ont dit et écrit qu’il fallait que tout le monde  ait lu l’interprétation (tafsir)  et ait  dérivé  des  règles  religieuses  des  livres  d’interprétation et  de Buhârî.   Ô  mon  frère   musulman!  Évite   extrêmement  de  faire l’amitié  avec  ces pareils  imbéciles  ou  de  les  considérer comme religieux  et  garde-toi de  lire  leurs  livres  fabuleux;  Attache-toi entièrement à la madhhab de ton Imâm! Tu es libre de choisir celle que  tu  souhaites parmi  les quatre madhhabs. Mais,  il n’est  pas permis (jaiz) de rechercher les facilités, des dispenses  (rukhsa) des madhhabs,  c’est  à  dire   faire   “Talfîq”  des  madhhabs.  [Talfîq signifie la méthode d’interprétation dans le but de choisir différentes  solutions   juridiques  en  provenance  de  différentes écoles,   autrement  dit,  l’éclectisme,   recherche  et  mélange   des facilités, des dispenses  ou des préceptes de quatre écoles en ce qui concerne l’accomplissement d’un acte, lequel n’est pas compatible avec aucune  de quatre écoles. Quand on accomplit  un acte, on suit l’une de quatre écoles, entre-temps, si on observe aussi, autant que possible,  les conditions nécessaires pour  que  cet  acte  soit  aussi valable  et sain selon les autres  trois madhab à la fois, on appelle cela la “Taqwâ” (la piété),  laquelle  est bien digne de récompense] Il est indispensable qu’un Musulman  qui est capable  de comprendre bien  les  hadith   sharîf  qu’il  lit  apprenne bien  tout d’abord  ceux  qui  sont  des  preuves  de  sa  propre madhab, puis accomplisse les actes loués par ces hadith sharif et qu’il s’abstienne de ceux qui sont prohibés par ces hadith  sharif, et qu’il apprenne ensuite   la  grandeur  et  la  valeur   de  la  religion   de  l’Islâm,  la perfection  des  noms   et  des  attributs  d’Allâhu   ta’âlâ   et  de Rasûlullah “sallallahu alaihi wa sallam”,  et aussi la vie, les vertus et les miracles de Rasûlullah “sallallahu alaihi wa sallam”, l’ordre de ce monde  et de l’autre monde  et celui du Paradis  et de l’Enfer et les anges, les génies,  les peuples  et les umma  et les Prophètes anciens  et  leurs  livres  sacrés,  la supériorité de  Rasûlullah et  du Qur’ân  al-karîm,  les manières de vie de son haut personnage ainsi que celles de sa famille et de ses Compagnons, les révélations sur le Jugement Dernier, la fin du monde  et les savoirs  sur les deux mondes.  Et  tous  les savoirs  sur les deux  mondes  existent  et sont concentrés dans les hadiths  sharîf de Rasûlullah “sallallahu alaihi wa sallam”.
Si on comprenait bien  ce que  nous  avons  précisé  ci-dessus,  il serait bien évident  comme il était ignorant, celui qui disait que des règles  de  l’Islâm  dérivées   des  hadiths   sharîf  par  les  mujtahids étaient inutiles. Parmi les innombrables sciences annoncées par les hadiths   sharif,   le  nombre  de   ceux   qui   parlent  des   ibâdat (obligations cultuelles) et de muâ’malât  (affaires  sociales) est très peu. Certains savants  ont  estimé  le nombre de ceux-ci à environ cinq cent. [Ils ne dépassent pas trois milles, y compris les répétés]. Il n’est pas possible  qu’aucun  imâm de quatre madhhabs n’ait pu entendre un hadith sahih parmi ces hadiths sharîf si peu. Au moins, l’un  des  imâms  de  quatre madhhabs a  utilisé  les  hadiths  sahih comme preuve.  Un musulman qui remarque que quelques affaires ne sont pas convenables à aucun sahih hadith  (hadith sain) dans sa propre madhhab, il doit  accomplir  cette  affaire  en  suivant  une autre  madhhab qui  faisait  l’ijtihad  sur  ce hadith.  L’imâm  de  sa propre madhhab aussi  a  entendu peut-être ce  hadith,   mais  en suivant  un autre  hadith  qu’il a compris  qu’il était  plus sain et qui avait  annulé  le premier, ou pour  aussi les autres  raisons  que  les mujtahids savaient, il n’a pas pris le premier hadith comme preuve; parce  que  l’imâm  de  cette  deuxième madhhab qui  connait  les preuves   que  l’autre  ne  savait  pas,  a  aperçu   qu’il  n’y  a  rien  à empêcher de s’agir selon cet hadîth.  Néanmoins, il est permis aussi pour  lui d’accomplir  cette  affaire  en suivant  sa propre madhhab. Car,  l’ijtihad  d’imâm  de  sa propre madhhab est  fondé  sur  une preuve  sûrement saine. L’Islâm considère comme excusable,  pour un muqallid  (imitateur), de ne pas savoir cette preuve.  Car, aucun des imâms de quatre madhhab n’a excédé le Livre et la Sunna dans son ijtihâd. Leur madhhab n’est que des explications du Livre et de la Sunna.  Ils ont  expliqué  les sens et les règles  du Livre  et de la Sunna aux musulmans. Ils les ont faits de façon que les musulmans puissent  les comprendre et ils les ont rédigés dans leurs livres. Ces travaux  des imâms de madhhabs “rahimahum-Allâhu ta’âlâ” sont si grands services à Islâm que la puissance humaine ne pourrait pas suffire  pour   les  faire,  si  Allâhu   ta’âlâ  ne  les  avait  pas  aidés. L’existence  de ces madhhabs est l’un des preuves  et des évidences les plus parfaits  qui montrent que Rasûlullah “sallallahu alaihi wa sallam” est le vrai Prophète, l’Islâm est la vraie religion.

La  différence  entre   les  ijtihâds   de  nos  imâms  de  religion concerne seulement des certaines matières de furû’ad-dîn ou furou al-dîn (branches de la jurisprudence de l’Islâm; sciences religieuses concernant les  principes  de  fiqh).  Ils  n’ont  aucune   divergence, aucun   désaccord  sur  usûl-ad   dîn  (sciences   fondamentales  en Islâm),  en d’autres  termes,  sur les sciences d’itiqâd  (croyance) et de  foi  (îmân).  Ils  n’ont  non  plus  aucune  divergence en  ce  qui concerne les  sciences  religieuses  de  base  (furû’ad-dîn) connues nécessairement et prises  des hadiths  sharîf  dont  les preuves  sont communiqués par la narration. Seulement, ils se divergent les uns des autres  sur quelques matières religieuses  concernant furû’ad- dîn. Leur  compréhension sur la santé  et la sûreté  des preuves  de ces quelques matières s’est ensuivi cette divergence. Et ces petites divergences entre  eux sont  une  compassion d’Allâhu  ta’âlâ  pour cet umma.  Il est permis  (jâiz), pour  les musulmans, de suivre une madhhab qu’ils voudront, de choisir la madhab qu’ils trouvent plus facile. Rasûlullah “sallallahu alaihi  wa sallam”  avait  prédit  cette divergence comme  bonne  nouvelle  et il est arrivé  comme  il avait prédit.

Il n’est  pas  permis  de  faire  l’ijtihâd  sur  les sciences  d’itiqâd (croyance) mentionnées clairement dans  le  Qur’ân  al-karîm   et hadîths  sharîf, c’est à dire, sur les faits à croire et sur la science de fiqh. Car, cela susciterait des déviations et des hérésies.  C’est un péché majeur.  Il n’y a qu’un seul chemin droit en matière d’itiqâd (croyance). C’est l’école “Ahl  sunna  wa’l jamâ’a”. La divergence déclarée comme compassion d’Allâhu  ta’âlâ dans le hadith  sharîf, c’est celle qui concerne furou al-dîn, c’est-à-dire,  les sciences religieuses  concernant les principes  de fiqh, de la jurisprudence de l’Islâm.

En  matière d’une  divergence des jugements de quatre écoles qui concerne l’action, il n’y a qu’un jugement correct.  Les croyants qui  pratiquent le jugement correct  seront  récompensés de  deux thawâb;  et  ceux  qui  pratiquent les  jugements incorrects seront récompensés d’un seul thawâb.  Le fait que les madhhabs sont  la compassion d’Allâhu ta’âlâ montre qu’il serait permis de pratiquer un  précepte sur  la  pratique d’une  action  d’une  autre  école  en dehors  de sa propre madhab. Mais il n’est pas permis  de suivre, d’imiter les autres écoles Ahl sunna y compris Sahâbat al-kirâm en dehors  de  ces  quatre écoles.  Car,  leurs  madhhabs ne  sont  pas enregistrées dans les livres et elles sont oubliées.  Il n’y a pas eu la possibilité   de  suivre  une  autre   madhhab outre   que  les  quatre écoles  connues.  Et  Imâm  al-Abu  Bakr  al-Râzi  “rahima-hullahu taâlâ”[1] rapporte qu’il a été unanimement déclaré  par ‘ulamâ (les savants  en Islâm)  qu’il n’était  pas  permis  d’imiter  [directement] Ashâb al-kirâm. Nous recommandons, à ceux qui voudront comprendre bien  la  supériorité des  madhhabs, des  mujtahids, surtout des Imâms  de quatre écoles, le fait que leurs écoles n’ont pas excédé le Livre et Sunna et que les règles, les jugements qu’ils ont  rapporté au  moyen  d’ijma  et  de  qiyas,  n’étaient pas  leurs propres opinions,  des raisonnements d’eux-mêmes,  mais tirées du Livre et de sunna,  de lire les livres “Al-Mizan al-kubrâ” et “Al- Mizan   al-Khidriya”  écrits   par   Abd   al-Wahhâb  al-  Cha’rânî “rahima-humullahu taâlâ”.  La traduction faite  du  livre “Hujjat- Allâhi  ‘ala  ‘l-‘âlamîn” s’achève  ici. [Yûsuf  an-Nabhânî, Hujjat- Allâhi ‘ala ‘l-‘âlamîn, p.771-. Le passage cité ci-dessus et traduit de son  original   en  arabe   ne  contient  aucun   mot   ajouté   par   le traducteur. Comme  nous  avons  fait  dans  tous  nos  livres,  nous avons  utilisé  ici aussi les crochets  pour  les passages  extraits  des autres   livres  et  ainsi  on  a  essayé  de  prévenir  une  confusion probable des additifs  avec le livre. L’original  en langue  arabe  du livre “Hujjat-Allâhi ‘ala  ‘l-‘âlamîn” a été  imprimé  par  offset  en 1394 de Hégire  (en 1974) à İstanbul.

Ce n’est pas vrai que  le Qur’ân  al-karîm  ne mentionnait pas l’expression  de “savants en religion”. Plusieurs  versets  du Qur’ân al-karîm   (âyats)   louent   les  savants  (‘alîm,’ulamâ) et  la  science (‘ilm).  Hadrat ‘Abd al-Ghânî an-Nablusî écrit  dans  son livre Al- hadîqa:[2]

[1] Abu Bakr Ahmad Râzî est décédé en 370 de l’Hégire [en 980].
[2]  ‘Abd  al-Ghânî an-Nablusî, l’auteur  du  livre  intitulé  Al-hadîqa est décédé  en 1143 de l’Hégire (en 1731).

Le sens du septième âyat (verset) de la sourate al-Anbiyâ (les Prophètes), c’est: “Interrogez plutôt  les Gens  du Rappel (dhikr), si vous ne le savez pas”.  Dhikr  signifie la science (‘ilm).  Ce Signe (âyat) ordonne à ceux qui ne savent pas, de rechercher des savants, de leur demander pour apprendre ce qu’on ne sait pas. L’interprétation du septième âyat de sourate Al-Imrân (la famille de l’Imrân): “Seuls ceux qui sont doués d’intelligence et de science comprennent les sens  des  versets  figuratifs,  des  signes  qui  sont ambigus”, et celle de dix huitième verset,  c’est: “… Les doués  de science savent  et témoignent qu’il n’y a de Dieu  que Lui, Lui qui maintient la  justice,  Lui  qui  est  Tout  Puissant et  le  Sage”;  et l’interprétation du  quatre-vingt-unième verset  de  soûrate d’Al- Qasas  (la  Narration) est  comme  le  suivant:  «Ceux  auxquels  la Science avait été donnée dirent: “Malheur à vous! La récompense d’Allâh,  Le Très-Haut, est meilleure que  les bienfaits  mondains pour celui qui croit et qui effectue l’œuvre salutaire. Ceux qui sont constants seront  les seuls  à la recevoir”». Et  l’interprétation de cinquante sixième verset de sourate Al-Rum (les Romains), c’est:

«Ceux qui ont reçu la Science et la foi diront:  “Voici venu le Jour de la Résurrection auquel  vous ne croyiez pas”»;  et celle de cent huitième verset  de  sourate Al-Isrâ  (Le  Voyage Nocturne) est:

«Ceux qui ont reçu déjà reçu la Science prosternent sur leurs faces lorsqu’on  leur  lit le Qur’ân  al-karîm,  et  disent:  “Gloire à notre Seigneur! Certes, la promesse de notre Seigneur s’est accomplie! Ils prosternent en pleurant, leur humilité  augmente”»; le sens du cinquante quatrième verset  de  sourate Al-Haj  (Pèlerinage) est: “Quant à ceux auxquels  la Science a été donnée, ils reconnaissent que le Qur’ân  al-karîm  est la Vérité,  la Parole divine, venue de la part   du  Seigneur”;  et  le  sens  de  cinquante-sixième  verset   de sourate Al-Ankabût (l’Araignée): “Qur’ân al-karîm  est dans  les cœurs de ceux auxquels la Science a été donnée”; le sixième verset de sourate d’Al-Saba’ (Les Saba’): “Et ceux qui ont reçu la Science voient  que Qur’ân  al-karîm  descendu de la part  d’Allah  Le Très- Haut,  est la Vérité  et dirige  les hommes  sur le chemin  du Tout Puissant”; onzième  verset  de sourate d’Al-Mujadala (la Discussion): “Allâhu  ta’âlâ  placera   au  Paradis sur  des  degrés élevés ceux qui ont reçu la Science”;  et le sens de vingt-septième verset  de  sourate Al-Fâtir (Le  Créateur):  “Parmi les serviteurs d’Allah Le Tout Puissant, les savants sont seuls à Le redouter”; et le quatorzième verset  de sourate Al-Hujurât (Les  Appartements privés): “Le plus noble d’entre  vous, auprès  du Seigneur,  est celui qui craint  le plus Allâh,  Le Tout  Puissant, le plus pieux  d’entre vous”.

Les hadiths  sharîf  cités à la page  trois  cent  soixante-cinq du livre “Hadikâ” déclarent: “Allâhu ta’âlâ, les anges et tous les êtres vivants  prient  en faveur  de celui qui enseigne  les connaissances utiles  aux  gens”;  “Au   Jour   du  Jugement dernier, d’abord   les Prophètes, puis les savants ensuite  les martyrs  intercéderont”. “Ô êtres  humains!  Sachez  que  la science  s’apprend en  écoutant les savants.” “Apprenez  la  science!  Apprendre est  une  prière,  un culte.   Qui   enseigne   ou  apprend  sera   récompensé  de  djihâd. Enseigner est  comparable à faire  l’aumône.  Acquérir la science d’un savant  est comme  faire la prière  de tahajjud.” Dans  le livre de  fatwâ  intitulé   “Khulâsa”, écrit  par  Tâhir  Buhâri[1]   “rahima- hullahu  taâlâ”,  il est  rapporté: “Lire  des  livres  de  Fiqh  est  une meilleure  œuvre   pieuse   que   de   faire   les  prières   de   salât nocturnes”. Car, il est fard (obligatoire) d’apprendre les fards (les obligations) et  les  harams  (les  interdictions) par  les  livres  [des savants  ou d’eux-mêmes]. Lire des livres de “fiqh”  dans le but de pratiquer lui-même ou d’enseigner aux autres est meilleure œuvre pieuse que de pratiquer les salât at-tasbîh. Dans les hadîths sharifs, il est dit: “Etudier la science est une œuvre pieuse plus valable que toutes   les  prières   surérogatoirs  (nafila).   Car,   elle  est  utile   à l’enseignant et à la fois aux apprenants”, et “Celui  qui apprend pour  enseigner aux  autres   sera  récompensé comme  les  sıddîq (musulmans véridiques, sincères)”. Les sciences islamiques n’apprennent que par le maître  et le livre. Ceux qui disent  qu’on n’a pas besoin  de livres islamiques  ou de guide-spirituel sont des menteurs, dégénérés ou des renégats. Ils trompent les musulmans et les entraînent vers le malheur. Les sciences écrits dans les livres religieux  sont  tirés  du Qur’ân  al-karîm  et des hadiths  sharifs. La traduction faite du Hadîka[2]  se termine ici.

Allâhu  ta’âlâ a envoyé Son Messager  pour transmettre et pour enseigner le Qur’ân  al-karîm,  Ashâb  al-kirâm  ont acquis les connaissances, les sciences du Qur’ân  al-karîm  par Rasûlullah. Et les savants en religion les ont apprises par Ashâb al-kirâm. Et tous les musulmans les ont  apprises  par  les savants  en religion  et par leurs livres. Dans  les Hadîth sharîf, il est déclaré:  “La  science est un trésor.  Son clef est de l’acquérir  en demandant”; “Apprenez et enseignez  la science!”;  “Tout a une  source.  La source  du taqwâ (piété) est  le  cœur  des  sages”  et  “Enseigner la  science,  c’est l’expiation  des péchés”.

[1]  Tâhir Bukhârî est décédé  en 542 [en 1147]
[2]  l’auteur  du livre Hadîqa , Abdulganî Nablusî  est décédé  en 1143 [en 1731]

Al-Imâm ar-Rabbânî (rahmatullâhi ta’âlâ ’alaih) écrit dans  la cent quatre vingt treizième lettre  du premier volume  de son livre “Maktûbat”:
“Une  personne obligée,  c’est à dire une personne saine  qui a atteint l’âge  de  la  puberté doit  d’abord   corriger   sa  foi  et  sa croyance.  C’est à dire,  il faut  apprendre bien  les fondements de l’Islâm, écrits par les savants Ahl-i sunna et croire convenablement à ces principes.  Puisse  Allâhu  ta’âlâ  accorde  abondamment des récompenses à ces travaux  de ces grands savants! Amîn. Echapper à la torture de la Géhenne (Enfer) à la Résurrection dépend de croire en ceux qu’ils ont communiqués. Ceux qui seront  sauvés de l’Enfer, ce sont seulement ceux qui les suivent. [Ceux qui sont dans la voie qu’ils ont  montrée sont  appelés  “Sunnî”] Ce ne sont  que ceux-ci  qui  suivent  la voie  de  Rasûlullah “sall-Allahu alaihi  wa sallam”  et  de  son  Ashâb   (Compagnons)  “ridvânullahi alaihim ajma’âin”.  Parmi les sciences tirées du Livre (du Qur’ân  al-karîm) et  de  Sunna  (des  hadiths   sharîfs),  celles  qui  sont  correctes et valables,  ce sont  seulement celles qui ont  été  rapportées par  ces grand savants qui les ont bien aperçus. Car, tout homme  hérétique et de bid’a, tout  homme  réformiste, tout  homme  aberrant et hors madhab mais  qui  porte  un  nom  musulman prétend  qu’il  tirait inintelligemment ses idées  aberrantes du  Livre  et  de  la Sunna. Ceux-ci  essayent  de diffamer  les savants  Ahl  sunna.  Donc,  il ne faut pas présumer que chaque  article, chaque  explication allégués qu’ils sont tirés du Livre ou de la Sunna sont corrects  et vrais, et il faut  faire  attention ainsi  aux  propagandes dorées,  aux  battages clinquants de ces hérétiques.

Le livre intitulé  “Al-mu’tamad”, écrit  en persan  par  le grand savant  Tur  Pushtî[1]   pour  expliquer la croyance  droite  expliquée par  les savants  Ahl sunna  wal jamâ’a est très précieux  et il a été écrit d’une façon très claire et facilement compréhensible. Il a été publié par “Hakîkat Kitâbevi”, en 1410 de l’Hégire [en 1989].

Après  avoir  corrigé  l’apprentissage des  croyances  de  l’aqâîd (croyances nécessaires), on  doit  apprendre les  actes  et  choses “Halâl”, “Harâm”, “Fard”, “Vâjib”, “Sunna”, “Mandoûb” et “Makrûh” par les livres de fiqh écrits par les savants Ahl sunna et il faut les pratiquer. Il faut être  vigilant, bien attentif pour  ne pas lire  des  livres  hérétiques  écrits   et  publiés   par   des  ignorants incapables de comprendre la grandeur et la supériorité des savants Ahl sunna. Les Musulmans dont la croyance  n’est pas compatible avec celle d’Ahl sunna  ne se sauveront pas d’aller en Enfer,  dans l’autre   monde;   Qu’Allah  nous   protège!  Si  un  musulman  est indolent dans ses cultes, il peut  être  pardonné, même  s’il ne s’en repent pas.

[1]  Fadlullah bin Hasen  Turpushtî est un savant  en fıqh Hanéfite. Il est décédé  en 661 de l’Hégire [en 1263].

Même  s’il n’était  pas  pardonné, il serait  sauvé  de l’Enfer après avoir été châtié. Donc, le principal  est de corriger  sa foi. Khwâja  ’Ubaid-Allâh al-Ahrâr “qaddas-Allâhu ta’âlâ sirrahu’l-azîz”[1]   dit:

[1]  Khwâja’Ubaid-Allâh  al-Ahrâr  est  décédé   en  895  [en  1490]  à Samarkand.

“Si   on   me   donnait  tous   les   dons   de dévoilement et de prodige,  mais si cependant on me privait  de la croyance  Ahl sunna,  je me considérerais moi-même perdu,  ruiné. Si je n’avais pas la faculté  de dévoilement, de prodige  et, de plus, si j’avais  beaucoup de  fautes  et  délit,  mais  on  m’avait  conféré quand-même la  croyance  Ahl  sunna,  je  ne  me  sentirais  jamais désolé”.
Maintenant,  les  Musulmans  de  l’Inde   sont   esseulés.   Les ennemis  de l’Islâm attaquent de tous  les côtés.  Aujourd’hui une pièce de monnaie donnée pour servir l’Islâm est une bonne  œuvre plus  méritoire  de  récompense  que   des  milliers   de  monnaies données à un  autre  moment. Le  plus  grand  service  à rendre à l’Islâm  est  de  se  procurer des  livres  Ahl  sunna,  des  livres  sur l’Islam et sur la foi et de les distribuer aux villageois,  aux jeunes gens. Que celui à qui ce service a été accordé soit satisfait; Qu’il est heureux, qu’il  est  chanceux!  Il  doit  en  exulter   et  remercier le Seigneur.  Servir  l’Islâm est toujours une  bonne  action. Pareillement, aujourd’hui, pendant ce temps  où l’Islâm est faible et on  essaie  de le démolir  par  des mensonges et des calomnies, essayer de s’efforcer de répandre la croyance,  la foi Ahl sunna est une bonne  œuvre beaucoup plus méritoire. Rasûlullah “sallallahu alaihi  wa  sallam”  dit  à  ses  Compagnons: “Vous  vivez dans  un temps  tel que  si vous obéissez  aux neuf  sur dix des commandements et des prohibitions d’Allâhu  ta’âlâ  mais vous y désobéissez à un vous périrez;  vous serez  torturé dans  l’au-delà! Après vous, il viendra un temps où celui qui n’obéit qu’un dixième des commandements et des interdictions sera sauvé.”  [Ce hadith sharîf est écrit aussi dans le livre “Mishkât al-Masabîh”, V. 1 – p.
179 et dans “Kitâb  al-Fitan”, ch. 79, écrit par Tirmîdhî.  Le temps signalé dans le hadith  sharîf ci-dessus, c’est maintenant. Il faut se débattre  contre   les  incrédules,  dévoiler   et  révéler   ceux  qui attaquent l’Islâm et de les détester. [Le devoir  de faire  le djihâd (guerre sainte)  est à l’Etat, à son armée.  Le djihâd des musulmans signifie exécuter les commandements du gouvernement en service militaire. Il est écrit quand même dans la soixante cinquième lettre que le djihâd qawlî (effort) fait au moyen de paroles,  d’écriture ou de conseil) est plus utile que le djihâd-ı qatlî (lutte armée)]. Il n’est pas  indispensable d’être  à  même  un  savant  ou  un  homme   de prodige  pour  enseigner et distribuer les livres et les sentences des savants Ahl sunna. Chaque musulman doit s’efforcer de le faire. Il ne  doit  pas  manquer l’occasion.  Au  jour  du  Jugement Dernier, tous   les  musulmans  seront   interrogés  à  ce  sujet   et  on  leur demandera pourquoi ils n’ont pas servi l’Islâm. Ceux qui ne s’efforcent pas de répandre les livres enseignant l’Islâm et ceux qui ne contribuent pas aux personnes ou aux institutions, aux établissements diffusant  la science  religieuse  seront  violemment châtiés;  ni  excuse,  ni  prétexte ne  seront   admis.  Les  Prophètes “’alaihimu’s-salâm”  n’ont  jamais  pris  leurs  aises,  encore   qu’ils soient  les plus élevés  et les plus précieux  des êtres  humains.  Au contraire, ils se sont efforcés  jour et nuit de disséminer la religion d’Allah, Le Tout Puissant, et la voie de la béatitude infinie. A ceux qui leur  demandaient des miracles,  ils disaient:  “C’est  Allâh,  Le Très-Haut, qui crée  les miracles.  Notre  tâche  est de transmettre, communiquer la religion d’Allâhu  ta’âlâ”.  Comme  ils travaillaient dans ce but, Allâhu  ta’âlâ les aidait et créait des miracles. Et nous pareillement, nous devons distribuer et disséminer les livres et les mots   des  savants   Ahl   sunna   “rahimahum-Allâhu  ta’âlâ”   et informer et aviser les jeunes  gens et nos frères  de l’ignominie,  de la bassesse, de la méchanceté et des mensonges des incrédules, des mécréants, des ennemis, de ceux qui calomnient et qui font souffrir les musulmans. [Faire ça, ce ne serait pas de médisance (ghiba), au contraire, c’est al-amr  bi’l-ma’rouf].  Celui  qui n’emploie  pas son pouvoir,  sa fortune, son métier  à exécuter ce but n’échappera pas au  supplice.  Des  souffrances,  des  tourments subis  en  travaillant dans  ce  but  doivent  être  considérés comme  des  bénéfices,   des bénédictions. Les prophètes “’alaihimu  ’s-salâm”  subissaient des attaques des dégénérés, des ignorants pendant qu’ils révélaient les ordres  d’Allah, Le Tout Puissant. Ils souffraient beaucoup. Muhammad  “’alaihi   ’s-salâm”,   le  bien-aimé,  l’élu,  le  choisi d’Allâhu ta’âlâ parmi ces vertueux grands, a dit: “Aucun Prophète n’a autant souffert  que  moi.”  La  traduction faite  de  Maktûbât s’achève ici.

[Chaque Musulman  doit  apprendre la croyance  et la foi Ahl sunna et l’enseigner  aux gens auprès  desquels  il a de l’influence et du crédit. On doit rechercher et acheter des livres, des magazines et des journaux relatant les propos  des savants  Ahl  sunna  et les envoyer  aux jeunes  gens et aux personnes de connaissance. Nous devons nous efforcer  afin qu’ils les lisent. On doit distribuer aussi des livres qui dévoilent les coulisses des personnages islamophobes].

Les savants Ahl sunna qui montrent le droit chemin à tous les Musulmans sur la Terre  et qui sont les maîtres-guides des Musulmans en l’apprentissage correct  de la religion  de Muhammad “’alaihi’s-salâm”, sans  aucune  modification, aucune altération, sont les savants élevés au rang d’ijtihâd en quatre écoles (madhab) de l’Islâm. Les plus éminents parmi eux, sont les quatre grands  personnages; le premier est  Imâm  al-a’zam Abû  Hanîfa Nu’man  ibn  Thâbit  “rahima-hullahu ta’âlâ”.  Il est  l’un des  plus grands   savants   de  l’Islam.  Il  est  le  guide   d’Ahl   sunna.   Sa biographie est écrite en détail dans nos livres “La voie Ahl sunna” et “Endless Bliss”. Il naquit  à Kûfa en 80 de l’Hégire (en 699) et il fut martyrisé à Baghdad en 150 de l’Hégire [en 767].

Le second est le grand savant Mâlik ibn Anas “rahima-hullahu ta’âlâ”. Il est né à Médine  en 90 de l’Hégire et il y décéda  en 179 [en 795]. Il est écrit dans le livre d’Ibn Âbidîn  qu’il a vécu quatre- vingt-neuf  ans. Son grand-père était Mâlik bin Abî Âmir.
Le troisième est Muhammad ibn Idrîss Châfi’i “rahima-hullahu ta’âlâ”, le bien-aimé des savants  de l’Islam, né en 150 de l’Hégire à Gaza- Palestine et décédé  en Egypte en 204 de l’Hégire [en 820].

Le quatrième, Ahmad ibn Hanbal “rahima-hullahu ta’âlâ”, né à Baghdad en 164 de l’Hégire  et y décédé  en 241 [en 855] est le pilier de l’édifice de l’Islam; (rahmatullah alaihim ajma’în).
Quiconque ne connait  pas, ne respecte pas, autrement dit ne suit pas aujourd’hui l’un de ces quatre grands Imâms est en grand danger.  Il est dans l’hérésie; il s’est égaré  du droit chemin.  A part eux, il y avait plusieurs  savants Ahl sunna qui avaient  à la fois des droits madhabs. Mais dans le cours du temps, leurs madhhabs ont été oubliées.  Elles n’ont pas pu être enregistrées ou rédigées  dans les livres.  Par  exemple  on  trouve  parmi  ceux-ci  les sept  grands savants,  à Médine,  appelés  “al-Fuqahâ’as-sab’a” tels que  ’Umar ibn  ’Abd  al-’Azîz,  Sufyân  ibn  ’Uyaina[1],   Is’haq  ibn  Râhawah, Dâwûd   at-Tâ’î,  ’Âmir  ibn  Sharâhil   ash-Sha’bî,  Laith  ibn  Sa’d, ’A’mash,   Muhammad  ibn  Jarîr   at-Tabarî,  Sufyân   ath-Thawrî [décédé  en  161 [en  778] à Bassra]  et  ’Abd  ar-Rahmân Awzâ’î (rahimahum-Allâhu ta’âlâ).

[1]  Sufyân ibn Uyaina  est décédé  en 198 [en 813] à la Mecque

Tous  les  Compagnons (Sahâbat  al-kirâm) “radiallahu ta’âlâ
‘anhum ajma’în”  étaient justement et légitimement des étoiles  de la hidayah  (de la guidance,  du droit  chemin).  Chacun  d’eux était capable  tout  seul de mettre tout  le monde  sur le bon chemin.  Ils étaient tous des mujthahids; chacun était dans sa propre madhhab. La madhhab de plusieurs  parmi  eux était  toute  semblable. Mais, comme  ces madhhabs n’étaient pas  écrites  dans  les livres,  il ne nous était pas possible de les suivre. Ceux que les Imâms de quatre madhhabs nous ont transmis  au sujet de leur madhhab, c’est à dire ce à quoi  il faut  croire  et  faire,  ont  été  recueillis,  rassemblés et expliqués   par  eux-mêmes ou  par  leurs  disciples.  Tous  ceux-ci furent  transcrits dans les livres. A présent, chaque  musulman doit suivre  la  madhhab  de  l’un  de  ces  quatre  Imâms   et  vivre  et pratiquer la religion conformément à la madhhab qu’il suit. [Quiconque ne voudrait suivre aucune  de ces quatre madhhabs, il ne  serait  pas  d’Ahl  al  sunnah  (les  gens  de  la  Sunna).   Voir  le chapitre “Introduction”].
Parmi  les disciples de ces ces quatre Imâms,  les deux  avaient été élevés à un niveau  supérieur en publication des sciences de la foi.  Il  y a  eu  ainsi  deux  madhhabs en  croyance,  en  foi.  La  foi correcte en conformité avec le Qur’ân al-karîm et les hadiths bénis est seulement cette  foi expliquée par  ces deux. Ce sont  ces deux qui ont répandu sur la terre  les sciences cognitives de la foi Ahl al sunnah qui est le groupe  de salut (al-firqa al-najiya).  L’un de ceux- ci  était  Abu  ’l-Hasan  al-Ash’arî   (rahimah-Allâhu ta’âlâ),  né  à Basra en 266 de l’Hégire (en 879) et décédé  à Baghdad en 330 (en
941).  L’autre   était   Abu   Mansûr   al-Mâturîdî  (rahimah-Allâhu ta’âlâ),  décédé  à Samarkand en 333 (en  944). Chaque musulman doit suivre l’un de ces deux grands İmâms au sujet de la croyance.

Les  voies  (turuq) de  l’awliyâ sont  droites.  Elles  n’ont  pas  la moindre  divergeance ou  une  incompatibilité  avec  l’Islâm.  [A chaque   époque, il  y  avait  des  menteurs et  des  aberrants, des pervers   qui  faisaient   la  religion   un  moyen   pour   leurs  profits mondains et qui se sont montrés en guise de walîy, murchid  ou des autorités religeux  pour  obtenir des  biens,  de  la  fortune ou  un poste.   Aujourd’hui  aussi,  il  y  a  des  méchants  dans   chaque institution, dans  chaque  métier  et dans  chaque  poste.  En  voyant ceux qui cherchent leurs profits et leurs plaisirs dans les pertes  des autres,  cela serait injuste et ignorance de diffamer  tous les métiers et les gens où ils se sont  impliqués  et amalgamés. A la fois, cela serait aider les défaitistes. C’est la raison pour laquelle,  l’existence des faux religieux,  des cafards,  des sectaires  ignorants ne devrait pas  un  motif  de  baver  sur  ulamâ,  les  savants  en  Islâm,  sur  les grands  de  tasawwuf  (soufisme)  et  hautes  personnalités dont  les services   se  trouvent  dans   pages   honorables  de  l’histoire.   On devrait savoir que ceux qui le font sont injustes]. Awliyâ possèdent des prodiges  (karâmat). Tous  leurs  karâmats sont  vrais et droits (haqq). Imâm   al  Yâfi’î[1],  le  grand   savant,   dit:  “Les  karâmats (prodiges, merveilles) de “Ghawth us-thaqalain mawlânâ  ’Abd al- Qâdir  al-Jîlânî[2]  (qaddas-Allâhuta’âlâ sirrahu’l-azîz) étaient tellement transmis  de bouche  en bouche  qu’il était  impossible  de ne  pas  y  croire.   Car,   la  tawâtur  (transmission  d’une   façon successive par de nombreuses personnes) est à la fois une preuve authentique et fiable.”

[1]  Abdullah Yâfi’î est décédé en 768 de l’Hégire [en 1367] à La Mecque.

[2]  ’Abd al-Qâdir al-Jîlânî est décédé  en 561 [en 1161] à Baghdad.

Au  contraire des  rumeurs, il  n’est  jamais  permis  d’appeler comme  infidèle,  mécréant quelqu’un qui pratique les prières rituelles  de salàt, à moins qu’on n’ait entendu prononcer ouvertement une  parole  ou utiliser  un mot  sans obligation, sans une contrainte qui cause son infidélité.  On ne peut pas prononcer une malédiction contre  lui, à moins qu’on ne sache qu’il est mort comme  mécréant. D’ailleurs,  il n’est  permis  (jâiz)  non  plus  de maudire, de prononcer une malédiction contre  un mécréant. C’est pourquoi, il est préférable de ne pas maudire Yazîd]
5– La cinquième de six prescriptions fondamentales auxquelles il faut croire, c’est: “Croire à l’autre monde et au jour du Jugement Dernier”. Le  début   de  l’autre  monde   est  le  jour  où  l’homme meurt; il dure jusqu’à la fin du “Jugement dernier”. On l’appelle le dernier jour parce qu’après, il n’y a plus de nuit, et parce qu’il vient après la vie terrestre. Le jour indiqué  dans le hadith  béni n’est pas comme le jour ou la nuit que nous connaissons. Il dénote un temps. Le jour du Qiyama  n’a pas été révélé.  Personne ne connait,  ni ne peut prévoir  l’arrivée de ce jour. Cependant, notre  Prophète (sallallahu alaihi  wa sallam)  a annoncé et  prédit  ses nombreux signes et ses débuts: Hadrat al-Mahdî  viendra,  Hadrat Î’sâ “’alaihi ’s-salâm” descendra du ciel à Damas, le Dajjâl apparaîtra; des gens appelés  Ya’jûj et Ma’jûj (Voir  Glossaire) agiteront le monde;  le soleil  se lèvera  à l’ouest;  des  violents  séismes  se produiront; les connaissances religieuses seront oubliées; le vice et la perversité s’accroîtront; les gens irréligieux, immoraux, malhonnêtes seront des  dirigeants. L’exécution des  commandements d’Allâhu  ta’âlâ sera entravée. Les harâms (actes et choses interdits par la religion) seront  commis partout. Un feu sortira  du Yémen.  Les cieux et les montagnes seront  morcelés;  le soleil et la lune s’obscurciront; les mers se mêleront l’une à l’autre, elles bouilliront et s’assècheront.

Les musulmans qui vivent  dans  les péchés  sont  appelés  fâsiq (pervers). Les pervers et les mécréants auront des châtiments dans la  tombe.   Ce  sont  des  matières à  exactement et  certainement croire.  Dès  qu’une  personne décédée aura  été  enterrée, elle  y ressuscitera, il revivra d’une vie inconnue et ou elle y sera bénie, à l’aise ou  au  supplice,  à  la  torture. Les  hadiths  sharîf  déclarent clairement  que   deux   anges   nommés   “Munkar”  et  “Nakîr” viendront en  guise  de  deux  hommes   horribles à  sa  tombe   et l’interrogeront. Selon  plusieurs  savants,  l’interrogation tombale sera sur le crédo  Musulman  total  ou partiel;  c’est-à-dire,  elle sera sur  tous  les  fondements de  foi  ou  sur  certains  fondements qui englobent  la  foi.  [C’est  la  raison   pour   laquelle,   nous  devons enseigner à nos enfants les réponses de ces questions:  “Qui est ton Seigneur  (Rabb)? Tu es de quelle  religion?  Du  quel  umma  (du quel peuple,  de quelle  communauté de quel Prophète) que tu es? Quel est ton livre sacré? Où est ton qibla? Quelle  est ta madhhab en foi et en ‘amal  (en culte, en actes)?  “. Il est écrit dans le livre “Tadhkirat al-Qurtubî”[1]que les gens  qui  ne  sont  pas  d’Ahl  al- Sunna ne réussiront pas à répondre correctement à ces questions.] Les  tombes  de  ceux  qui  réussissent à les répondre précisément seront  élargies.  Une  fenêtre s’y ouvrira  sur  le Paradis.

[1]  Muhammad Qurtubî Mâlikî, l’auteur du livre “Tadhkirat al-Qurtubî” est décédé en 671 de l’Hégire [en 1272]. Le livre intitulé “Mukhtasaru Tadhkirat al-Qurtubî” écrit par  ’Abd  al-Wahhâb ash-Sha’rânî a été publié de nouveau par Hakîkat Kitâbevi  (Librairie Hakîkat) en 1421 de l’Hégire (en 2000).

Tous  les matins  et tous  les soirs, elles verront leur  place  au Paradis  et les anges  les combleront de  bienfaits  et  leur  donneront de  bonnes nouvelles.  Ceux qui n’auront pas pu répondre bien seront  battus avec des maillets  de fer si fort  que  toutes  les créatures, sauf les hommes et les génies, les entendront pousser des cris. La tombe de ceux-ci  sera  si  rétrécie qu’elle  les  resserra comme  si  leurs  os seraient entrelacés. Un trou  sera ouvert  vers l’Enfer.  Le matin  et le  soir  ils  verront  leur   place   en  Enfer.   Ils  seront   torturés amèrement dans la tombe  jusqu’à la Résurrection.

Il faut  absolument croire  au  retour de  la mort  à la vie, à la résurrection après  la mort.  Après  que  les chairs  et les os seront décomposés et réduits  en terre  et en gaz, ils seront  recréés  et les esprits se rejoindront leurs propres corps; tout le monde ressuscitera, se relevera de sa tombe.  C’est pour cela que ce temps est appelé  “le jour du Qiyâmat” (jour de Résurrection).

[Les plantes  utilisent  le dioxyde  de carbone (CO2  ) de l’air et l’eau (et des sels minéraux) du sol. A la fin de cette  absorption et d’un processus  d’une combinaison, elles produisent ainsi des substances  organiques, la matière vitale  de nos organes.  On  sait aujourd’hui qu’une  réaction chimique  durant des années  survient immédiatement, en  moins  d’une  seconde,   quand   on  utilise  un “catalyseur”.  Pareillement, Allah  Le  Tout  Puissant   combinera l’eau, le dioxyde  de carbone et des substances  minérales, dans la tombe,  et IL créera  en un moment des substances  organiques et des  organes  vivants.  Mukhbir al-sâdiq  (Le  Vrai  Annonciateur – sallallahu  alaihi  wa sallam)  rapporte que  nous  ressusciterons de cette manière. Et la science démontre d’ailleurs que c’est fait déjà dans le monde].
Toutes  les créatures vivantes  se rassembleront dans le lieu de Rassemblement (Al-Mahchar). Les  livres  des  actes  des  gens  où sont  inscrites   toutes   leurs  bonnes   ou  mauvaises   œuvres  sont individuels   et  on  les  leur   remettra  chacun   en  volant   à  son propriétaire. Et c’est Allâhu  ta’âlâ,  le Tout  Puissant,  le Créateur de la terre,  des cieux, des atomes  et des étoiles  qui fera tout  cela. Le messager  d’Allâhu  ta’âlâ “sall-Allâhu ta’âlâ ’alaihi wa sallam” a rapporté que tout  cela arriverait. Il est certain  que tout  ce qu’il dit est vrai. Tout ce qu’il a dit aura certainement lieu.

Les livres des actes, autrement dit, livres des comptes  des bons, des sâlih (pieux, gens de bonnes œuvres) leur seront  remis en leur droite;  les pervers,  les méchants (fâsiq)  les auront de leur gauche ou  de  leur  dos.  On  verra  que  tous  les actes,  bons  ou  mauvais, grands ou petits, faits en cachette ou ouvertement étaient enregistrés dans ce livre. Même  les actes inconnues par les anges “Kirâman Kâtibîn” seront  révélés  par le témoignage des organes humains  ou par  Allâhu  ta’âlâ  qui sait tout;  donc,  tout  le monde aura des comptes à rendre, le jugement (hisâb), tout le monde sera interrogé  de  tous   ses  actes.   A  la  Résurrection,  au  Jour   du Jugement Dernier tout ce qui est secret sera révélé si Allahu  ta’âlâ le veut. Les anges seront interrogés sur ce qu’ils ont fait sur la terre et dans les cieux, les Prophètes “salawâtullahi taâlâ wa taslimâtuhu ajma’în” sur la façon de communiquer les commandements d’Allâhu  ta’âlâ  à Ses serviteurs humains;  et  les hommes  seront interrogés  sur   leur   observation,  respect  et  obéissance aux Prophètes, aux Envoyés, sur l’exécution des devoirs commandés et sur leur observation et respect  aux droits  des uns des autres.  Au Jugement Dernier, ceux qui ont  la foi, de bonnes  œuvres  et de bonnes mœurs recevront des récompenses et des grâces, mais ceux qui ont le mauvais comportement, de mauvaises œuvres recevront des châtiments sévères.

Avec Sa grâce et Sa faveur,  Allâhu  ta’âlâ pardonnera tous les péchés, petits ou majeurs  des croyants  qu’IL veut; s’IL le veut, IL pardonnera tout  le  péché  sauf  l’associationnisme (chirq)   et  la mécréance (kufr);  s’IL le veut, IL châtiera avec Sa justice même pour  des  petits  péchés.  IL  déclare  qu’IL  ne  pardonnera jamais celui qui est mort  comme  mécréant et polythéiste. Les infidèles avec ou sans livres sacrés, c’est à dire ceux qui ne croient  pas que Muhammad alaihisslâm  était le Prophète envoyé à toute l’humanité, ceux  qui  n’approuvent non plus l’un des préceptes (commandements et interdictions) qu’il a communiqué seront certainement mis en Enfer  et y châtiés éternellement s’ils meurent dans cet état-là.

Au  Jour   du  Jugement Dernier,  il  y  aura   “al-mîzân” (une balance   inconnue)  où  seront   pesées   les  bonnes   et  mauvaises actions.  Le plateau de cette  balance  est si large que la terre  et le ciel pourraient à peine  couvrir  un bassin.  Le plateau de bonnes actions  est  lumineux  et  situé  à la droite  de  l’Arche,  du  côté  de Paradis;  le plateau de mauvaises  actions  est sombre  et il est à la gauche de l’Arch, là il y a l’Enfer. Les actes accomplis, les paroles, les pensées,  les regards,  tout  fait dans le monde,  se formeront là- bas, les bonnes  œuvres paraîtront brillantes, les mauvaises actions paraîtront obscures   et  affreuses;  elles  seront  pesées  dans  cette balance.  Ce  mîzân,  cette  balance  n’est  pas  comme  celles  de  ce monde. Il est dit que le bassin lourd des plateaux monte et celui qui est  léger  descend.  Selon  nombreux savants  “rahima-humullahu taâlâ”, il y aura  de  nombreuses balances.  Et  beaucoup d’autres entre eux ont dit qu’il n’a pas été indiqué dans la religion comment et  combien   elles  seraient et  qu’il  vaudrait mieux  de  ne  pas  y penser,  autrement dit, en imaginer  ou configurer.

Il y aura  un pont  appelé  “Sirât”. C’est un pont  surplombant l’Enfer   et  amenant  au  Paradis.   Sur  l’ordre   d’Allah   Le  Tout Puissant,   le  pont   de  Sırât  sera  mis  au-dessus   de  l’Enfer.   On ordonnera à tout le monde de traverser ce pont. Ce jour-là tous les Prophètes supplieront et  diront:  “Ô  Seigneur!  Accorde-nous du salut!”. Ceux qui ont le droit  d’aller au Paradis,  entreront dans le Paradis   après  avoir  franchi  facilement le  pont.  Certains parmi ceux-ci le traverseront d’une vitesse de l’éclair, certains  comme le vent  et certains  comme  un cheval  au galop. Le pont  de Sirât  est plus  fin  qu’un  poil  et  plus  tranchant qu’un  glaive.  Vivre  en  se conformant  à  l’Islâm   dans   ce  monde,   c’est  pareil.   Tenter d’observer  d’une manière exacte l’Islâm, c’est comme traverser le pont  de Sırât. Ceux qui endurent ici bas les difficultés  de la lutte contre  l’âme charnelle (nafs), contre  leurs désirs sensuels traverseront  là-bas   facilement  le  pont   de  Sırât.  Ceux   qui  ne respectent pas les préceptes de l’Islâm, ceux qui sont esclaves de la sensualité passeront le Sirât avec grande  difficulté. C’est pourquoi Allâhu  ta’âlâ a donné  le nom “Sirât  al-mustaqîm” à la voie droite qu’indique l’Islâm.  Cette  similitude  dans  les  noms  montre que l’existence dans le chemin de l’Islâm, c’est comme franchir  le pont de Sirât.  Ceux  qui méritent l’Enfer  ne pourront pas traverser le Sirât et ils tomberont en Enfer.

Il y a un “Bassin de Kawsar” (Hawd al-Kawsar) réservé à notre Prophète Muhammad Mustafâ  “sallallahu alaihi  wa  sallam”.  Il s’étend,  de  longueur, sur  une  distance  d’un  mois  de  voyage  de même  que sa largeur;  son eau est plus blanche  que le lait et plus savoureuse que le miel; son arôme  est plus agréable que le musc. Ses  coupes  sont  équivalentes aux  étoiles  dans  le  ciel  dans  leur nombre et leur clarté; celui qui en boira  une gorgée  ne ressentira plus jamais la soif même s’il est en Enfer.

“Shafâ’a”  “Intercession”  est  vraie   et  elle  aura   lieu.  Les Prophètes, les wâlis, les saints, les croyants  pieux, les anges et les personnes de  Son  choix  à qui  Allahu  ta’âlâ  a accordé  ce droit intercéderont  en  faveur   des  croyants   qui  sont   morts   sans  le repentir, afin que leurs petits  et grands  péchés  soient  pardonnés. Et ces intercessions seront  admises.  [Notre  Prophète “sall-Allâhu ta’âlâ  ’alaihi wa sallam”  déclare:  “J’aurai l’intercession (chafâ’a) en faveur de ceux qui ont des péchés majeurs parmi mon umma”]. A la Résurrection, il y aura cinq sortes d’intercession (chafâ’a):

Premièrement: Au  Jour  du  Jugement Dernier, les  pécheurs devenus  épuisés,  las  à  cause  de  la  cohue  et  d’une  trop  longue attente, lamenteront, gémiront et demanderont que  le Jugement soit rendu  aussitôt  que  possible.  Il y aura  de l’intercession pour ceux-ci.

Deuxièmement: il y aura  de  chafâ’a  (intercession) pour  les interrogatoires faciles et rapides.

Troisièmement: il y aura de chafâ’a pour les croyants  pécheurs afin qu’ils ne tombent pas du Sirât en Enfer  et qu’ils puissent  être sauvés de son supplice.

Quatrièmement: il y aura de chafâ’a pour faire sortir de l’Enfer les croyants  dont les péchés sont nombreux.

Cinquièmement: il y aura d’innombrables faveurs au Paradis et c’est la demeure éternelle. Cependant, le Paradis  a huit portes  et elles ont  des grades  différents auprès  d’Allahu  ta’âlâ.  Les grades des croyants  aussi seront  différents selon la quantité de leur foi et de leurs actes. Il y aura  aussi l’intercession pour  la l’élévation  des grades des gens de Paradis.
Maintenant, le Paradis  et la Géhenne existent.  Le Paradis  est au-dessus  du septième ciel. La Géhenne est au-dessous de tout. Il y a huit  Paradis  et sept  Enfers.  Le Paradis  est plus grand  que  la Terre,  le soleil et les cieux. Et l’Enfer est plus grand que le soleil.
6– La sixième prescription fondamentale de l’iman (de la foi) est de “Croire au destin (qadar), c’est à dire que le bien (khair) et le mal (sharr) sont tous la création d’Allâhu  ta’âlâ, par Sa prédestination, selon Sa volonté”. Le bien et le mal, l’avantage  et le dommage, le profit  et la perte,  tout  ce qui survient  aux êtres humains  sont tous par la prédestination d’Allah Le Tout Puissant. Le  mot  “Qadar” signifie  lexicalement la  valeur,  la  mesure,  le mérite,   le  décret,   le  commandement. Qadar  signifie  aussi  la grandeur et la plénitude. La volonté  d’Allâhu  ta’âlâ dans  la pré- éternité sur  l’existence  de  quoi  ce  soit  est  appelée Qadar (la prédestination). Et l’exécution  de cette prédestination est appelée “Qadâ”. Les  mots  Qadâ  et  Qadar sont  utilisés  aussi identiquement. Ainsi, al-qadâ signifie l’arrêt divin, la connaissance antérieure par laquelle  Allahu  ta’âlâ a décidé de toute  éternité sur toute  chose, sur toute  occurrence à être  créée de la pré-éternité à la post-éternité. Et cette création de toute  chose (et de tout ce qui arrive)  compatible avec  qadâ,  ni plus  ni moins,  est  appelée al- qadar.  Allâhu  ta’âlâ savait de tout éternité et depuis la prééternité tout ce qui arriverait. Cette  omniscience  d’Allahu  ta’âlâ est “qadâ wa kadar” (Arrêt (divin)  et la prédestination). Les anciens philosophes grecs l’ont appelé  “al-’inâyat al-azaliyya”  (providence éternelle). Tous  les êtres  sont  produits de  cette  prédestination. L’existence  des choses en conformité avec Sa science dans la pré- éternité est aussi “qadâ  et qadar”; c’est-à-dire  qu’elles existent  par la création d’Allâhu  ta’âlâ, selon Sa volonté  et par Sa prédestination. Il faut  bien  savoir  et  croire  pour  avoir  la foi au destin  que  si Allâhu  ta’âlâ  a voulu  et  prédestiné depuis  la pré- éternité qu’IL  créerait une chose, il faut que cette chose doit exister telle qu’IL l’a voulue, ni plus ni moins. Il est impossible que les choses  dont  IL a voulu  l’existence  soient  inexistantes et que celles dont  IL a voulu  l’inexistence  ou la non-existence puissent exister.

L’existence  ou  l’inexistence  de  tout,  de  tous  le animaux,  de toutes  plantes,  de tous les êtres inanimés  [tous les mouvements de toutes   les  substances   solides,  liquides,   gazeuses,   de  toutes   les étoiles,  de  toutes  les molécules,  de  tous  les atomes,  de  tous  les électrons, de toutes les ondes électromagnétiques , en bref tous les mouvements de  tous  les  êtres,  les  phénomènes physiques,   les réactions chimiques,  les réactions nucléaires, les rapports d’énergie,  les activités  physiologiques chez les êtres  vivants],  les bonnes  et mauvaises  actions  des créatures humaines, les châtiments pour  les  mauvaises  actions  dans  le  monde   et  dans l’autre  monde  et  tout  étaient déterminés, prédestinés depuis  la pré-éternité dans la science d’Allâhu  ta’âlâ. IL connaissait tout de toute  éternité. IL crée en conformité avec Sa prédestination prééternelle toutes  les  choses,  les  particularités, les  évolutions, tous les phénomènes, tous les mouvements et tous les événements depuis  la pré-éternité jusqu’à la post-éternité. C’est Allahu  ta’âlâ qui crée  tous  les bons  et mauvais  actes  des êtres  humains,  leurs croyances  en Islâm ou leurs incrédulités, toutes  leurs actions volontaires ou involontaires. C’est Lui seul qui crée, qui fait. C’est Lui seul qui crée tout  ce qui parvient par le moyen  d’une ou des causes (sabab,  pl.: asbâb,  qui signifie raison,  cause, moyen,  motif, occurrence). IL est aussi le créateur de la cause (sabab). “IL  crée tout par une cause (sabab)”.

Par exemple,  le feu brûle. Mais en réalité,  celui qui brûle  c’est Allâhu  ta’âlâ. Car, c’est Lui qui crée le brûlage.  Le feu n’a aucun rapport avec le brûlage.  Mais Son principe,  Sa règle est telle qu’IL ne crée pas le fait de brûlage à moins que le feu ne touche quelque chose.  [Le  feu  ne  fait  que  réchauffer jusqu’à  une  température d’ignition.   Ce  n’est  pas  le  feu  qui  réalise   la  combinaison  du carbone et de l’hydrogène des substances  organiques avec l’oxygène et qui fournit  l’échange d’électrons. Des gens incapables croient que c’est le feu qui fait tout ça. En vérité, ce n’est pas le feu, ni l’oxygène  ni la chaleur  ou  la température, ni le transfert des électrons qui provoquent la combustion et qui réalisent le brûlage. C’est seul Allah Le Tout Puissant  qui crée le fait de brûlage.  Il les a créés  tous  comme  causes  pour  la combustion, pour  le brûlage. Celui  qui ignore  ce fait, en d’autres  termes,  l’ignorant  croit  que c’est le feu qui brûle  ou qui est comburant. Celui  qui a terminé l’école primaire n’utilise pas cette  expression, mais il dit que c’est l’air  qui  brûle,   qui  est  comburant.  Celui  qui  a  étudié   l’école secondaire ne l’approuve pas et il dit que c’est l’oxygène de l’air qui brûle ou qui est comburant. Celui qui a étudié  le lycée dit que le  fait  de  brûlage  n’est  pas  particulier à  l’oxygène  et  que  tout élément attirant un électron est comburant. Quant à l’étudiant de l’université,  il compte   aussi  l’énergie  avec  la  matière. On  voit qu’on s’approche plus de la vérité  de la chose au fur et à mesure que   la  science   progresse,  et   qu’on   découvre  qu’il  y  a  de nombreuses causes  derrière les choses  prises  comme  causes. Les Prophètes “alaihimussalâm” (Que la paix et le salut soient sur eux) qui  étaient au  plus  haut  degré  de  la  science,  du  savoir  et  de l’entendement de la vérité et ’ulamâ’ (les savants)  “rahima- humullahu taâlâ”  qui ont  suivi leurs  traces  et qui ont  goûté  des gouttes de l’océan de science ont rapporté que chacune  des choses supposées aujourd’hui comme comburantes ou constructeurs n’était  qu’un  moyen  ou  une  créature impuissants,  incapables et que  le  vrai  créateur,  le  vrai  constructeur  est  Allah   Le  Tout Puissant,  non les causes]. Seul Allâhu  ta’âlâ est le créateur du fait de brûlage,  le vrai comburant. IL peut  brûler  aussi, s’IL le veut, sans feu. Mais, brûler  par le feu, c’est de Sa règle, de Sa loi divine. S’IL ne voudrait pas brûler,  IL pourrait ne pas brûler  dans le feu non plus. IL n’a pas brûlé ainsi Ibrâhîm “’alahissalâm” dans le feu. IL  a annulé  sa loi, son  principe  parce  qu’IL  l’aimait  beaucoup. [Pareillement, IL a créé aussi des corps et des substances incomburants préventifs ou qui empêchent le feu de brûler.  Et les chimistes découvrent ces substances].

Si Allah Le Tout-Puissant le voulait, IL pourrait tout créer sans causes  (sabab). IL pourrait créer  le fait  de brûlage  sans feu.  IL pourrait nourrir sans  nourriture, sans  manger.  IL  pourrait faire voler sans avion. IL pourrait faire entendre d’une longue distance sans radio. Mais, IL a basé Sa création sur une cause en accordant des faveurs  et des bienfaits  à Ses créatures humaines. IL a voulu créer  certaines choses par des causes déterminées. IL a recouvert Ses  créations sous  les  causes.  IL  a  voilé  Son  pouvoir   sous  les causes. Celui qui veut qu’IL crée une chose se tient  aux causes et l’obtient.  [Celui qui veut allumer  une lampe utilise des allumettes. Celui qui veut fabriquer de l’huile d’olive se sert d’un triturateur et d’une presse. Celui qui a mal à la tête prend une aspirine. Celui qui veut aller au Paradis  et atteindre des faveurs infinies se conforme à l’Islâm. Celui qui tire sur soi meurt. Celui qui boit du poison meurt. Celui qui boit de l’eau quand il est en transpiration tombe malade.  Celui qui commet  des péchés  et qui perd  sa croyance  va en Enfer. Celui qui essaie de s’adresser  vers une cause, il obtient la chose pour laquelle  cette cause est rendue un moyen. Celui qui lit les  ouvrages  islamiques  apprend l’Islâm,  il l’aime  et  il devient musulman. Celui qui vit parmi  les irréligieux  et qui acquiert une formation intellectuelle profane devient  un ignorant en religion. Et la plupart des ignorants en religion devient mécréant, incrédule. Celui qui monte  dans le véhicule d’une destination, il va là].

Si Allâh Le Tout Puissant n’avait pas créé Ses actes, Sa volonté par  des  causes,  personne n’aurait  besoin  de  personne. Tout  le monde   aurait   tout   demandé  directement  à  Lui  et  personne n’aurait  eu recours  à rien. Par suite, il n’y aurait  point de relations humaines et sociales entre  des gens ni celles d’entre  l’employeur, l’employé,   maître,   élève,  directeur,  fonctionnaire,  etc.  et  ainsi l’ordre  de ce monde  et de l’autre  serait  désordonné. Il n’y aurait aucune  différence entre  bon et mauvais,  bien et mal, obéissant et désobéissant.
Si Allâhu  ta’âlâ le voulait, Il voudrait déterminer Ses lois d’une autre  façon. IL pourrait créer  tout  selon cette  autre  Volonté. Par exemple,  s’IL  le  voulait,  IL  pourrait mettre les  mécréants, les luxurieux,  les tyrans,  les cruels,  les imposteurs au Paradis.  Et  IL pourrait jeter  les croyants,  les pieux, les bons en Enfer.  Mais les âyats et les hadîths  sharîf démontrent que Sa Volonté n’était  pas comme ça.

C’est Lui qui crée tous les actes, tous les gestes volontaires ou involontaires des  êtres  humains.  IL  a créé  la faculté  de  choisir (ikhtiyâr, le libre choix) et la “volonté” (irâda) chez Ses créatures humaines pour qu’IL crée leurs actes et gestes facultatifs.  Et pour qu’IL les crée IL les a rendues ainsi des causes. Quand un serviteur humain veut faire quelque chose, en d’autres termes, quand il veut effectuer un  choix,  Allah  Le  Tout  Puissant  la crée  s’IL le veut aussi. De même,  si le serviteur ne le veut pas, Allâhu  ta’âlâ ne le crée pas s’IL ne le veut non plus. Mais une chose n’est pas créée seulement sur la volonté  du serviteur humain.  IL la crée  s’IL la veut aussi. Sa création des actes volontaires de Ses serviteurs, c’est comme   Sa  création  du  fait  de  brûlage   lorsque   le  feu  touche quelque chose et comme ne pas créer le brûlage si le feu ne touche rien. Quand le couteau touche  quelque chose, IL crée le coupage; mais celui qui coupe,  ce n’est pas le couteau, c’est Lui qui coupe. Le couteau est ici une cause (sabab);  c’est une cause déterminée par Lui pour  effectuer l’action de couper.  Donc,  IL crée les actes facultatifs  de Ses serviteurs à cause de leurs choix, de leur volonté.

Mais les changements, les variations dans la nature ne dépendent pas de choix des serviteurs humains. Ils sont créés seulement par la volonté  d’Allâhu ta’âlâ, sous les autres  causes (sabab) et quand  IL le veut. C’est Lui seul qui crée toutes  les particularités, toutes  les propriétés, toutes les substances, tous les mouvements de tout, des soleils, des particules, des molécules,  des gouttes,  des cellules, des microbes,  des atomes.  Il n’y a d’autre  créateur que Lui. Toutefois, il y a une différence entre  les mouvements des matières inanimées et les actes facultatifs  des êtres humains  et des animaux: quand  les êtres  humains  veulent  ou  choisissent  faire  quelque chose,  IL  la crée en les faisant  agir s’IL la veut aussi. L’acte de l’être humain (du  serviteur) n’est  pas  en  son  pouvoir.   Même,  il  ne  sait  pas comment il agit. [Chaque acte de l’homme résulte  d’innombrables faits physiques  et chimiques]  Il n’y a pas de “libre  choix” dans les actes des matières inanimées. Si le brûlage  est créé au contact  du feu, ce n’est pas parce que le feu a le choix ou la volonté.

[Allah  le Tout  Puissant  veut  aussi  et  crée  les bons  et  utiles vouloirs de Ses serviteurs qu’IL aime et de qui IL a pitié. Mais, IL ne veut et ne crée pas les mauvaises et nocives demandes de lesdits serviteurs. Ces  serviteurs-là effectuent toujours  de  bons  actes, bonnes  œuvres.  Mais,  ceux-ci  regrettent de  ne  pas  avoir  eu  la réalisation de leurs vouloirs. Or, s’ils comprenaient, s’ils jugeaient que  ces  demandes n’ont  pas  été  créées  parce  qu’elles  étaient désavantageuses, ils ne regretteraient jamais. Au contraire, ils s’en réjouiraient et remercieraient Allahu  ta’âlâ. En fait, IL a voulu et de toute  éternité qu’IL crééerait les actes facultatifs  des humains après la disposition, le choix et la volonté  dans leurs âmes. S’IL ne l’avait pas voulu  de toute  éternité, IL créerait alors,  de force  et contre  le gré de nous,  tous  nos  actes  volontaires. S’IL crée  à la suite de notre choix et notre volonté, c’est parce qu’IL l’a voulu de toute   éternité. Donc,  nos  actes  facultatifs   sont  créés  de  toute éternité par Sa volonté  et Sa volonté  domine  tout].

Les actes volontaires des serviteurs proviennent de deux circonstances: la première, c’est du choix, de la volonté  et de la disposition ou  de  la force  d’âme  du  cœur  du  serviteur humain. C’est pourquoi les actes  de l’homme  sont  appelées “acquisivité” ou  “acquisition”.  L’acquisition est  l’attribut de l’homme. Deuxième, c’est par la création, par faire exister par Allah Le Tout Puissant.  S’IL  commande, interdit, récompense et  châtie,  c’est parce  que  l’être  humain  a l’acquisition.  Le sens du quatre vingt seizième  âyat (verset) de sourâte “Sâffât” est: “Le  Tout  Puissant vous a créé, vous et ce que vous œuvrez”. Cet âyat montre à la fois que  les  hommes   ont  l’acquisition   et  le  “libre   arbitre”  (irâda juziya). Il démontre clairement qu’il n’y a pas de contrainte. C’est pourquoi, il est dit “œuvre humaine”. Par exemple,  on dit: Ali a frappé,  Ali a cassé. Tout ceci signifie que toute  chose est créée par prédestination d’Allahu  ta’âlâ.  En  d’autres  termes,  tout  est créé par la création d’Allahu  ta’âlâ, selon la volonté  d’Allahu  ta’âlâ et par Sa prédestination (qadâ’ wa qadar).

Pour  la création ou l’exécution  de l’œuvre humaine, de l’acte du serviteur humain,  il faut d’abord  le choix et la volonté  du cœur de l’être humain. L’être humain, autrement dit le serviteur humain veut dans les limites de sa puissance.  Cet effort  et le vouloir  sont appelés   “acquisition”  (kasb).   Le  défunt   Âmidî   dit  que  cette acquisivité  provoque et produit un effet sur la création des actes. Et si on dit que cette acquisition n’a pas d’effet sur la création d’un acte  facultatif,  ça aussi  n’est  pas  faux.  Car,  l’acte  créé  et  l’acte choisi sont identiques. Donc,  l’être humain  ne peut  pas faire tout ce qu’il veut. Une chose qu’il ne voulait pas peut être créée quand même. Si tout ce que le serviteur veut se réalise ou tout ce qu’il ne veut  pas  ne  se  réalise  pas,  ce  n’est  pas  alors  les  cas  d’être  la créature, d’être le serviteur. C’est prétendre la divinité, réclamer la divinité.  Le Tout  Puissant  ayant  pitié et donné  des faveurs  à Ses serviteurs humains avec Sa Miséricorde et Sa grâce leur a donné la force  et  la  puissance, c’est-à-dire  assez d’énergie afin qu’ils obéissent à Ses commandements  et  à  Ses  interdictions. Par exemple,  un croyant  qui a assez de santé  et d’argent  peut  faire le pèlerinage une  fois dans  sa vie. Il peut  jeûner  un  mois  par  an quand on voit la lune de Ramadan dans le ciel. Il peut pratiquer les prières  rituelles  obligatoires de  salât  cinq  fois  par  vingt  quatre heures.  Celui  qui a de l’argent  ou des biens  dans  la quantité de “niçâb” peut  en donner un quarantième en or et en argent  aux musulmans à la fin d’une année  de l’hégire. Donc,  l’homme  peut faire ses actes facultatifs  s’il le veut, et il ne le fait pas s’il ne le veut pas.  On  comprend par  ici aussi  la  grandeur et  la  souveraineté d’Allâhu ta’âlâ. Comme  les ignorants et les déraisonnés n’arrivent pas à comprendre ce que signifient  la prédestination, la destinée, le choix humain,  la volonté  humaine, la faculté  de l’être humain, en  bref  le  sujet  de  qadâ  et  de  qadar,   ils  ne  croient   pas  aux explications faites par les savants Ahl sunna. Ils doutent de croire aux volontés,  aux libres choix des serviteurs. Ils les prennent pour incapables et obligés. Ils diffament Ahl sunna du fait de l’absence de  la faculté  de  choix  des  humains  en  ce qui  concerne certains actes.   D’ailleurs,   ce  jugement  et  attitude  déraisonnables  et défectueux de  ceux-ci  démontre qu’ils  ont  le  libre  choix  et  la volonté.

La faculté de faire ou ne pas faire quelque chose est appelée “le Pouvoir” (al-qudra). La faculté de choisir de faire ou ne pas faire quelque chose est appelée “le libre Choix”  (al-ikhtiyâr). Vouloir exécuter un libre choix est appelé  “la Volonté” (irâda). Admettre ou ne pas désapprouver quelque chose  est appelé  “le consentement,  l’agrément”  (al-ridâ).  Quand  la  volonté   et  le pouvoir  s’assemblent à  condition qu’elle  exerce  un  effet  sur  la réalisation d’un  acte,  c’est  appelé   “la  Création”  (khalq). S’ils s’assemblent sans effet, c’est alors “Acquisition” (kasb).  Il ne faut pas  que  toute  personne qui  a le libre  choix  ait  été  un  créateur. Pareillement, il ne faut pas de consentement pour tout ce qu’on a voulu. Allâhu  ta’âlâ est appelé  Créateur (khâliq) et Libre (moukhtâr). Et  le  serviteur est  appelé   “acquéreur” (kâsib)   et “libre” (mokhtâr).

Allâhu  ta’âlâ veut et crée les obéissances et les péchés  de Ses serviteurs. Cependant, IL a le consentement pour l’obéissance.  IL n’a pas de consentement pour les péchés. IL les déteste. C’est par la création d’Allahu  ta’âlâ et selon la volonté  d’Allahu  ta’âlâ que tout   entre   en  existence.   Le  cent  deuxième  âyat  al-karîma  de sourâte al-An’âm  (Les Troupeaux) dit: “Il n’est de dieu que Lui, seul Créateur de toute  chose”.

La  secte  “Mu’tazila”, étant  incapable de  saisir  la différence entre  la volonté  et le consentement s’est abêtie.  Selon cette  secte, l’homme   crée   ses  propres  actions   bonnes   et  mauvaises.   Les Mu’tazila  ont  renié  al-qadâ   wa  qadar   (la  prédétermination, le destin  et la prédestination). Et la secte “al-Jabriyya” étant  tout  à fait dans la confusion,  ils n’ont pas pu comprendre qu’on pourrait avoir le libre choix sans créer et ceux-ci ont dit que les œuvres de l’individu lui sont imposées  (par  Allah)  sans que celui-ci n’ait  de volonté,  ni  de  capacité,  d’où  le  fait  qu’ils prétendent que  quoi qu’ils fassent, ils ne seront  pas jugés et ne sont aucunement responsables de leurs actes. Ils ont comparé l’homme  à la pierre, au bois. Si l’homme  n’avait  pas de volonté  et de libre choix et si Allahu  ta’âlâ lui imposait  de commettre des péchés  et des actions mauvaises-   comme   les  tenants  de  cette   théorie  affirment- il faudrait alors qu’il n’y ait aucune  différence entre  les mouvements d’un homme  dont les pieds et les mains liés et qui dégringole  de la montagne et ceux d’un homme qui descend de la montagne tout en contemplant le paysage et en faisant attention. La dégringolade du premier se réalise  de force alors que la descente du deuxième est faite par la volonté  et par le libre choix. Ceux qui ne peuvent pas saisir  la  différence entre   ces  deux  actes  sont  certainement de courte  vue. En  plus, ils refusent de croire  les âyat  al-karîma. Ils mésestiment les commandements et les prohibitions d’Allâhu ta’âlâ.  Croire  que  l’homme  crée  ses  propres actions  bonnes  et mauvaises  – comme  le  prétendent les  Mu’tazila  et  la  secte  al- qadariyya-  c’est renier  l’âyat  al-karîma “C’est  Allahu  ta’âlâ  qui crée  tout”, et  à la fois, cela  veut  dire  associer  les gens  comme créateur à Allâhu  ta’âlâ.

Les Chi’ites  aussi disent,  comme  les Mu’tazila,  que  l’homme crée lui-même  ce qu’il veut et ils donnent comme preuve  le cas de l’âne qui ne traverse pas le ruisselet  bien qu’il reçoive  des coups. Ils ne pensent jamais que si l’homme veut faire quelque chose mais si Allâhu  ta’âlâ  ne veut  pas la créer,  alors  IL ne la crée  pas. En somme, le contraire de la théorie de Mu’tazila se réalise. C’est –à- dire, l’homme ne peut pas faire ou créer tout ce qu’il veut. Si tout ce  que  veut  l’homme  arrive,  comme  ils le  prétendent, alors,  il fallait  qu’Allâhu ta’âlâ  soit  incapable. Allâhu  ta’âlâ  est  au-delà d’être  incapable, IL en est exempt.  Tout  est déterminé selon  Sa volonté.  Il n’y a d’autre  créateur que  Lui. C’est Lui seul qui fait exister tout. C’est parce que la Divinité.  Il est tout à fait détestable d’utiliser des expressions comme “l’homme  a créé ceci, nous avons créé  cela ou ils ont  créé  tout  ça”. Ça serait  de la grossièreté, de l’impudence  contre  Allâhu  ta’âlâ de parler,  de dire ou d’écrire  de cette façon. Ça provoquerait la mécréance.

[Comme   on  cité  ci-dessus,   les  actes   facultatifs   des  êtres humains  (des serviteurs) ne sont pas en leur pouvoir.  Même, ils ne savent  pas comment ils agissent.  Ces actes  de l’homme  résultent d’innombrables faits physiques,  chimiques  et physiologiques. Un scientifique raisonnable et  perspicace qui distingue  cette  finesse aurait honte de dire “j’ai fait”, bien loin de dire “j’ai créé” à propos de  ses  actes   facultatifs.   Il  se  ferait   scrupule   de  Lui.  Mais, l’impudent, l’insolent,  le cynique,  l’inintelligent ou l’ignorant  n’a jamais honte  de dire tout et partout.

Allâhu  ta’âlâ a pitié de tous les êtres  humains  sur la terre.  IL crée  toutes  choses  utiles  dont  les gens ont  besoin  et les remet  à tous. IL leur indique clairement tout ce qu’il faut faire afin que Ses serviteurs vivent dans la paix et dans le bonheur au monde et qu’ils atteignent la félicité éternelle dans l’autre. Parmi ceux qui se sont égarés  du  droit  chemin  s’en étant  leurré,  abusé  par  leurs  désirs sensuels,  par de mauvais  amis, par des livres nuisibles  ou par des instruments médiatiques, IL accorde  la voie de salut à ceux qu’IL choisit.  IL  les emmène au  droit  chemin.  Mais  IL  n’accorde  pas cette  faveur,  ce bienfait  à ceux qui sont cruels et acharnés. IL les maintient  dans   le  marécage  de  dénégation  et  de  déni   qu’ils préfèrent et où ils sont tombés].

La traduction du livre “I’tiqadnâma” s’achève ici. Hadji Fayzullah  Effendi,  le traducteur, était  de région de Kamâh d’Erzincan. Il était professeur, au médéressa, à Söke [en Turquie]. Il est décédé  en 1323 de l’Hégire  [en 1905]. L’auteur de ce livre, Hadrat Mawlâna  Khâlid  al-Baghdâdî ’Uthmânî “quddisa sirruh” était  né en 1192 de l’Hégire  dans  la ville Shahrazûr, au nord  de Baghdad, et il est décédé  en 1242 [en 1826] à Damas.  Comme  il était  un descendant de ’Uthmân-i Zinnûrayn (radiy-Allâhu ’anh), on l’appela ’Uthmânî. Pendant qu’il enseignait son frère Mawlânâ Mahmûd Sâhib sur le second  hadîth  sharîf qui est célèbre  sous le nom  de “Hadith al-Jibrîl” et qui est le deuxième hadith  dans  le livre intitulé  “Hadith-i Arbain” de “Imâm  al-Nawawî,  Mawlânâ Sâhib  a demandé à son frère  aîné  d’écrire  une  explication de ce hadîth  sharîf. Hadrat Mawlânâ  Khâlid  al-Baghdâdî “rahmatullahi alaih”  l’a accepté  pour  satisfaire  le cœur plein de lumière  de son frère et il a commenté ce hadîth  sharîf en persan.  Ce commentaire est publié sous le titre d’“I’tiqâdnâma”.

LES DEUX LETTRES  DE SHARAFUDDÎN MUNÎRÎ
“rahimah-Allâhu ta’âlâ”

Il faut se tenir aux causes

Sharafuddîn Ahmed ibn Yahyâ  Munîrî  (ou Manerî)[1]

[1]  Sharafuddîn Ahmad ibn Yahyâ Munirî (quelques sources le rédigent comme   Shaikh   Sharaf   Ad-Dîn  Ahmad  ben  Manerî),  surnommé Hadrat Makhdoom-e Jahan,  “rahmatullahi taâlâ alaih” est décédé  en 782 de l’Hégire  [en 1380]. Il a vécu  dans  la ville appelée Bihar  en Inde.  Son tombeau est là. Munir est le nom de l’un des villages de la ville de Bihar. Sa biographie est écrite en détail dans le livre “Akhbâr al-akhyâr” de  Shah  ’Abd  al-Haqq ad-Dahlawî (rahmatullahi taâlâ alaih). Ce livre en persan  a été publié en 1332 de l’Hégire [en 1914] à Deoband, en  Inde  et  puis  à  Lahore, Pakistan. Ses  livres  intitulés “Irchâd as-sâlikîn”,   “Ma’din   al-ma’ânî”  et  “Maktubât” sont  très précieux.

“rahmatullahi alaih”,  l’un des grands  savants  de l’Islâm élevé  en Inde,  a écrit comme  le suivant  dans la dix-huitième lettre  de son livre intitulé  “Maktubat” en persan:

“Beaucoup d’hommes vivent dans le doute, la suspicion et dans l’illusion.  Un  groupe  de  gens  aux  idées  fausses  disent,  «Allâhu ta’âlâ n’a pas besoin de nos adorations,  nos prières (ibâdât).  IL n’a aucun intérêt  de nos bonnes  ou mauvaises  œuvres de même que nos adorations  n’ont  aucun  intérêt  pour  Lui.  L’obéissance ou la désobéissance des hommes ont la même valeur devant  Sa Grandeur. Ceux qui font des adorations se fatiguent en vain”. Une telle  compréhension découle  d’une simple ignorance. Ils pensent comme  ça parce  qu’ils ne connaissent pas  l’Islâm. Ils supposent que la Loi enjoint  des devoirs  aux hommes  pour  l’intérêt d’Allah Le Très-Haut. C’est un faux raisonnement. C’est présumer l’impossible comme possible.  L’exécution des devoirs,  des prières est   seulement  dans   l’intérêt  de   l’homme.  Allâhu   ta’âlâ   le détermine clairement dans le dix huitième âyat de la soûrate “Al- Fâtir” (Le Créateur). Un tel déraisonnement ou un ignorant de ce genre ressemble au cas d’un malade à qui le médecin recommande un régime diététique, mais il néglige de suivre ce régime et dit qu’il ne nuirait pas, ne porterait pas atteinte au médecin s’il ne le suivait pas. En fait, il est vrai que cette négligence  ne nuit pas au médecin comme  on dit, mais elle nuit au patient. Si le médecin  a voulu ici mettre le malade  au régime,  ce n’est parce  qu’il est utile pour  le médecin,  mais il le fait afin que  le patient recouvre sa santé.  S’il suivait les recommandations du médecin,  il se rétablirait, il recouvrerait sa santé; s’il ne le faisait pas, il périrait. Ça ne nuirait point au toubib.

Un  second  groupe   d’hommes   déraisonnés,  ceux-ci transgressent la Loi, ils n’ont  pas d’adorations, de prières,  ils ne s’abstiennent pas des choses  défendues (hârams), en somme,  ils n’obéissent pas à l’Islâm. Ceux-ci disent:  “La Miséricorde  Divine embrasse  tout. Allah  est généreux, munificent, clément et miséricordieux. IL  a une  grande pitié  de Ses serviteurs  humains. Son pardon est éternel. Il ne châtie personne”. Oui, c’est vrai, ceux qu’ils disent  ci-dessus  sont  exacts,  sauf la dernière phrase.  Ici, le Satan  les trompe, les dévoie.  Il les fait courir  à la désobéissance. Une personne raisonnable ne se laisse jamais leurrer par le Satan. Comme  Allâhu  ta’âlâ  est très  Généreux et Miséricordieux, IL a aussi des châtiments graves. IL est très Contraignant. Il est évident quand  même  qu’IL fait vivre plusieurs  hommes  dans la pauvreté, dans  la misère  et dans  la gêne  dans  ce monde.  IL fait vivre sans aucune  hésitation Ses  innombrables serviteurs humains  dans  le tourment. Bien  qu’IL  soit  Miséricordieux et  qui  fournit   de  la subsistance (Razzâq), IL ne donne  pas un  morceau de pain,  un seul grain de blé sans cultiver la terre.  Bien qu’il fasse vivre tout le monde,  IL ne le fait pas pour celui qui ne prend  pas de nourriture, d’eau. Il ne donne  pas de la santé,  de guérison  au malade  qui ne prend  pas ses médicaments. IL a créé des causes (sabab) pour tous les bienfaits  mondains comme  vivre  en  bonne  santé,  avoirs  des biens, mais en ayant eu pitié, IL en a privé ceux qui ne se tenaient pas à Ses causes. Il y a deux types de remèdes;  remèdes médicaux et remèdes spirituels. Les remèdes qui soignent toutes les maladies sont  faire l’aomône  et dire des prières.  Les hadiths  suivants  sont bien connus: “Soignez  vos malades  en faisant l’aumône!” et “faire istghfâr   (formule  de  demande  de  pardon),  réciter   istighfâr plusieurs  fois par jour  est le remède de toutes  les douleurs”. Des remèdes médicaux  ou substantiels sont innombrables. On les reconnaît par l’expérimentation. Pareillement, l’utilisation  des remèdes spirituels  contribue à découvrir des remèdes substantiels. Comme  on se rétablit en utilisant  des remèdes, des médicaments, on obtient de même  les bienfaits  de la vie future  et éternelle en utilisant   des  remèdes spirituels.   Allah  Le  Tout  Puissant   a  fait l’impiété, la mécréance, l’incrédulité comme poison mortel qui tue l’âme, l’esprit, le cœur humain. Et la paresse rend l’âme malade. Si on n’en retrouve pas l’antidote, l’âme meurt  à la fin de sa maladie. Le seul remède de la mécréance et de l’ignorance  est la science, la ma’rifa (la connaissance spirituelle). Et l’antidote, le remède de la paresse est de faire les prières  rituelles de salât et accomplir  toutes les  prières.   Si  quelqu’un boit  du  poison  et  dit  qu’  “Allah est Miséricordieux, IL me garde  de la nuisance  du poison”,  alors,  il tombe  malade,  il se tue.  Si quelqu’un qui  a la diarrhée boit  de l’huile de ricin [si un diabétique prend  trop de gâteaux, de desserts trop sucrés] sa maladie  devient  grave. Comme  le corps humain  est fragile,  vulnérable,  l’homme   a  besoin  de  beaucoup de  choses [comme la nourriture, l’habitation, l’habillement] à satisfaire.  Et il y a toujours des difficultés  de s’en procurer et préparer pour  s’en servir  convenablement à  l’Islâm.  C’est  la  raison  pour  laquelle, l’être humain  a une force vitale, une capacité  innée appelée l’âme ou  l’âme  charnelle (nafs)  pour  qu’il s’en acquière facilement et dans  le bien-être. Mais,  il n’y a pas de cause  que  cette  capacité existe  aussi chez les animaux.  La sensualité, ce qui se dégage  de l’homme,  exige  toujours le  bien-être du  corps  et  satisfaire  aux besoins.  En  outre,  elle  exige goûter  extrêmement et pleinement des  plaisirs.   Les  désirs   charnels   sont   appelés   “la   sensualité” (shahwa).  Le  penchant  avec  excès  aux  désirs  sensuels   est  la lascivité. Et la lascivité déraisonnée nuit au cœur et au corps et aux autres  personnes, et ça devient  un péché.

Un autre  groupe  aux idées fausses, ceux-ci sont qui pratiquent de  l’ascèse  ou  de  la  mortification  de  sensualité (riyâda)  en endurant la faim pour une longue durée.  Ils veulent  ainsi anéantir radicalement les désirs  de sensualité, la luxure,  le courroux et le divertissement que  l’Islâm n’approuve pas. Mais, ils croient  que l’Islâm ordonne de les extirper. Cependant, ils échouent à cette tâche, et, en voyant  que leurs mauvais désirs ne périssent pas à la suite  d’une  faim  endurée  longtemps, alors  ils  présument  que l’Islâm  ordonne des  choses  infaisables.  “Ce commandement de l’Islâm  est  infaisable.  L’homme ne  peut  pas  se  débarrasser,  se défaire  de ses mœurs et caractère innés.  Tenter de le faire, c’est comme essayer  de transformer une  personne noire  à un homme blanc. Travailler  pour faire l’impossible,  ça serait gâcher sa vie”, disent-ils.  Celles-ci aussi sont  des idées  fausses et aberrantes. En outre, c’est tout à fait une ignorance et une idiotie de supposer que l’Islâm ordonnait de le faire. Tout au contraire, l’Islâm n’ordonne pas  anéantir ou  extirper les  attributs humains,   les  impulsions inhérentes à la nature humaine, le courroux, le désir sensuel.  Ça serait  une  calomnie,  une  diffamation contre  l’Islâm. Si l’Islâm le commandait, Muhammad  “alaihissalâm”, le  Maître   de  l’Islâm, n’aurait  pas  ces  attributs. Par  contre,  il a  dit:  “je  suis  un  être humain.  Comme  tout  le monde,  moi aussi je me mets en colère”. De  temps  en temps,  on voyait  qu’il se courrouçait. Allahu  taâlâ loue  dans  le  Qur’ân  al-karîm,  Sourate Al-i  ‘Imrân, verset  cent trente quatre, “ceux  qui savent  réprimer leur  colère”. Il ne loue pas  ceux  qui  ne  se  mettent  pas  en  colère.   Une   conception déféctueuse qui propose de se dépourvoir de ses désirs sensuels, de ses sexualités,  c’est de l’irraisonnabilité. L’exemple  le plus clair de cette   défectueuse  conception,  c’est  que  Rasûlullah  “sallallahu alaihi wa sallâm” s’était marié avec neuf épouses  “radiallahu taâlâ anhunna”. Même,  en  cas  de  la  perte  de  la  sensualité, de  désir sexuel, il est recommandé d’utiliser des traitements médicaux,  des médicaments pour  l’acquérir  de nouveau. Le  courroux aussi est pareil. L’homme protège sa famille, ses enfants, sa femme avec son attribut de colère. Il peut lutter, faire le jihâd contre les ennemis de l’Islâm à l’aide de cet attribut. La perpétuation de la race humaine, avoir la progéniture, être honoré et être vivant dans les mémoires après la mort, tous se peuvent grâce à la sensualité. Ceux sont des choses approuvées, louées, recommandées par l’Islâm.

“L’Islâm commande de se servir de la sensualité et de la colère convenablement à la religion,  de les contrôler, mais pas de s’en dépourvoir. C’est comme  l’exemple d’un cavalier  qui se sert d’un cheval en le dressant et en le contrôlant et d’un chasseur qui se sert de son chien en le dressant et le contrôlant, mais pas en les tuant. Pareillement, la sensualité et  la colère  sont  comme  le chien  du chasseur  et le cheval  du cavalier.  De  même,  on ne pourrait pas chasser les bienfaits  de l’autre monde  sans ces deux. Cependant, il faut  une  autodiscipline, un autocontrôle dans  la conformité à la religion   pour   en  profiter. Mais,  si  on  ne  le  faisait  pas,  si  on franchissait les limites  de  la religion  pour  l’abus  d’une  manière frénétique et inique  de celles-ci, elles traîneraient alors  l’homme vers le malheur, la calamité.  Pratiquer l’ascèse (riyâda) n’est pas pour  s’en dépourvoir ou les extirper, mais c’est pour  s’en servir convenablement à la religion. Et c’est possible pour tout le monde, autrement  dit,  tout   homme   a  cette   faculté   d’exercer   l’auto- discipline.  La  civilisation  n’est  pas  disposition du  nucléaire, des armes  atomiques ou  avoir  des  technologies qui  fabriquent des avions  à  réaction,  etc.,  mais  la  civilisation   est  le  nom  de  la disposition et de l’utilisation  de toutes  les technologies, de toutes les productions au profit de l’humanité. Et c’est seulement l’obéissance  à l’Islâm qui l’assurerait.

Quant au quatrième groupe  aux conceptions fausses,  ceux-ci leurrent eux-mêmes.  “Tout  est déterminé de toute  éternité selon la Volonté Divine.  C’est  déjà  prédestiné de  pré-éternité qu’un enfant  serait obéissant  “sa’id” ou désobéissant “shâqî” avant  de venir  au  monde. La  prédestination ne  change  pas  après.  C’est pourquoi, cela serait un effort en vain de pratiquer des adorations, des prières”,  disent-ils.  Pendant que Rasûlullâh “sallallahu alaihi wa sallam”  expliquait ce que c’était la Volonté Divine,  Ashâb  al- kirâm  (les Compagnons) aussi disaient  la même.  Ils l’avaient  dit: “Laissons nous fier à l’éternelle  prédestination et n’exécutons plus des prières”. Alors,  Rasûlullâh “sallallahu alaihi  wa sallam”  leur avait répliqué:  “Exercez vos prières  prescrites à vous! Il est facile de  faire  ce  qui  a  été  accordé   de  l’éternel   passé”.   Donc,   un prédestiné, un déterminé comme obéissant (sa’id) ferait ceux que les obéissants faisaient  dans le monde.  On entend par là que le fait de l’obéissance  des déterminés comme  sa’id et la désobéissance des  déterminés comme  shâqî  est  semblable au  cas de  ceux  qui utilisent  des médicaments et de la nourriture parce  qu’ils avaient la prédestination de vivre en santé,  et de ceux qui n’en prennent pas parce  qu’ils avaient  la prédestination d’avoir des maladies  et de périr.  Quelqu’un de qui la destinée était  déterminée de pré- éternité qu’il périrait en raison de la faim ou de la maladie,  il périt de faim ou de maladie  parce  qu’il n’était pas lui accordé  l’accès à la  nourriture ou  au  médicament. S’il avait  été  prédestiné pour quelqu’un à être  riche, il disposerait alors des moyens  de fortune, de gain. Toutes  les routes  qui vont à l’Ouest seraient fermées pour quelqu’un à qui  avait  été  prédestiné à mourir  à l’Est.  Selon  ce qu’on  a rapporté, un jour,  l’Archange ’Azrâ’îl “’alaihi  ’s-salâm”, l’ange  de  la  mort,   avait   rendu   visite  chez  Hadrat  Sulaimân (Salomon)  “’alaihi   ’s-salâm”.   Quand  il  y  était   arrivé,   il  avait remarqué un homme  parmi  ceux qui étaient assis là et il lui avait jeté  un  regard  impressionnant. Cet  homme  avait  eu  peur  de  ce regard   de  l’Archange. Après   le  départ de  l’Archange ’Azrâ’îl (’alaihi ’s-salâm), cet homme  avait supplié  Sulaimân  alaihissalam de commander au vent  pour  qu’il l’emporte vers un  des  pays  à l’Occident  pour  le salut de son corps et de son âme, et échapper ainsi  à lui. Sulaimân  alaihissalâm  a commandé donc  au vent  de faire ce que l’homme lui demandait. Un autre  jour, quand  Hadrat ’Azrâ’îl “’alaihi ’s-salâm” est revenu,  le Prophète Sulaimân alaihissalâm   lui  a  demandé pourquoi il avait  jeté  un  regard   si inquiétant à cet homme  qui était  un fidèle et il lui avait fait peur qu’il  a  quitté  sa  patrie.  L’ange  de  la  mort,  l’Archange ’Azrâ’îl “’alaihi ’s-salâm” lui a répondu que cet homme  a mal interprété ce regard,  car ce regard  n’était pas plein de courroux mais d’étonnement.  Il  a  continué:   “Allah  Le  Très-Haut  m’avait ordonné d’aller  prendre sa vie une  heure  après  dans  une  ville à Occident. Mais, quand  je l’ai vu chez toi, je me suis étonné. Je me suis dit: Comment pourrait-il, à moins d’avoir des ailes, se rendre dans cette ville là? Finalement, j’ai obéi l’ordre divin, je suis allé à la ville à l’Occident ey j’ai pris sa vie”. [Cette  parabole est citée en détail  dans l’ouvrage  intitulé  “Masnavî” ou “Mathnawî” de Jalaluddin Rumi   “rahima-hullahu taâlâ”[1].

[1]  Jalâluddîn  Rumî   ou  Jalâl  ad-dîn   Rûmî,   surnommé  Mawlânâ   est décédé  en 672 A.H [en 1273] à Konya.

Comme   on  voit,  la détermination pré-éternelle, la prédestination est une science, pas un ordre.  [Lire  les pages  65-66-67 SVP!] L’homme  a eu peur  de Hadrat  Azrâil   afin  que   la  prédestination  se  réalise;   Hadrat Sulaimân “alaihissalâm” lui a obéi. Et la prédestination éternelle a été réalisée au moyen de la chaîne de causes. Pareillement, il lui est accordé  d’avoir la foi (îmân)  et de corriger ses mauvaises mœurs à l’aide de riyâda  à qui a été prédestiné sa’îd (obéissant). Le verset cent  vingt-cinquième de  sourate  “al-An’am” (Les  Troupeaux) signifie:  “Celui   qu’Allâhu  ta’âlâ  veut  guider,   IL  lui  élargit  la poitrine à  l’Islâm”.  Celui  qui  est  déterminé de  pré-éternité un désobéissant, c’est-à-dire,  celui  qui  a  été  prédestiné à  aller  en Enfer  dit qu’”il  ne faudrait pas faire  ses prières,  ses adorations, parce  que  toute  personne a la prédestination depuis  pré-éternité s’il était  obéissant ou  désobéissant”. Si  une  personne de  telle conviction  refuse  faire ses adorations, n’exécutent pas ses prières rituelles,  cela  démontre alors  qu’elle  était  de toute  éternité une désobéissante. De même, celui à qui avait été prédestiné à être un ignorant dit que  “tout est déterminé depuis  la pré-éternité; celui qui a une  destinée pareille  n’aurait  aucun  profit  à s’instruire”. Il reste ainsi dans l’ignorance. S’il est prédestiné à quelqu’un à avoir beaucoup de récoltes  par le labourage, il labourerait sa terre  et il ferait  la culture.  C’est pareil  pour  les œuvres des obéissants, des désobéissants et  des  mécréants. Cependant, les  déraisonnés ne pouvaient pas  concevoir,  entendre bien;  “Quel rapport y a-t-il entre  la profession de foi, l’exécution  des prières  rituelles  et être déterminé comme obéissant dès la pré-éternité ou la mécréance, la désobéissance et être  déterminé comme  désobéissant dès la pré- éternité?”, interrogent-ils. Il essaie de raisonner sur la relation de cause à effet, mais il ne peut  pas la concevoir  parce  il est d’étroit esprit, borné  intellectuellement. Or, la raison humaine est limitée. Cela serait  de la déraison d’essayer  concevoir  ce que la raison  ne pouvait  pas y arriver.  On comprend d’ici que ceux qui essaient  de comprendre, de saisir tout  s’appuyant sur la raison  humaine, les choses qui dépassent la raison humaine sont des gens déraisonnables. ‘Isâ  (Jésus)  alaihissalâm  a dit: “Je n’ai pas eu des difficultés  de  guérir  l’aveugle  de  naissance  et  de  ressusciter les morts; mais, je n’ai pas pu expliquer la vérité à l’idiot”. Allah,  Le Très-Haut, avec  Sa  connaissance infinie  et  Sa  Sagesse  Divine, élève  certaines de  Ses  créatures  humaines au  rang  des  anges, même au plus haut rang que ceux-ci. De même, IL en abaisse quelques’uns au rang  des  chiens,  des  cochons.  La  traduction de dix-huitième lettre  s’achève ici.

Il y a cent  lettres  de Hadrat Sharafuddîn Ahmad ibn Yahyâ Munirî  dans cette  collection  de lettres,  intitulée “Maktûbât”. Cet ouvrage  est écrit en 741 de l’Hégire [en 1339] et il a été publié  en 1329 de l’Hégire  [en 1911], en Inde.  Le manuscrit de ce livre se trouve  dans  la Bibliothèque Suleymâniyye  à Istanbul. Il a écrit comme le suivant dans la soixante-seizième lettre:
“Sa’âda”  (Félicité,   bonheur)  désigne   celui  qui  mérite   le Paradis.   Et   “shaqâwâ’”  (Malheur)  désigne   celui  qui  mérite l’Enfer.  Sa’âda  et  shaqâwâ   sont  comme  deux  trésors   d’Allâhu ta’âlâ.  La  clé  du  premier trésor   est  l’obéissance  et  les  prières (‘ibâda). Celle  du  deuxième est  la désobéissance et  des  péchés (ma’siya). Allâhu  ta’âlâ  avait  prédestiné de  pré-éternité si une personne serait  obéissant (sa’id)  ou  désobéissant (châqi).  Cette connaissance  d’Allah   Le  Très-Haut  est  “la   prédestination” (qadar). [Nous l’appelons  la destinée]. Si Allahu  taâlâ  prédestine quelqu’un obéissant, il vit donc  comme  un  humain  obéissant à Allahu  taâlâ.  Si quelqu’un est prédestiné comme  désobéissant, il commet    donc   toujours  des   péchés.   Tout   le   monde    peut comprendre s’il est obéissant ou désobéissant en considérant ses actes.  Les  savants  en  religion  qui  considèrent toujours  l’autre monde  comprennent ainsi si une personne est obéissante ou désobéissante. Mais, des théologiens, des foctionnaires des affaires religieuses   adonnés au  monde,   amoureux de  la  vie  mondaine n’arrivent pas saisir ce fait. Toute  honneur et tout bienfait proviennent d’adorer, d’obéir Allahu  ta’âlâ avec sincérité  (ikhlâs). Et  tout  vice  et  tourment arrivent en  raison  de  commettre des péchés.  Tout  malheur et toute  peine  arrivent à l’homme  à cause des  péchés.   Le  bien-être  et  la  paix  sont   assurés   par   voie d’obéissance. [C’est la Loi Divine d’Allah Le Très-Haut. Personne ne pourrait la changer.  Il ne faut pas considérer comme  bonheur tout  ce qui  plaît  l’âme  (nafs)  et  comme  malheur tout  ce qui  le déplait].  Il y avait autrefois un homme  qui passait  sa vie à Masjîd al-Aqsâ à Jérusalem en faisant des invocations, des adorations, des prières,  mais  il est  tellement péri  après  avoir  négligé  un  jour  la prosternation de sa prière  rituelle  de salât, parce  qu’il n’avait pas appris  les conditions, les prescriptions de la prière  et la sincérité (ikhlâs).  Par contre,  comme le chien des Ashâb  al-Kahf  (Gens  de la Caverne ou les sept Dormants) a fait quelques pas derrière eux, derrière ces siddîqs, il s’est si élevé qu’il n’est jamais retourné en arrière. Ce fait étonne vraiment l’homme. Depuis  des sciècles, les savants n’ont pas pu déchiffrer ce mystère,  cette énigme. La raison humaine est incapable de la sagesse Divine. Allah Le Très-Haut a ordonné à Âdam “’alaihi ’s-salâm” de ne pas manger de blé quand même  qu’IL voulait  qu’il en mange  parce  qu’Allah  Le Très-Haut savait de pré-éternité qu’Âdam “’alaihi ’s-salâm” en mangerait. IL a ordonné à Iblis de prosterner devant  Âdam  “’alaihi  ’s-salâm”, pourtant, IL ne voulait  pas qu’il le fasse. IL a dit de LE chercher; mais IL ne voulait  pas que celui qui n’a pas de sincérité  (ikhlâs) L’atteigne. Les  voyageurs  dans  le  chemin  Divine  ont  dit  qu’ils n’ont rien compris à propos  du choix Divin. C’est Son choix, pas le nôtre;  Donc,  nous ne pouvons  que dire qu’IL peut  faire ce qu’IL veut faire. Allah Le Très-Haut n’a pas besoin de la croyance,  de la foi,  des  adorations,  des  dévotions,  des  prières   rituelles   des hommes.  La  mécréance et  les  péchés  des  hommes   ne  portent jamais atteinte à Lui. IL n’a jamais besoin  de Ses créatures. IL a créé  la  science  comme  cause  d’élimination des  ténèbres, de  la mécréance  et  l’ignorance   comme   cause  de  péché.   La  science engendre la  foi  et  l’obéissance,  mais  la  mécréance et  le  péché résultent de l’ignorance. Il ne faudrait jamais abandonner l’obéissance  quand  bien  même  elle  serait  toute  petite. Pareillement, il faudrait absolument s’abstenir  du  péché  quand
bien  même   il  paraîtrait  tout   petit.   Les  savants   en  Islâm  ont rapporté que trois choses étaient les causes de trois autres  choses: l’obéissance  est la cause pour  acquérir l’agrément d’Allahu  ta’âlâ (al-ridâ). Commettre des péchés cause le courroux divin (ghadab). Avoir  la foi (imân)  cause,  amène  à être  honorable, à la dignité. Conséquemment, il faut  aussi  s’abstenir  de  commettre un  petit péché. Le courroux divin peut avoir pour ce petit péché-là.  Il faut considérer chaque  croyant  mieux que  soi-même.  Car,  ce croyant pourrait  être   un  serviteur  qu’Allahu  ta’âlâ  l’appréciait bien, l’aimait bien. La destinée de toute  personne, déterminée de pré- éternité, ne  peut  être  changée  jamais.  Si Allahu  ta’âlâ veut,  IL pardonne un musulman qui a toujours commis des péchés mais qui n’a  jamais  obéi.  Dans   l’interprétation  du  trentième  verset   de sourate Al-Baqara est comme  le suivant: lors Allahu  ta’âlâ leur a dit qu’IL instituerait des êtres  humains  sur la terre,  les anges ont dit: “Seigneur! Vas-tu  y établir  quelqu’un qui fera  le mal et qui répandra le sang?”;  Allâhu  ta’âlâ ne leur a pas dit “Ils ne feront pas le mal”; mais IL a dit: “Je sais ce que vous ne savez pas”. C’est- à-dire, IL a dit: “Je rends digne celui qui est indigne. Je rapproche celui qui est éloigné.  J’exalte celui qui est méprisé.  Vous les jugez selon leurs actes; moi je les regarde selon la foi dans leurs cœurs. Vous  comptez  votre  innocence, votre  vie sans péché;  mais ils se refugient à Ma Miséricorde. J’aime votre innocence de même que j’aime pardonner les péchés  des musulmans. Vous ne pouvez  pas savoir ce que je sais. Je fais atteindre ceux qui ont la foi à Ma grâce éternelle  et  Je  les  caresse   tous   avec  Ma  faveur   infinie”.   La traduction faite de la soixante-seizième lettre  s’achève ici.

Sharafuddîn Ahmad ibn Yahyâ Munirî  (ou Shaikh  Sharaf Ad- Dîn Ahmad ben Manerî), surnommé Hadrat Makhdoom-e Jahan, “rahmatullahi taâlâ alaih” est décédé  en 782 de l’Hégire [en 1380]. Il a vécu dans la ville appelée Bihar  en Inde.  Son tombeau est là. Munir  est  le  nom  de  l’un  des  villages  de  la  ville  de  Bihar.  Sa biographie est écrite en détail dans le livre “Akhbâr al-akhyâr” de Shah  ’Abd  al-Haqq ad-Dahlawî (rahmatullahi  taâlâ  alaih).  Ce livre  en  persan   a  été  publié  en  1332  de  l’Hégire  [en  1914]  à Deoband, en Inde  et puis à Lahore, Pakistan. Ses livres intitulés “Irchâd as-sâlikîn”, “Ma’din  al-ma’ânî” et “Maktubât” sont  très précieux.

[Imâm  al-Rabbânî “rahmatullahi alaih”  écrit  dans  ses lettres multiples:  “Les  actes  qui  sont  ordonnés d’exécuter par  Allahu ta’âlâ sont  appelées “Fard”  (actes  obligatoires); ceux  qui  sont ordonnés de s’abstenir  sont  appelées “Haram” (actes  ou choses interdits). Des  actes  ou choses  ni ordonnés ni défendus de faire sont nommés “Mubâh”. Accomplir  les fards, s’abstenir des harâms et essayer  de faire  les mubâhs  pour  avoir  l’agrément d’Allah  Le Très-Haut, c’est appelé “ibâda” (culte, adoration).  Il  faut  de “‘ilm”  (science,   apprentissage), “amal”  (actes)   et   “ikhlâs” (sincérité) pour la réalisation de ce que la Loi sacrée a prescrit; en d’autres termes, il faut de la science, c’est-à-dire qu’apprendre bien comment faire les prières, apprendre bien les préceptes des prières pour  qu’une  ibâda  soit  correcte et  valable,  soit  saine  et  digne d’agrément divin. Il faut avoir de l’acte, c’est-à-dire  qu’il faut les faire, les effectuer, exécuter, accomplir  suivant  leurs préceptes et conditions. Et en les faisant, il faut de la sincérité, c’est-à-dire  qu’il faut  les  faire  d’une  manière pure  et  sincère,  sans  une  attitude ostentatoire, sans avoir le but ou l’intention d’obtenir des profits mondains comme obtenir de l’argent, d’un poste ou de réputation, mais dans  le but  d’avoir l’agrément, le consentement d’Allah  Le Très-Haut, et  les  faire  parce  qu’IL  a  ordonné de  les  faire.  On acquiert ‘ilm  en lisant  les livres de fiqh sous la supervision d’un maître,   autrement  dit,  auprès   d’une  personne  compétente,  et ikhlâs en observant les paroles,  les attitudes d’un walî (saint)  et en lisant des livres de tasawuf. Les sciences islamiques  se divisent  en deux: les sciences  religieuses  et les sciences  concrètes. Il est fard (obligatoire) de les apprendre tant  qu’il faut.  Par  exemple,  c’est fard (obligatoire pour  un croyant) d’apprendre la façon d’utilisation,  la  dose,   la  quantité  d’un  médicament,  et  d’être instruit  ou renseigné sur l’électricité  pour  celui qui s’en sert. S’ils n’apprennent pas, ils peuvent donner lieu à la mort.
Si un musulman qui n’accomplit  pas ses prières  à cause de sa paresse, de son indolence ou à cause de ses mauvais amis, mais qui a toute  croyance  aux fards et aux harâms  est mort sans repentir, il sera  châtié  dans  l’Enfer  dans  la  mesure   de  ses  péchés.  Si  un musulman qui n’apprend pas les fards ou qui les connaît  mais qui ne leur accorde  pas de l’importance ou qui les méprise  ou refuse, ne s’en regrette pas, les abandonne sans la crainte d’Allah Le Très- Haut,   il  sortira   de  la  religion,  il  quittera l’Islâm  et  il  sera  un mécréant. Un tel musulman devenu mécréant sera infiniment dans le  feu  de  la  Géhenne. C’est  pareil  pour  celui  qui  commet  des harâms.

Le culte,  les prières  accomplis  par  celui qui n’a pas appris  sa science, leurs préceptes ne serait  pas valable  et saine quand  bien même  ils seraient effectués  avec  sincérité  (ikhlâs).  Il serait  jeté dans le feu de la Géhenne comme  s’il n’en rien fait. Le culte fait, les  prières   accomplies   par   le  musulman  qui  en  observait  et connaissait les préceptes seraient valables  et sains. Il échapperait au châtiment de l’Enfer.  Cependant, aucune  des bonnes  œuvres, ses  prières   ne  seraient pas  valables  s’il ne  les  faisait  pas  avec sincérité  (ikhlâs).  Il n’aurait  aucune  récompense (thawâb). Car, Allah  Le  Très-Haut désigne  qu’IL  n’approuvait pas  une  telle prière, un tel culte et de telles œuvres. Un culte accompli sans conscience,  sans la science,  sans la sincérité  ne sert  à rien;  il ne sauve pas l’homme de la mécréance, du péché et du châtiment. Le nombre des hypocrites (munafiq) qui faisaient  de cette  manière ses prières  pendant toute  sa vie mais qui sont morts en mécréance n’étaient pas si peu.  Le culte,  les œuvres,  les prières  accomplies avec ‘ilm et ikhlâs (l’apprentissage de la science, de la religion et la sincérité) sauvegardent l’homme  de  tomber dans  la mécréance, dans  le  péché  dans  le  monde  et  glorifient  l’homme.  Et  Allahu ta’âlâ promet dans le neuvième verset  de la sourate Al-Mâida et dans  la sourate Wal-‘Asr qu’IL  sauvegarderait dans l’au-delà les croyants qui accomplissaient  de  cette   manière  correcte  leurs prières.  IL est fidèle dans Sa promesse. IL ferait  certainement ce qu’IL a promis].

ALLAH LE TRÈS-HAUT EXISTE ET IL EST UNIQUE. LES ÊTRES, HORS DE LUI, N’EXISTAIENT PAS. ILS REDEVIENDRONT INEXISTANTS.

Nous   rendons  compte  de   l’existence  des   êtres   qui   nous entourent  grâce   à  nos   organes  de   “sens”.   Les   choses   qui produisent un effet sur nos organes des sens sont appelés “êtres”. Les effets  exercés  par  les êtres  sur nos organes des “cinq  sens”, sont appelés “propriété” ou “attribut”. Les êtres  se différencient les uns des autres par  leurs  propriétés. La lumière, le son, l’eau, l’air,  le verre  sont  chacun  des  “êtres”, c’est à dire  “une  entité existante”. On appelle “substance” ou “matière” tout ce qui a un poids, un volume,  une forme et qui occupe  une place dans le vide. L’air,  l’eau,  la pierre sont,  chacun  ou chacune, séparément une matière. Tandis  que la lumière, le son ne sont pas de “matières”. Car  la lumière et le son n’occupent pas de place  dans  le vide et n’ont   pas  de  poids  (ne  pèsent pas).   Tout   être   porte en  soi, possède une  “énergie”, c’est à dire  “une puissance, une  force”. Cela  veut  dire  qu’il peut  déployer une  activité,  un  effet.  Toute matière peut  se présenter sous trois états: solide, liquide,  gazeux. Les matières solides ont des formes.  Mais celles qui se trouvent à l’état  liquide   ou  gazeux,  elles  prennent la  forme  de  récipient qu’ils occupent. On appelle le “corps” la matière qui a pris forme. Les matières se trouvent toujours à l’état  de corps.  Par exemple la  clé,  l’aiguille,  la  pincette, la  pelle,  le  clou,  sont  des  corps différents, c’est  à dire  leurs  formes  sont  différentes. Mais  tous sont en fer. Les corps se divisent  en deux: les corps simples et les corps composés.

Dans  tout  corps,  il y a constamment des transformations qui ont  lieu.  Par  exemple le corps  change  de  place  en  se mouvant; devient plus grand,  plus petit; il change  de couleur;  s’il est vivant, il tombe malade, il meurt. Ces  transformations sont  nommées “fait”, “évènement” ou “phénomène”. Quand un phénomène se produit, si la structure de la matière ne s’altère  pas, ne se modifie pas,  il est  appelé “Phénomène physique”. Lorsqu’un papier se déchire  cela   est   un   fait   physique.  Pour   qu’un   phénomène physique  ou   un   événement  physique  se  produise  dans   une matière, il  faut  qu’une   force  ait  effet  sur  cette   matière. Les phénomènes qui  provoquent un changement de structure de la matière,  qui   modifient  sa  nature  s’appellent “Phénomène chimique”. Lorsqu’un papier se réduit en cendres cela est un fait chimique. Pour  qu’un  phénomène chimique se produise il faut qu’une  matière agisse  sur  l’autre.  Lorsque deux  ou  plus  grand nombre de  matières agissent  l’une  sur  l’autre  et  qu’en  aucune d’elles, il y a un phénomène chimique qui s’opère,  cela est appelé “Réaction Chimique”.

Le phénomène de la réaction chimique des matières s’opère au  moyen   des  plus  petites  particules de  la  matière appelées “Atomes” ou “jawhar-al-fard”. Tout  corps est fait d’atomes. Les structures des  atomes se ressemblent mais  leurs  dimensions et leurs  poids  sont  différents. C’est  pourquoi,  aujourd’hui nous connaissons cent cinq sortes d’atomes. Même le plus grand atome est petit au point de ne point pouvoir être vu avec le plus puissant microscope. La  combinaison des  atomes  donne  naissance au “Corps simple” ou  “Elément”. Comme il y a cent  cinq  sortes d’atomes, il y a  cent  cinq  corps  simples.  Le  fer,  le  souffre,  le mercure, le gaz d’oxygène, le carbone sont  des éléments. Par  la combinaison des atomes différents se produit le “Corps composé”. Il  y a  des  centaines de  milliers  de  corps  composé. L’eau, l’alcool, le sel, la chaux sont des corps composés. Les corps composés se produisent par la combinaison de deux ou de plus de deux  corps  composés. La combinaison des corps  simples  résulte de la combinaison de leurs atomes.
Les cent cinq éléments sont les constituants de tous les corps, par exemple des montagnes, des mers, de toutes sortes de plantes et  d’animaux. Ce  sont  les  éléments constitutifs de  tout  corps animé   ou   inanimé.  Tous   les   corps   sont   constitués  de   la combinaison des atomes de l’un ou de plusieurs de ces cent cinq éléments. L’air, la terre, l’eau, la chaleur, la lumière, l’électricité et les microbes provoquent la fragmentation ou la décomposition ou la combinaison des corps  composés. Aucune transformation ne  peut   survenir  sans  une   cause.   Dans   ces  transformations, éléments constitutifs de ces êtres  changent de place ou passent à l’état  libre  en se détachant d’un corps.  Nous  constatons que  les corps disparaissent. La disparition d’un corps,  par exemple celui d’un mort  dans  sa tombe se réalise  sous forme  de la production de nouveaux corps tels que l’eau, le gaz et matières composées de la terre. Et  quand ces matières nouvelles qui  résultent de cette transformation ne  produisent pas  un  effet  sur  nos  organes de sens,   nous   ne   pouvons  pas   apercevoir  leur   existence.  C’est pourquoi, nous  disons  que  la matière précédente transformée a disparu. En fait, la disparition signifiait ici la transformation de la matière.
Nous   voyons   aussi  que  chacun   de  cent   cinq  éléments  se transforme et que dans tout  élément se produit des phénomènes physiques et  chimiques. Quand un  élément se combine avec  la structure d’un  composé, il se transforme en  état  d’ion,  c’est-à- dire   un   transfert   d’électrons  ou   un   échange  d’électrons commence et  ils  circulent, se  déplacent autour  du  noyau   de l’atome. Ainsi,  les différentes particularités physiques et chimiques  de  cet  élément  changent.  Les  atomes  de  chaque élément sont  constitués d’un  noyau  et  des  particules nommées “Electrons”. Le noyau  est au milieu  de l’atome.  Les noyaux  de tous   les  atomes,  sauf   l’hydrogène,  sont   faits   des   particules nommées “Protons”  et  “Neutrons”. Les  protons sont  chargés d’électricité positive.  Les neutrons ne contiennent pas la charge d’électricité. Les électrons sont des particules électriques négatives et ils gravitent autour du noyau.  Comme les électrons gravitent toujours dans leurs orbites, ils changent aussi d’orbite.

En outre, il est évident par l’existence des éléments radioactifs qu’il y a aussi  des  transformations, des  morcellements dans  les noyaux  d’atomes appelés fissions. A l’examen  plus approfondi, il est établi que cette fission des noyaux,  un élément se transformait en  un  autre  élément et  que  les  matières  disparaissent et  se transforment en “énergie”. Cette transformation a été  calculée même   par   Einstein[1].

[1]  Einstein, physicien juif est mort en 1375 [en 1955].

Donc,   tout   comme   dans   les  corps,   les éléments aussi se transforment continuellement et passent d’un état  à l’autre.  (Toute matière animée ou inanimée est en train  de se  transformer,  en   d’autres  termes,  la  matière  précédente disparaît et une  nouvelle matière la remplace). Tout  être  vivant (toute plante, tout  animal) existant aujourd’hui, n’existait   pas avant.  Il y avait d’autres êtres  vivants. Et, dans un laps de temps, aucun  des êtres  vivants  qui sont  présents maintenant n’existera pas, d’autres êtres vivants existeront. Il en est de même  pour tous les êtres  inanimés. Tout  être  animé  ou inanimé, par  exemple le fer  qui  est  un  élément  ou  bien   la  pierre,  l’os  qui  sont   des amalgames de  plusieurs corps,  toutes les  matières, toutes  les particules se transforment toujours. En  bref,  les anciennes disparaissent et d’autres viennent exister.  Si les propriétés de la matière existante ressemblent à  celles  de  la  matière disparue, l’homme   croit  que  la  matière existe  toujours et  ne  peut   pas comprendre cette  transformation. C’est comme  au cinéma  où la projection d’une  suite  de  vues  donne l’impression d’un mouvement et  les spectateurs croient que  ce sont  toujours les images  qui  sont  en  mouvement alors  que  c’est  la  bande qui tourne  devant  l’objectif   de   l’appareil  cinématographique  et reflète la suite de vues, des images. Quand un morceau de papier est brûlé,  il se transforme en cendres et nous disons que le papier a disparu mais  le cendre a apparu parce  que  nous  remarquons cette  transformation. De même,  quand la glace est fondue, nous disons  que  la glace  a disparu, elle  s’est transformée en eau.  La science  moderne sur la matière est largement traitée dans  notre livre intitulé “Endless Bliss” en anglais. Pour  plus d’information, consultez ledit livre svp!
Au   début  du  livre  intitulé  “Sharh  al-Aqâ’id”, il  est  dit: “Comme tous  les êtres  sont  les signes de l’existence d’Allah  Le Très-Haut, toutes les créatures sont  appelées “’âlam”. Chacune des  êtres   qui  sont   de  même   nature aussi  est  appelée  ‘âlam (monde,  univers).  Par   exemple,  nous   disons   le  monde  des hommes, le monde des anges,  le monde des animaux, le monde des matières inanimées. Ou bien, chacun  des corps est un ‘âlam.

Dans le livre intitulé “Sharh al-Mawâqif”[1], il est dit comme le suivant  à la page  quatre cent  quarante et une: “’âlam  est hadîth (créature, créé),   c’est-à-dire,  tout   est  créature, tout   est  créé. Toute créature a commencé à exister  alors qu’elle était inexistante.   [Nous    avons    cité   ci-dessus    qu’elles    ont    été

[1]  Sayyid  Sherif  Alî  Jurjânî,   l’auteur   du  livre  Sharh  al-mawâqif   est décédé  en 816 [en 1413] à Chiraz. successivement des unes des autres]. Les substances et particularités des  corps  aussi  sont  créées.  Ici,  on  peut  voir  les quatre avis:
1– Selon les Musulmans, les Juifs et les Chrétiens et les Mages, les  substances  et  les  particularités  des  corps   sont   aussi  des créatures, c’est-à-dire, elles sont créées  aussi.
2–  Selon   Aristote et  les  philosophes  qui  le  suivaient,  les substances et les particularités des corps sont qadîm (prééternelles). Ils prétendent qu’elles existaient de toute éternité. Par  contre, la  science   de  la  chimie   moderne réfute absolument cette  thèse.  Si un musulman y croit  ou dit la même chose, il sort de l’Islâm et il devient mécréant. Ibn Sînâ (Avicennes)[1]   et  Fârâbî[2]   aussi  étaient du  même  avis  avec  ces philosophes.

[1]  Ibn Sînâ Husayn  est décédé  en 428 [en 1037] à Damas. [2]  Muhammad Fârâbî  est décédé  en 339 [en 950] à Damas.

3– D’après les philosophes vécus avant  Aristote, les substances des corps sont qadîm  (prééternelles, immuables) mais leurs  propriétés sont  créées.  Et  aujourd’hui, plusieurs scientifiques partagent cette  idée fausse.
4– Personne n’a dit que la matière était  qadîm  (prééternelle, immuable),  mais  les  propriétés étaient  créées.   Callinos   était incapable de décider sur l’un de ces quatre avis”.
Les Musulmans prouvent par plusieurs voies que les matières et  leurs  propriétés sont  des  choses  créées.   Premièrement, les substances, les  matières et  toutes leurs  molécules se transforment, se transmutent, changent sans cesse. Une chose qui se transforme continuellement ne peut  pas être  qadîm, prééternelle, de toute éternité; il faut  qu’elle  soit créée.  Car,  le processus de la succession  de cette  transformation ou transmutation des  substances ne  pouvait pas  aller  jusqu’à  la prééternité. Il faudrait que ces transformations aient  eu un commencement, c’est-  à- dire  qu’il  faudrait que  les substances initiales   aient   été  créées   du  néant. Si  les  substances initiales créées   du   néant  n’existaient pas,   en   d’autres  termes,  si  le processus de cette  succession  allait  à la prééternité, il n’y aurait alors  un  début de  cette  succession  et  il aurait fallu  qu’aucune matière n’existe  aujourd’hui.  L’existence des  matières et  leur succession   démontrent qu’elles  sont  produites d’une  première matière créée  du néant.

Par  ailleurs,  pour  une  pierre tombée du ciel, on ne peut  pas dire  qu’elle  est arrivée de l’éternité, parce  que  l’éternité signifie ce qui n’a ni commencement ni fin. Venir  de l’éternité voudrait dire  quelque chose  venant du néant. Mais alors,  il faudrait que cette  chose  considérée qu’elle  venait  de  l’infini  ne  vienne  pas. Cela serait  irraisonnable et d’ignorance de dire qu’elle est venue l’infini pour  ce qui est arrivé.  Pareillement, la multiplication de l’être  humain de  l’un  de  l’autre,   ne  peut  pas  être  arrivée de l’éternel passé. Il faudrait qu’ils se multiplient à partir de premier homme créé du néant, de l’inexistant. Si on disait que le premier homme n’avait  pas été créé et que la multiplication des hommes des  uns  des  autres venait  de  l’éternel passé,  alors,  il faudrait qu’aucun des hommes n’ait existé. C’est pareil pour tous les êtres. C’est  une  idée  fausse,  une  idée  déraisonnable et une  ignorance incompatible avec  la science  de  dire  à propos de  la genèse,  du processus de  formation, de  constitution et  de  génération (des unes  des  autres) des  organismes, des  substances, qu’ “il en  est ainsi et il en va de même,  et qu’il n’y a pas de substances initiales créées  du néant”. Le changement, la transformation ne sont  pas les preuves d’être infini, mais ils démontrent la création du néant; en d’autres termes, ils indiquent “Mumkin al-wujûd” (existence possible), pas “Wâjib al-wudjûd” (Existence nécessaire).

Question: Puisque le créateur de cet ‘alâm  (monde, univers), son  essence   ainsi  que  ses  attributs sont  qadîm   (éternels), ne faudrait-il pas que cet ‘alâm  aussi ait été qadîm  (éternel)?
Réponse: Nous  témoignons toujours que  le Créateur qui est qadîm,   qui  est  de  toute éternité, transforme pour   des  causes variées  les substances, les molécules, c’est-à-dire qu’IL  les fait disparaître pour  les remplacer par  d’autres. Ce Créateur qui est de toute éternité crée les substances des unes des autres selon Sa volonté et quand IL le veut.  Comme IL a créé  tous  les univers, toute matière, toute molécule par des causes,  IL a le pouvoir de les créer  aussi  du  néant sans  causes,  sans  moyens  quand IL  le veut.

Celui  qui  croit  que  les  univers  sont  tous  des  choses  créées (hâdith), croirait aussi qu’elles  étaient temporaires et qu’ils disparaîtraient de nouveau. Il est évident que les êtres créés alors qu’ils  n’existaient  pas   pourraient  être   disparus  de   nouveau.

Maintenant   aussi,    nous    observons   que    plusieurs   êtres disparaissent.

Pour  être  un  musulman, il faut  absolument croire  que  les matières et  les  corps,  c’est  à dire  tous  les  êtres,  sont  créés  du néant et qu’ils redeviendront inexistants. Nous observons que les corps existent alors qu’ils n’existaient pas, et qu’ils disparaissent de   nouveau,  et   que   ses   formes    et   ses   propriétés  aussi disparaissent. D’ailleurs, comme  on  a  cité  ci-dessus,  bien  que leurs substances soient  existées  quand les corps disparaissent, ces substances n’étaient prééternelles  non  plus,  elles  étaient aussi créées   bien   avant   par   Allah   Le  Très-Haut,  et  IL  les  ferait disparaître de  nouveau au  Jour  du  Jugement. Aujourd’hui, les connaissances scientifiques contemporaines  ne  sont  pas  tout  à fait   contradictoires,  antinomiques  de   ce  qu’on   cite   ici.  La négation de  ces  faits,  soutenir des  paradoxes, ça voudrait dire être  calomnier la science, être  hostile  à l’Islâm. L’Islâm ne refuse jamais  la science  concrète. L’Islâm  refuse  seulement la négation de  l’apprentissage des  sciences  religieuses et  ne  pas  faire  ses devoirs   de  prières. Et  la  science   concrète ne  refuse   du  tout l’Islâm. Tout  au contraire, elle atteste et confirme l’Islâm.

Puisque  l’âlam (tout,  monde,  univers)  est créé, il y a donc un créateur qui le crée du néant.  Car, on a cité ci-dessus qu’aucun fait n’existerait de soi-même.  Aujourd’hui, on produit des milliers de médicaments, des  appareils électroménagers, des  meubles,   des matières industrielles et commerciales, des appareils électroniques et  de  guerre.  La  plupart de  ceux-ci  est  produite à  la  suite  des procédés de calcul, d’études  et de centaines d’épreuves et expérimentations. Disent-ils  que  l’un même  de  ceux-ci  a existé spontanément, ou bien  il s’est fait, il s’est produit de soi-même? Cependant, ils disent  que  tous  ceux-ci  ont  été  faits  ou  produits consciencieusement  et  volontairement et  qu’il  en  faudrait des producteurs pour  tous  ceux-ci et ils disent  quand  même  que  des millions de substances  et de phénomènes relatifs aux êtres vivants et  aux  êtres   inanimés   dont   les  nouveaux,  les  plus  fins  sont découverts à chaque  siècle et desquels  la structure, la constitution ou la composition en général  sont  déjà  inconnues existent  d’une manière spontanée et par hasard.  Comment l’appeler  autrement, si ce  raisonnement paradoxal, cette  hypocrisie  ne  sont  pas  les signes d’une vraie idiotie ou du fanatisme ou d’une obstination? Il est  évident  qu’il  y a  un  seul  créateur qui  crée,  qui  fait  exister chaque  substance et chaque  acte. Ce Créateur est On voit qu’il y a un  Créateur unique   qui  fait  exister  chaque   matière et  chaque mouvement. Ce créateur est “Wâjib al-wujûd” (Existence nécessaire, indispensable, Être  essentiel). C’est à dire,  il n’a pas existé  après  alors  qu’il était  inexistant. Il fallait  que  ce créateur existe toujours, de toute  éternité. Et ce créateur n’avait besoin de rien  pour  qu’il ait  existé.  S’il ne  fallait  pas  qu’il existe  de  toute éternité, il serait “Mumkin al-wujûd” (dont  l’existence était possible).  Il serait  quelque chose créée  comme  les ‘âlam,  comme les créatures. Une  créature devient  existante ou par la transformation d’une autre  créature ou par  la création du néant. Mais, il faudrait alors un créateur pour  qu’il la crée. De même,  il faudrait des  créateurs infinis.  Mais,  quand  on  considère que  les transformations des créatures ne seraient pas infinies, comme on a cité ci-dessus, leurs créateurs non plus ne pourraient être infinis et il  faudrait que  le  fait  de  création ait  dû  à  partir   du  premier créateur. Car, si on pensait  que le fait de créer les créateurs les uns les autres  était un processus  qui durait  infiniment, il faudrait donc qu’aucun  créateur existe. C’est la raison  pour  laquelle,  le premier créateur qui n’est pas créé est le seul créateur des créatures. Il n’y a, ni avant  ni après,  un autre  créateur autre  que  lui. Le créateur n’est pas une créature, il n’est pas créé et ne pourrait pas être créé. Il existe toujours. Il est toujours en existence. S’il disparaît pour un moment, tout disparaît. Celui qui est “Wâjib al-wujûd”  n’a jamais et  à  aucun  égard  besoin  de  rien.  Il  fallait  que  le  pouvoir,   la puissance   de  celui  qui  a  créé   d’une   manière  systématique, régulière, ordonnée ou mesurée les cieux, les terres, les atomes, les êtres  vivants  soient  éternels et qu’il soit omniscient, qu’il puisse faire tout  ce qu’il veut et qu’il soit unique  et qu’il n’arrive  aucune transformation, aucun  changement chez lui. Si le créateur n’avait pas de pouvoir  infini, s’il n’était  pas omniscient, il ne serait  pas capable  de créer d’une manière systématique, régulière les créatures. Si ce créateur était multiple  et quand  les volontés  de ces multiples  créateurs n’étaient pas  compatibles les  unes  avec  les autres  sur la création d’une chose, alors ceux de qui les volontés n’ont pas été réalisées ne pourraient pas être créateurs et il y aurait une grande confusion dans la chose créée. Pour en avoir plus d’information, Veuillez  lire les commentaires en langues  arabe  et turque du livre intitule  “Qasîdat al-Amâlî”, écrit par Alî Ushî[1].

[1]  Alî Ûshî est décédé  en 575 [en 1180].

Aucune transformation, aucune transmutation, aucun changement ne se produisent chez le Créateur. IL était  le même avant de créer les univers comme IL l’est maintenant. Comme IL a créé tout du néant, IL le crée tout le temps  et maintenant aussi. Sinon, le fait de varier,  de se transformer, de se transmuter ou de se modifier désignerait la particularité d’être  une créature. On a cité ci-dessus  qu’IL existe tout  le temps  et IL ne cesserait jamais d’exister.   C’est   pourquoi,  il  n’arrive   aucune  transformation, aucune variation, aucune transmutation, aucun  changement chez Lui.  Toutes les  créatures ont  tout  le  temps  besoin  de  Lui  de même  qu’elles avaient besoin  de Lui pendant leur création. C’est Lui seul qui crée tout  et qui en fait tous les changements. IL crée tout  avec ses causes  afin que tout  ait un système  et que les êtres humains puissent vivre d’une  manière civilisée.  Comme IL crée les causes,  IL  crée  aussi  leur  effet  et  leur  activité.  Et  les êtres humains n’ont  que  l’intervention et  l’entremise pour   susciter l’effet des causes sur les matières.

Manger quand on a faim, prendre des médicaments quand on est  malade, se servir  d’une  allumette pour  allumer une  bougie, verser   d’un   acide   sur   le  zinc  pour   obtenir  de   l’hydrogène, chauffer des pierres à très haute température afin qu’elles deviennent poussière, et une fois cette poussière  obtenue, attendre qu’elle  soit  refroidie et  puis  y ajouter de  la chaux  et mélanger le  tout  pour  fabriquer du  ciment,  élever  des  vaches pour  avoir  du lait, installer des centrales hydroélectriques pour obtenir l’électricité, construire toutes sortes d’usines, tous ceux-ci signifiaient  utiliser   des   causes   afin   qu’IL   crée   des   choses nouvelles; donc,  la volonté et  l’énergie  humaine sont  aussi  des causes   créées   par   Allah   Le   Très-Haut.  Et   IL   les  crée   par l’entremise comme   cause  des  êtres   humains. Car,  la  volonté Divine  le  veut  de  cette  manière. Donc,  c’était  une  expression irraisonnable, irréligieuse et paradoxale de dire  que  l’homme  a créé   quelque  chose   ou   utiliser   le  mot   créer   à  propos  de l’intervention humaine.

C’est un devoir  indispensable pour  les êtres  humains d’aimer ce Créateur unique, d’être  des serviteurs dignes  de ce Créateur unique qui les crée, qui les fait vivre et qui leur donne et crée ce dont  ils ont  besoin.  En  d’autres termes, il faut  que  les créatures L’adorent, L’obéissent, exécutent leurs prières et LE respectent. Il  faut  les  faire  comme  il est  écrit  en  détail  dans  la  lettre de Maktûbat citée  à  l’introduction de  ce  livre.  Cette Divinité, ce Dieu  qui est Wâjib  al-wujûd  a déclaré Lui-même que  Son nom est “Allah”. Les êtres  humains n’ont pas le droit  de changer Son nom  annoncé par  Lui-même. Quelque chose  faite  indignement serait  de l’injustice. Les religieux  chrétiens, le clergé  croient à la Trinité. Tout  ce qui est écrit dans ce chapitre démontre que le Créateur est unique et que leur croyance est fautive  et paradoxale.

LES SALAFITES

Nous  devrions  noter  tout  à  l’heure  qu’il  n’y a  pas  un  nom appelé  “Salafiya” ou un terme  comme “madhhab salafite” mentionnés dans  les livres  des savants  Ahl  sunna  “rahmatullahi taâlâ  alaihim ajma’în”.  Ces noms ont été inventés  récemment par ceux  qui  sont   des  sans-madhhabs,  de  ceux  qui  refusent  les madhabs (écoles) de la sunna et propagés parmi les Turcs aussi par les traductions de l’arabe  en turc  des livres des anti-madhabites faites par des hommes de religion ignorants. Selon les Salafites, “la madhab  (la voie, l’école de la jurisprudence de l’Islâm)  suivie  et observée  par  les  gens  de  la  Sunnah   avant   la  fondation  des madhhabs  Ach’arî   et  Mâturîdî,   c’était  Salafiyya.  Les  Salafites étaient les pieux prédécesseurs (Salaf). Ceux-ci suivaient la voie de Sahaba  et Tabi’în.  La Salafiyya  était  aussi la voie  de Ashab, de Tabi’în  et  de  Tabâ  at-Tâbi’în.  Quatre  grands  imâms  étaient  de cette voie. Le premier ouvrage pour défendre la madhab Salafiyya a été  écrit sous le titre  de “Fiqh al-akbar”,  par Imâm  al-‘Azam. Imâm    al-  Ghazali   écrit   dans   son   œuvre   intitulée  “Iljâm alawâm’ani  ’l-kalâm” [la science  de  théologie n’est  pas pour  le commun] que  la madhab  Salafiyya  avait  sept  principes.  Ilm  al- kalâm  (la science de théologie) de Mutaakhirîn (des successeurs) commence avec l’apparition d’Imâm  al-Ghazali. Imâm  al-Ghazali a fait des changements sur les méthodes de la théologie après avoir étudié  les madhabs  des savants de théologie qui lui ont précédé  et les opinions  des philosophes islamiques.  Cependant, en essayant de  refuser   et  de  réfuter   les  pensées   philosophiques,  il  les introduites à la science  de théologie (kalâm). Râzi  et Amidî ont établi une science en incorporant la philosophie à la théologie. Et Baydavî  l’a formée en un ensemble inséparable  de l’une de l’autre la  théologie avec  la  philosophie.  La  science  de  théologie des mutaakhîrin (des  successeurs)  a empêché la propagation   de  la madhab  Salafiyya.  Ibn Taymiya et son disciple Ibn al-Qayyim al-Jawziyya  ont essayé de revivifier  la madhab  Salafiyya. Ensuite, la madhab  Salafiyya  s’est divisée  en deux:  Les  anciens  Salafites  ne sont  pas entrés  en détail sur les attributs  d’Allah  et sur les bases scripturaires ambigües (nass mutachâbih). Et les nouveaux Salafites  ont  attribué  de l’importance à entrer  dans le détail  sur ceux-ci. On observe  cet effort  chez les nouveaux Salafites comme Ibn  Taymiyya et  Ibn  al-Qayyim al-Jawziyya.  Les  anciens  et  les nouveaux Salafites  sont  nommés tous  “Ahl  sunnat’  al-khâssa”. Bien   que  les  théologiens  Ahl   sunna  aient  interprété  certains “nass” (bases  scripturaires  explicites), la Salafiyya  s’y opposait. Elle  s’est séparée  de  l’exégèse allégorique  et  métaphorique, de l’anthropomorphisme en refusant qu’il existe une dissemblance en ce qui concerne  les termes  de visage (wajh) et la descente d’Allah. Car, le visage et la descente d’Allah  ne ressemblent pas à ceux des êtres humains”, disent-ils.

Ce  n’est  pas  exact  de  dire  que  les “Ach’ari” et  “Mâturîdî” étaient des  madhhab fondées   ultérieurement. Ces  deux  grands Imâms   ont  expliqué   les  sciences  de  la  foi  et  de  la  croyance rapportées par Salaf assâlihîn et ils les ont catégorisées et publiées afin qu’elles soient compréhensibles en vue de jeunes gens. Imâm al-Ach’arî  se trouvait dans l’enchaînement, dans la succession des disciples  d’Imâm  al-Chafi’î.  Et  Imâm  aI-Mâturîdî était  un grand anneau de la chaîne des disciples d’Imâm al-‘ A’zam Abû Hanifah. Soit Ach’arî,  soit Ma’turidî  n’avaient  pas fondé  une madhab, une école  et ils n’avaient  pas quitté  non  plus la même  croyance  (al- i’tiqad) de leur maître.  D’ailleurs, ces deux Imâms, leurs maîtres et les Imâms de quatre écoles avaient une seule croyance (al-i’tiqad). Et  cette  croyance  est  connue  avec  son  nom  “Ahl-al sunna  wa’l jamâ’a”. La croyance  de ceux qui se trouvent dans cette  voie est celle de Sahâbat al-kirâm  (Compagnons), de Tâbi’în et de Taba’ at-Tâbi’în.  Le livre “Fiqh  al-akbar”, écrit par Imâm-i  a’zam Abû Hanifa,  défend  la madhhab Ahl sunna. Dans ledit livre et dans le livre  intitulé  “Iljâm Al-awâm  ’ani ’lkalâm”,  écrit  par  Imâm  al- Ghazali,  il n’y a pas de mot  Salafiyya.  Ces deux  livres et le livre intitulé  “Qawl  al-fasl”,  l’un des commentaires du livre “Fiqh  al- akbar”,  expliquent la  madhhab  Ahl  sunna   et  répondent  aux groupes  de “Bid’a” (innovation, hérésie) et aux philosophes.[1]

[1]  Ces deux livres “Iljâm Al-awâm  ’ani ’lkalâm”  et “Qawl  al-fasl” sont réimprimés par Hakîkat Kitâbevi.

Al-Imâm  al-Ghazâlî écrit  comme  le  suivant  dans  son  livre “Iljâm Al-awâm  ’ani ’lkalâm”:  “Dans  ce livre, je vais faire savoir que  la madhhab de  Salaf  est  droite  (haqq) et  correcte. Je  vais expliquer que ceux qui se diffèrent de cette madhhab sont des gens de bid’a. La madhhab Salaf veut dire la voie, la croyance  d’Ashâb et de Tâbi’în. Et cette madhhab a sept fondements”. Comme on le voit, le livre Iljâm”  parle  des sept fondements de la madhhab de Salaf  as-salihîn.   Cela  serait   calomnier  Imâm   al-Ghazâlî  et  de modifier  le contenu du livre de dire comme  “les sept fondements de  Salafiyya”.  Il est  écrit  dans  tous  les  livres  d’Ahl  sunna,  par exemple,  au chapitre de témoignage du livre “Durr al-mukhtâr” qui est un livre très précieux de fiqh, dans l’explication des Prédécesseurs  et  des  Successeurs,   que   “Salaf   est  le  nom   de Sahaba’t  al-kirâm  et de Tâbi’în. Ceux-ci sont nommés  aussi “Salaf assâlihîn  (Les Pieux Prédécesseurs). Et les savants  Ahl sunna  qui leur succèdent sont  nommés  Khalaf  (Successeurs)”. Al-Imâm al- Ghazâlî,   al-Imâm   ar-Râdî et  al-Imâm   al-Baidâwî   qui  sont  les honorables  éminents  de  l’ulamâ’(savants)  de  tafsîr   (exégèse) étaient tous dans la madhab de Salaf assâlihîn (Les Pieux Prédécesseurs). Les groupes  aberrants, des innovateurs apparus à cette  époque-là, ont  introduit la philosophie dans  la science  de kalâm (théologie). Même, ils ont fondé l’essentiel de leur foi sur la philosophie. Le livre “Al Mihal wa al Nihal”  explique  en détail les croyances  de ces groupes  hérétiques. Ces trois imâms mentionnés ci-dessus tout  en défendant la croyance  Ahl sunna  et en réfutant leurs idées erronées, ils avaient  écrit aussi des réponses détaillées sur leur philosophie. Ces réponses n’étaient pas pour introduire la philosophie dans  la croyance  Ahl  sunna.  Au  contraire, c’étaient pour  purifier  la science  de théologie des idées  philosophiques y introduites. Il n’y a aucune  conception ni méthode philosophiques dans  l’exégèse  d’al- Baidâwî  et  dans  celle  de  “Shaikh-zâda”, le plus précieux  de ses commentaires. C’est une  odieuse  calomnie, une  basse diffamation contre  ces grands  Imâms  de débiter qu’ils s’étaient adonnés à la philosophie. La première diffamation contre les savants Ahl sunna est commise par Ibn Taymiya dans son livre Al-wâsita.  En outre,  c’est un point  très important où se séparent ceux  qui  sont  sur  le  droit  chemin  et  ceux  qui  sont  égarés,  de prétendre que  Ibn  Taymiya  et  son  disciple  Ibn  al-Qayyim   al- Jawziyya essayaient de revivifier la madhab Salafiya. Avant tout, il n’y  avait   pas  une   madhab  nommée  Salafiya,   même   le  mot Salafiyya ou Salafite avant ces deux personnages qu’on puisse dire qu’ils essayaient de la revivifier. Il n’y avait que la croyance  droite et unique  nommée Ahl as-Sunna  wa ’l-Jamâ’a et qui était à la fois la madhab de Salaf as-sâlihîn. Ibn Taymiya a essayé de dénaturer cette voie droite  et il a inventé plusieurs  bid’a (innovation, hérésie). A présent, tous les propos  aberrants, les fausses idées, les livres hérétiques des réformistes en religion,  de ceux qui renient les madhabs droites  et des antagonistes des madhhabs résultent de ces innovations (bid’a) d’Ibn Taymiya. Ceux-ci ont usé d’un stratagème dans le but de convaincre les jeunes gens que leur voie hérétique n’était  que  la  bonne  voie;  ils ont  substitué le  terme Salafiya  au  nom  de  Salaf  as-sâlihin  pour  masquer leurs  propos hérétiques et pour amener les jeunes gens à sa voie. Ils ont essayé de stigmatiser, de commettre des diffamations contre  les successeurs  de Salaf as-sâlihin de s’occuper de philosophie, d’être des innovateurs. Et ils les ont accusés et blâmés  d’être séparés  de ce nom inventé  Salafiyya.  Ils ont  lancé  Ibn Taymiyya  comme  un héros, un mujtahid qui ranimait et revivifiait la Salafiyya. Cependant, les  savants  Ahl  sunna  “rahmatullahi taâlâ  alaihim ajma’în” qui étaient les successeurs  de Salaf as-sâlihîn défendaient et expliquaient les principes  et connaissance de la croyance  Ahl sunna  qui  était  la madhab de  Salaf  as-sâlihîn,  dans  leurs  livres qu’ils avaient  écrit et arrivés jusqu’à notre  époque et même aujourd’hui, ils  le  font.  Pareillement, ils  ont  démontré qu’Ibn Taymiyya, Shawkânî  et leurs semblables étaient égarés du chemin de Salaf as-sâlihîn et qu’ils traînaient les musulmans à la calamité et à l’Enfer. Ceux qui lisaient les livres intitulés  At-tawassuli bi ’n- Nabî wa bi’s-sâlihîn, Ulamâ’  al-muslimîn  wa ’l-mukhâlifûn,  Shifâ’ assiqam et sa préface Tat’hîr al-fu’âd min danasi ’l-i’tiqâd, comprendraient très  bien  que  ces innovateurs de  ces croyances hérétiques  appelées Salafiyya  étaient  en  train   de  pousser   les musulmans dans la calamité  et de détruire l’Islâm de l’intérieur.

De nos jours, on entend et on voit souvent  les mots “Salafiya”, “le salafisme”, “les Salafites”.  Tout  musulman devrait  savoir tout d’abord  qu’il n’existait pas en Islâm une voie nommée la “madhab Salafiya”.  En  Islâm,  il y avait  seulement la madhhab “Salaf  as- sâlihîn”.  Salaf as-sâlihîn est le nom des musulmans de deux siècles premiers de l’Islâm, loués  et glorifiés  par  le hadîth  sharîf.  Et  les savants du troisième et de quatrième siècle sont nommés  “Khalaf as-sâdiqîn”. Et  la croyance  (i’tiqâd)  de  ces gens  honorables est nommée “madhhab d’Ahl as-Sunnah wa ’l-Jamâ’a”. Cette madhhab est la voie, l’école de la foi, de la croyance.  La foi de Salaf as-sâlihîn, c’est-à-dire celle d’Ashâb al-kirâm et de Tabî’in al- i’zâm étaient la même foi. En ce qui concerne leur croyance,  il n’y en   avait   aucune    différence.  Aujourd’hui,   la   majorité  des musulmans dans le monde  est de la madhhab Ahl al-sunna. Tous les soixante-douze groupes égarés de l’Islâm sont apparus après le deuxième siècle. Bien que les fondateurs d’une partie de ces sectes égarés   aient   vécu  d’avant,  la  publication  de  leurs  livres,  leur apparition en communauté et leur opposition contre  Ahl-i sunnah ont commencé après Tâbiîn-al  i’zâm.
C’est Rasûlullâh “sallallahu alaihi  wa sallam”  qui a révélé  la croyance  Ahl al-sunna.  Et Ashâb  al-kirâm  (Compagnons) ont pris les connaissances de  foi de  cette  source.  Et  Tâbiîn  al-i’zâm  ont appris toutes ces connaissances d’Ashâb al-kirâm. Et tous ceux qui leur succèdent ou qui sont venus après,  les ont appris  de ceux-ci. Ainsi, les connaissances d’Ahl sunna nous sont parvenues par voie de  transmission  et  de  tawâtur.  Car,   elles  n’auraient  pas  été acquises, elles n’auraient pas été perçues  par l’intelligence; l’intelligence ne pourrait pas les dénaturer; seulement, elle aide les gens à les comprendre. C’est-à-dire, il faut  de l’intelligence  pour les  concevoir,   percevoir  et  comprendre  leur  véracité   et  pour évaluer  leur mérite,  leur valeur. Tous les savants de hadîth  étaient de la croyance  Ahl sunna. Les imâms de quatre écoles de jurisprudence  aussi  étaient  de  cette   madhhab.  Mâ’turîdî   et Ach’âri, les deux imâms de notre  madhhab en i’tiqâd étaient aussi dans la madhhab Ahl sunna. Ces deux imâms avaient tout le temps promulgué cette  madhhab. Ils l’avaient  défendue toujours contre les hérétiques et les matérialistes enfoncés  dans les marécages de l’ancienne philosophie grecque.  Bien qu’il s’agit d’une contemporanéité, -car ils avaient vécu à la même époque-, et qu’ils aient  de différentes méthodes de défense  et de critique,  -car, ils vivaient dans les lieux différents et les méthodes et raisonnements de leurs adversaires étaient différents -, tout  ceci ne signifiait pas qu’ils  avaient  de  différente madhab. Des  centaines de  milliers d’éminents savants  et de walî’s vécus après  eux avaient  étudié  les livres de ces deux grands Imams et avaient rapporté unanimement qu’ils étaient tous les deux de la madhhab Ahl sunna. Les savants Ahl  as-sunna   ont  pris  les  bases  scripturaires  explicites   “Nass dhâhir”, c’est-à-dire, ils ont considéré les sens explicites des versets (âyat   al-karîma)  et  des  hadiths   al-sharîf,   et  ils  n’ont   pas  les interprétées (ta’wil) sauf le cas de nécessité (dharûra). Non plus, ils n’ont  pas fait de modifications de sens, ils n’ont  pas y introduit leurs opinions  et savoirs personnels. Par contre,  ceux qui sont des sectes  hérétiques, ceux qui sont  anti-madhhab n’ont  pas évité de faire des altérations, sous l’effet de leurs acquisitions des anciens philosophes grecs et des imitateurs des scientifiques hostiles  à la religion, sur les préceptes de la foi et sur les prières  (ibâda).

A la suite de la dislocation de l’État Ottoman, garde de l’Islâm, le  serviteur des  savants  Ahl  as-sunna  “radiallahu taâlâ  alaihim ajma’în”,  succombé  aux  tentatives des  missionnaires durant des siècles,  aux  politiques odieuses  de  l’Empire  britannique et  aux recours  à la puissance  matérielle de toutes  sortes, les antagonistes, les opposants et opposés  aux écoles de la jurisprudence de l’Islâm ont trouvé  le champs  libre et ils ont profité  de cette  occasion.  Ils ont  commencé à  détruire l’Islâm  de  l’intérieur, à  attaquer Ahl sunna avec les mensonges et les ruses diaboliques surtout dans les pays  comme  en  Arabie Saoudite où  il n’y avait  pas  de  liberté d’expression pour  les  savants  Ahl  as-sunna.  Des  innombrables monnaies d’or distribuées par  l’Arabie  Saoudite, les Wahabites, ont  contribué la propagation de  cette  mouvance agressive  dans tous les côtés du monde.  Pareillement, des informations issues de Pakistan, d’Inde et des pays d’Afrique ont démontré que plusieurs fonctionnaires religieux,  hommes  de religion  qui ne connaissaient pas bien  la science  religieuse  et privés  de la crainte  d’Allah  ont aidé ces agresseurs à propager leurs idées hérétiques et ont obtenu des postes  et des biens immobiliers en échange  de leurs services. Et  ceux-ci avouaient sans le moindre scrupule  qu’ils avaient  été récompensés de leurs  efforts  malins  pour  avoir  égaré  les jeunes gens de la voie d’Ahl sunna, de leurs trahisons pour avoir abusé les gens.
Il est écrit comme  le suivant  dans un passage  de l’un de leurs publications qui visaient à abuser  l’étudiant de madrassa, à égarer les  enfants  des  musulmans:”J’ai écrit  ce  livre  pour  anéantir le sectarisme, le fanatisme des madhhabs et pour assurer  vivre pacifiquement chacun dans sa voie”, disait-il l’auteur.  Cet homme voulait dire qu’il fallait attaquer Ahl sunna et mépriser les savants d’Ahl sunna pour anéantir le soi-disant  sectarisme sur la madhab. Il plantait un poignard dans le cœur de l’Islâm, cependant il disait qu’il voulait que les musulmans vivent dans la paix. Dans un autre passage  de  son  livre,  “si  quelqu’un a  un  effort  de  réflexion,  il atteint dix récompenses s’il fait la bonne  réflexion;  il atteint une récompense  s’il  y  commet   une   erreur”,  disait-il.   D’après   lui, chaque  homme,  soit  chrétien, soit  païen,  soit  polythéiste, serait récompensé pour  son tout  raisonnement, toute  réflexion;  de plus, dix récompenses (thawâbs) pour  ses réflexions  correctes! Tenez, comment il modifiait  le hadîth  béni de notre  Prophète (sallallahu alaihi wa sallam)! Quelle ruse, faisait-il! Dans le hadith sharîf, c’est dit:  “Un   mujtahid atteint  dix  récompenses  s’il  fait  la  bonne comparaison, le juste  avis juridique pendant son effort  pour  tirer un  jugement des  versets  (âyat  al-karîma) et  de  hadith  sharîf,  il atteint une récompense (thawâb) s’il commet  une erreur dans son effort”. Le hadith sharîf montre que ces récompenses n’étaient pas pour tous ceux qui avaient une réflexion, mais elles étaient pour un grand   savant   compétent  ayant   atteint  le  degré   de  savoir   le permettant le droit d’Ijtihâd. Par ailleurs, cette récompense n’était pas pour tout effort du mujtahîd, elle était pour son effort dans le but d’extraire des jugements (ahkâm), des règles liés aux actes des Nass (bases  structuraires). Car,  cet effort  de Mujtahid était  une prière.  Il lui est accordé  des récompenses comme il en est accordé pour toute  prière.

Quand  les  circonstances  de   vie  changeaient  et   dans   ce contexte plusieurs nouvelles problématiques paraissaient à l’époque de Salaf assâlihîn  et de celui des savants  mujtahîds qui étaient leurs successeurs, c’est-à-dire jusqu’à la fin des années de quatre cent  de l’Hégire,  les savants  mujtahîds ont  tenté jour  et nuit de traiter une matière, une question en consultant les quatre sources   nommées  “Adilla  al-shariyya”  (Loi   islamique),  et ensuite,  tous   les  musulmans  les  ont   pratiqués  en  suivant   la déduction des Imâms  de sa propre madhab. Ainsi les pratiquants aussi atteignaient dix ou une récompense. En ce qui concerne la pratique  de  la  Loi,  on  agissait   selon   les  déductions  de  ces mujtahîds même  après  le quatrième siècle de l’Hégire.  Et aucun musulman n’a  eu  une  affaire  inextricable, sans  issue  dans  ses actes depuis  ces époques-là. Etant donné qu’un savant,  un mufti ne se sont  pas élevés  après  eux,  même  du septième niveau  des mujtahids,  il  nous   faut   pratiquer  aujourd’hui nos  prières  et apprendre  notre  religion    et   vivre   suivant    un   musulman compétent et capable de comprendre les œuvres  des savants  de l’une de quatre madhabs ou en étudiant les œuvres traduites par lui. Allâhu ta’âlâ a mis le huqm  (jugement, règle)  de tout  dans le Qur’ân al-karîm. Et Son Sublime  Prophète Muhammad alaihissalâm  a  expliqué  tout.   Et   les  savants   Ahl   sunna   ont enregistré dans leurs livres tous ceux qu’ils ont appris de Sahâba’t al-kirâm (Compagnons). A présent, tous  ces livres existent dans tous  les pays  du  monde. On  pourrait traiter une  question, une problématique à surgir  jusqu’au  Jugement dernier et dans  tous les côtés du monde, par analogie avec une matière des ces livres. La possibilité d’établir une analogie est un miracle  du Qur’ân al- karîm  et le karama (prodige) des savants  de l’Islâm. Seulement, il faut  demander et  apprendre d’un  vrai  musulman Ahl  sunna comment traiter le sujet  confronté; et  c’est important. Si on  le demandait à un religieux  hérétique sans madhab de la répondre, il pourrait égarer l’homme  en donnant une  réponse discordante avec les livres de fiqh.

Nous venons  de signaler  ci-dessus que les jeunes  gens étaient leurrés  par  des ignorants de religion  sans madhab qui pouvaient parler  en arabe  à la suite de leur séjour  de quelques années  dans les pays arabes  où  ils passaient leurs  jours  dans  la débauche en commettant  toutes   sortes   de  péchés   et  qui  retournaient  en Pakistan, en  Inde,  etc.,  après  avoir  reçu  un  morceau de  papier cacheté   et  accordé   par  un  autre   antagoniste des  madhabs. En voyant  leur  faux  diplôme   et  qu’ils  pouvaient parler   la  langue arabe, les jeunes gens croiraient que ceux-ci étaient des spécialistes en religion. Cependant, ceux-ci étaient incapables de comprendre un livre de fiqh. Ils ignoraient les connaissances de fiqh dans  les livres. D’ailleurs,  ils ne  croyaient pas  à la science  de  fiqh,  ils la définissaient comme  bigoterie, sectarisme. Autrefois, les savants en Islâm répondaient les questions posées selon les livres de fiqh. Quant à ces religieux  opposés  aux madhhabs, ils répondent une question posée  selon  leurs  propres opinions  à courte  vue  parce qu’ils ne comprennent pas ce que disait le livre de fiqh, et ainsi ils induisent en erreur la personne qui leur a demandé de répondre et conséquemment, ils lui causent  d’aller  en  Enfer.  C’est  la raison pour  la quelle,  notre  Prophète (sallallahu alaihi wa sallam)  a dit: “Un  bon savant est le meilleur  des gens. Un mauvais savant est le pire des gens”.  Ce hadith  sharîf démontre que le savant  de l’Ahl sunna  est  le  meilleur   des  gens.  Et  ceux  qui  sont  opposés  aux madhhabs  sont   les  plus  mauvais   des  gens.  Car,  les  premiers invitent  les gens à suivre Rasûlullâh, c’est à dire au Paradis,  et les seconds  induisent les gens à obéir  à leurs idées hérétiques, c’est à dire à l’Enfer.

Ustâd  Ibn Khalîfa Alîwî, diplomé  de l’Université Islâmique de Jâmi’al-Azhar en  Egypte  écrit  comme  le suivant  dans  son  livre intitulé   “Aqîdat as-Salafi  wa’l  khalaf”:  “Comme Allâma   Abû Zuhra a  écrit  dans  son  livre  intitulé   “Târîkh  al-madhâhibi ’l- Islâmiyya”, quelques hommes séparés de la madhhab Hanbalite se sont  nommés   “Salafiyyîn”.  Abu  ’l-Faraj  ibn  al-Jawzî “rahmatullahi taâlâ  alaih”  et  les  autres  savants  de  la  madhhab Hanbalîte ont  proclamé que  ces Salafites  n’étaient pas ceux qui suivaient  Salaf as-sâlihîn, mais qu’ils étaient d’ahl-i bid’a, des gens innovateurs du  groupe  Mujassima,  et  ainsi,  ils ont  empêché la propagation  de  cette   fitna  (discorde).  Au  septième  siècle  de l’Hégire, Ibn Taymiya a enflammé de nouveau cette discorde”[1].
Ceux  qui  sont  opposés   aux  madhabs  Ahl  sunnah   se  sont nommés  “Salafiyya  ou Salafites”. Ils disent  qu’Ibn  Taymiya  était le grand imâm des Salafites. A un égard, c’est vrai, parce qu’il n’y avait pas un nom appelé  “Salafiya” avant lui. Il y avait seulement Salaf as-sâlihîn. Et la croyance de ces derniers était sur la madhhab Ahl sunna. Les idées hérétiques d’Ibn Taymiya ont été une source pour  les Wahhabites et pour  les autres  gens sans madhhab. Ibn Taymiya  a été  éduqué d’abord  à la madhhab Hanbelite. C’est à dire, il était un sunnite. Mais, au fur et à mesure qu’il a approfondi ses connaissances et qualifié pour émettre de fatwa, il a commencé à se prévaloir de son éminence dans le sentiment de sa supériorité aux  savants  d’Ahl  sunna  “rahmatullahi taâlâ  alaihim  ajma’în”. Mais son érudition lui a causé son aberration, son erreur (dalala). Il a tranché ainsi son lien de croyance  avec la voie Hanbalite; en d’autres  termes,  il s’est évince lui-même  de la madhab Hanbalite. Car, qu’il faut avoir la croyance Ahl-i sunna pour être un adhérant de l’une de quatre madhhabs. C’est pourquoi, on ne pourrait pas dire qu’il était de l’école Hanbal, pour quelqu’un qui n’avait pas la croyance  Ahl sunna.

[1]  Dans  le livre de trois cent quarante page, il écrit en détail  les divers bid’a des Salafites et des Wahabites et leurs calomnies, leurs diffamations contre   Ahl  sunna  et  les  réponses données pour  ces calomnies.  Le livre  a été  imprimé  en 1398 de l’Hégire  [en 1978] à Damas.

Les  opposants aux  madhabs Ahl  al-sunna  médisent à  toute occasion   les  religieux   Ahl   sunna   “rahmatullahi  taâlâ   alaihim ajma’în”  dans  les pays où ils vivent.  Ils recourent à toutes  sortes des  ruses  pour   empêcher  l’apprentissage des  instructions  Ahl sunna  et  la  lecture   des  œuvres  des  savants  de  la  Sunna.  Par exemple,  l’un de ceux-ci, “un  pharmacien, un chimiste,  qu’est ce qu’il comprend de la religion! Il devrait  s’occuper de ses affaires, il devrait  ne  pas  se mêler  de  nos  affaires!  Chacun  son  boulot!” , disait-il, en mentionnant le nom de ce fakîr. Regardez ce propos ignorant et déraisonnable! Il croyait que les scientifiques n’avaient pas de connaissances religieuses.  Il ne savait pas qu’un scientifique musulman  observait  tout   le  temps   l’œuvre  Divine,   et  qu’il concevait  l’attribut de  perfection du  Créateur suprême exposée sur l’œuvre d’art  universelle et qu’il disait toujours des formules de  glorification  (at-tasbîh) et  de  transcendance (at-tanzîh) pour Allah Le Tout Puissant  en témoignant l’impuissance  des créatures devant  Sa puissance  infinie.  Max Planck,  un physicien  nucléaire allemand expliquait cela clairement dans  son livre intitulé  “Der Strom”. Mais  Cet  ignorant qui  n’a  pas  de  madhhab croit  qu’il détenait le  monopole des  instructions religieuses  en  sa  propre possession  en comptant sur l’attestation lui accordée à l’étranger par un hérétique comme lui et sur la chaire qu’il occupe et en étant enthousiasmé peut-être de  rêve  des  ors  distribués à  l’étranger. Qu’Allah Le Tout  Puissant  accorde  à ce pauvre  malheureux et à nous  tous  de  nous  corriger!   Qu’IL   accorde   la  délivrance aux innocents et purs jeunes gens tombés dans les pièges des voleurs de religion diplômés!  Amîn.

En  effet,  j’ai servi  humblement mon  peuple  durant plus  de trente  ans  en  tant   qu’un   pharmacien  et  ingénieur  chimiste diplômé.   Mais,  j’ai fait  sept  ans  mes  études   religieuses,   en  les étudiant jour  et  nuit,  et  j’ai été  honoré d’avoir  reçu  mon  ijâza (diplôme) délivré  par  un  savant  éminent en  Islâm.  Je  me  suis rendu compte de mon impuissance  et imperfection m’étant abaissé devant  la grandeur de la science et des connaissances religieuses. En ce sens, j’ai tâché d’être un serviteur digne, d’agir dûment pour exécuter les devoirs  humains.  Ma  crainte  et  mon  souci  les plus grands, c’était que je présumerais, en me leurrant peut-être par les étoiles  de mes diplômes  et de mon  ijâza, que  je serais  l’une des autorités en  ces  matières. Il  est  évident   que  chaque   mot  que j’utilise reflète  cette crainte. Je n’ai jamais osé d’écrire mon propre opinion,   mon  avis  personnel.  J’ai  essayé  toujours  d’offrir  les précieux  et admirables livres des savants Ahl sunna qui enthousiasmaient ceux qui les comprenaient, à mes jeunes  frères en  les  traduisant de  l’arabe  ou  du  persan.  Et  en  raison  de  la grandeur de cette  crainte,  je n’ai pas envisagé  d’écrire  des livres. J’ai  commencé  à  m’inquiéter quand   j’ai  lu  le  hadith   al-sharîf suivant  cité  à  la  première page  du  livre  “Sawâiq-ul Muhriqa”: “Lors d’une  fitna  (discorde), que  quiconque connaît  la vérité  en informe  les autres!  S’il ne le fait pas, soit l’objet de la malédiction d’Allah   et  celle  des  hommes!”  D’une   part,   j’apercevais   ma médiocrité quand  j’apprenais l’intelligence  et  la compréhension prééminentes des savants Ahl sunna en ce qui concerne leur acquis de la science et des connaissances religieuses  et leurs efforts pour l’obéissance  aux prières  (’ibâdât) et la dévotion (taqwâ), et que je considérais  tout   ce   que   je   savais   comme   une   goutte   par comparaison aux océans de science de ces grands savants; d’autre part, je déplorais de voir que le nombre des gens pieux capables de lire et comprendre les œuvres  des savants  Ahl  sunna  diminuait, mais  les  gens  égarés   et  hérétiques  s’impliquaient  parmi   les autorités religieuses et écrivaient des livres hérétiques et déviés, et j’en étais consterné, horrifié  de la menace  de malédiction mentionnée dans  le  hadith   sharîf.  Cependant, ma  compassion, mon  affection   que  j’éprouvais   pour  mes  chers  frères  jeunes  a poussé  ce fakîr  au service  et j’ai commencé à traduire des textes que j’ai choisis des livres des savants Ahl sunna. A côté des appréciations et des félicitations que  j’ai reçues,  j’ai été  en butte aux diffamations, aux remarques et aux répréhensions de quelques hérétiques. Comme  je n’ai jamais  de  doute  sur  ma  sincérité  et fidélité envers mon Rab et ma conscience,  j’ai continué à servir en m’appuyant sur Allâhu  ta’âlâ (tawakkul) et en suppliant à travers l’âme bénie de Son Messager “sallallahu alaihi wa sallam” et celles de  Ses pieux  serviteurs (tawassul). Qu’Allahu taâlâ  nous  guide tous sur le droit chemin qu’IL agrée! Amîn.

Le grand savant Hanafite Muhammad Bahît al-Mutî’î, l’un des professeurs de l’Université de Jâmi’ al-Azhar en Egypte, écrit dans son livre intitulé  “Tat’hîr al-fu’âd  min danisi  ’l-i’tiqâd”  que  ceux qui  possèdent l’âme  suprême et  perfectionnée parmi  les  êtres humains,  ce sont  les Prophètes “’alaihimu  ’s-salâtu  wa ’s-salâm”. Les Prophètes sont exempts  de commettre une erreur, de s’embrouiller, de l’inconscience, de trahir, de l’intransigeance et de l’obstination, de l’incontinence et d’avoir de la haine et de l’animosité. Les Messagers “’alaihimu ’s-salâtu wa ’s-salâm” communiquent et  expliquent les révélations Divines.  Tous  ceux qu’ils ont annoncés, les bases de la Loi, les connaissances religieuses,   les  commandements  et  les  interdictions  sont   tous droits.  Aucun  d’eux  n’est  nul  ni faux.  Les  gens  prééminents et perfectionnés  après   les  Prophètes “salawa’t-ulla¬hi  taâlâ alaihim   ajma’în”,   ce   sont   les   Compagnons  (Sahâbas)  des Prophètes. Car, ceux-ci sont éduqués, perfectionnés et purifiés à la sohba, en compagnie de guidance spirituelle des Prophètes. Ils ont rapporté et expliqué  toujours ceux qu’ils ont entendus des Prophètes. Tous ceux qu’ils ont rapportés sont tous droits. Ceux-ci aussi sont exempts  des défauts  cités ci-dessus. Ils n’ont jamais eu des propos antagonistes, opposés les uns aux autres avec l’intransigeance  et  de  l’obstination  dans   l’incontinence.  Leurs efforts   de  réflexion   pour   interpréter  les  prescriptions  sacrées (ijtihâd) et leur exposé pour révéler  la Loi aux serviteurs humains sont une grande  faveur  d’Allah  Le Très-Haut pour  cet umma’ et Sa compassion pour Muhammad alaihissalâm, Son Prophète bien- aimé. Le Qur’ân al-karîm     dénote qu’Ashâb al-kirâm (Compagnons) étaient durs contre  les polythéistes mais très compatissants envers les uns les  autres, ils s’aimaient, ils effectuaient très  soigneusement leurs  prières de salât et qu’ils attendaient tout et le Paradis  seulement d’Allahu ta’âlâ. Touts leurs ijtihâds qui concernent al- ijmâ’ (unanimité) sont tous droits. Tous ont atteint des récompenses, parce  que le droit (haqq) n’est qu’un.

Les prééminents des êtres humains  après Ashâb  al-kirâm (Compagnons) sont les musulmans qui ont vu Ashâb  al-kirâm  et qui  sont  éduqués en  compagnie  et  guidance   spirituelles  (à  la sohba)  d’Ashâb  al-kirâm.  Ceux-ci sont nommés  “Tâbi’în”. Ils ont tout acquis en compagnie d’Ashâb  al-kirâm.  Après  les Tâbi’în, les prééminents des êtres humains  sont les musulmans vus les Tâbi’în et éduqués à leur sohba, en leur compagnie;  ceux-ci sont nommés Taba’ at-Tâbi’în.  Et aux siècles qui se succèdent, les meilleurs,  les supérieurs des êtres  humains  jusqu’au  Jugement Dernier sont les musulmans qui suivent  les instructions, la voie de ceux-ci. Parmi les religieux venus après Salaf as-sâlîhîn, celui qui est raisonnable, intelligent et qui ne dépasse  pas les limites de l’Islâm, qui n’abandonne jamais le chemin de la croyance et de l’acte conforme aux  paroles  de  Rasûlullah et  de  Salaf  as-sâlîhîn,  n’aurait  jamais peur de la médisance, de la diffamation des autres; il ne s’égarerait pas du droit chemin devant  les détractions des autres; il ne suivrait jamais les idées, la voie déviées des détracteurs, des ignorants. Il ne sortirait pas  selon  son  propre raisonnement de  quatre madhabs des  imâms  mujtahids. Les  musulmans devraient chercher un  tel savant,  lui  demander et  apprendre ce  qu’ils ne  savaient  pas  et devraient agir exactement en accordance avec ce que disait ledit savant.  Car, un tel savant  savait et expliquait la méthodologie du traitement des maladies  spirituelles, c’est-à-dire  les remèdes spirituels  qu’Allâh  Le Très-Haut a créés pour  protéger et assurer Ses serviteurs humains  de l’erreur  afin qu’ils fassent correctement ce qu’ils font. Un tel savant traite  et soigne les malades  spirituels, les manqués de perceptions. Chaque mot, chaque  exposé,  chaque acte et chaque  croyance d’un tel savant sont convenables à l’Islâm. Il  comprend tout  d’une  manière pertinente.  Il  répond chaque question d’une manière pertinente. Allah Le Très-Haut agrée tout ce qu’il fait.  Il montre les chemins  qui  conduisent à l’agrément d’Allah Le Très-Haut à ceux qui veulent  atteindre Son agrément. Allahu  ta’âlâ sauve des ténèbres et des ennuis  ceux qui ont la foi en Lui et qui exécutent ses obligations. IL les fait atteindre la paix intérieure, à la lumière  (noûr), le bonheur. Ils vivent toujours et partout dans  la  tranquillité et  dans  la  sérénité. Et  au  Jour  du Jugement Dernier, ils sont  avec  les  Prophètes, les  Siddîqs,  les martyrs  et les pieux.

Si un religieux ou une autorité religieuse, qu’il vive à n’importe quel siècle, s’il ne suivait pas et n’observait pas ceux qu’avaient dit le  Prophète  et  ses  Compagnons  (son  Ashâb),  et  s’il  ne  leur obéissait  pas dans ses actes, ses paroles  et en croyance et si tout ce qu’il fait  n’était  pas  conforme à ceux  qu’ils avaient  émis  et  s’il outrepassait l’Islâm en agissant  selon son propre raisonnement et son nafs et s’il opposait aux subtilités  de l’Islâm, et s’il sortait  de quatre madhabs en ce qui concerne les matières qu’il ne comprenait pas, on comprendrait qu’il était  un mauvais  religieux ou  une  autorité religieuse  défectueuse. Allah,  Le  Très-Haut, l’a scellé  le  cœur.  Ses  yeux  ne  sont  pas  capables  de  voir  le  droit chemin.  Ses oreilles ne sont pas capables  d’entendre le mot droit. Au Jour du Jugement Dernier, il y aura  un grand châtiment pour lui. Allâhu  ta’âlâ  ne  l’aime  pas.  Ceux  qui  sont  comme  lui sont hostiles aux Prophètes. Ils se croient  qu’ils sont sur la bonne  voie. Ils apprécient tous  ceux  qu’ils font.  En  fait,  ceux-ci  sont  sur  le chemin  du  diable.   Parmi  ceux-ci,  le  nombre de  ceux  qui  ont regretté et qui s’en sont  repentis et qui sont  revenus  sur le droit chemin  est  très  peu.  Ceux-ci  utilisent   un  langage  charmant et clinquant. Ils ont une rhétorique illusoire. Au contraire, tous ceux qu’ils apprécient sont néfastes  et détestables. Ils leurrent les déraisonnés et les stupides,  ils les font courir ainsi à la calamité, au chemin  égaré.  Leurs  propos  apparaissent comme  les tas de neige luisante  et sans tache.  Mais ils se fondent sous le soleil de vérité. Ces mauvais  religieux  de qui les cœurs sont noircis et scellés par Allâhu ta’âlâ sont appelés “Ahl al-bid’a” (Gens de bid’a; innovateurs); en d’autres  termes,  ce sont  des religieux  opposants aux madhhabs, antagonistes aux madhhabs de l’Islâm. Les croyances  et les actes de ceux-ci ne sont pas conformes au Qur’ân al-karîm  et aux hadiths  al-sharîf.  Ceux-ci sont des gens égarés  du droit  chemin  de  l’Islâm  et  ils traînent aussi  les musulmans à la calamité  éternelle. Les gens qui suivent la voie de ceux-ci iront en Enfer.  A l’époque  de Salaf as-sâlihîn  et parmi  les religieux  venus après  eux, il y’avait tellement de religieux  égarés  comme  ceux-ci. La présence de ceux-ci parmi  les musulmans est semblable à un organe  gangréné [ou cancéreux] d’une personne. Si on n’éliminait pas la tumeur, les organes  sains non plus, ils ne pourraient pas se sauver  d’être  atteints d’une  métastase. Ceux-ci  sont  semblables aux  gens  qui  portent des  microbes  d’une  maladie   contagieuse.

Ceux  qui  s’approchaient de  ceux-ci  auraient le risque  d’en  être atteints. Donc, il faut éviter de ne pas s’approcher de ceux-ci pour ne pas en être atteint.

L’un des religieux  déviés et de l’hérésie  qui ont porté  atteinte aux musulmans, à l’Islâm et à tout  le monde,  c’est Ibn  Taymiya. Comme  il est évident  dans  livres particulièrement dans  son livre intitulé  “al-Wâsitiyya” qu’il s’est séparé  de “Ijmâ’al-muslimîn” et il a contredit ceux que le Qur’ân  al-karîm  et les Hadiths al-sharîf clairement révélaient. Il a dévié ainsi de la voie de Salaf as-sâlihîn (les pieux prédécesseurs). Il a choisi l’hérésie en raisonnant faux et selon   les  règles   de  sa  fausse   logique   fallacieuse.   Il  avait   de l’érudition. Allâh Le Très-Haut en a fait une cause de son hérésie, de  son  égarement. Il  a  succombé   à  ses  tentations. Il  a  tenté d’émettre ses idées hérétiques comme si elles étaient pertinentes.

Un  grand  savant,   Ibn  Hajar   al-Makkî   “rahmatullâhi  ta’âlâ
’alaih”, écrit dans son livre “Fatâwâ al-hadîthiyya”: “Allâhu ta’âlâ a mis Ibn Taymiya en erreur, en hérésie.  IL lui a aveuglé les yeux et lui a assourdi  les oreilles. Plusieurs savants ont dévoilé et mis en évidence   que  ses  propos   étaient erronés et  faux  et  ils les  ont prouvés  avec leurs  arguments. Ceux  qui lisaient  les ouvrages  du grand savant Abu Hasan  as-Subkî,  de son fils Tâj ad-dîn as-Subkî et de celui d’Imâm al-’Izz ibn Jamâ’a et qui étudiaient les critiques faites par les savants Hanafites, Chafiîtes et Malikîtes comprendraient bien la véracité  de notre  détermination”.

Ibn Taymiyya  a diffamé  aussi les grands  savants  de tasawouf. Surtout, il n’a pas évité  d’attaquer Hadrat Omar  et Hadrat Ali, deux piliers fondamentaux de la religion. Par outrance, il a dépassé la dose, a excédé  la mesure  et la pudeur, même  il a tiré la flèche contre les rochers escarpés, tellement il a défini les savants du droit chemin comme comme ignorants, déviés et gens de bid’a.

Ibn Taymiyya disait que “les idées erronées des anciens philosophes grecs,  antinomiques et  incompatibles avec  l’Islâm, étaient introduites dans les livres des docteurs de tasawouf (soufisme)” et il essayait de le démontrer avec ses idées déviées et déraisonnables. Ici, les jeunes  qui n’étaient pas au courant de la vérité  de  la  chose  pourraient s’égarer   du  droit  chemin  en  se laissant  leurrer par  les  énoncés  clinquants d’Ibn  Taymiya.  Par exemple, “les docteurs du tasawouf disent qu’ils voyaient la “Lawh al-mahfouz” (la Table  gardée). Les philosophes comme  Ibn Sînâ (Avicenne) appellent cela “Nafs  al-falakiyya” (l’âme rationnelle) ou  Nafs  falakî.  L’âme  des  êtres  humains  perfectionné se réunit avec l’âme rationnelle ou avec “Akl  al-fa’al”  dans le sommeil  ou au réveil. Ce sont ces deux âmes qui causent  tout  dans le monde. Et ils disent que quand l’esprit de l’homme se réunit avec ces deux, il entend ce  qu’il  se  passe  chez  eux.  Ceux  qui  les  disaient,  ce n’étaient pas des philosophes grecs. C’était Ibn Sina (Avicenne) et ses semblables. Imâm  al-Abû  Hâmid  Ghazali,  Muhyiddîn-ibn’al- arabî  et le philosophe d’Andalousie, Kutbuddin Muhammed Ibn’al-Sab’în  aussi ont dit des choses pareilles.  Ce sont les paroles des philosophes. En Islâm, il n’y a pas de telles choses. Ceux-ci se sont  égarés  du droit  chemin  en raisonnant de cette  manière. Ils deviennent impies  comme  les  hérétiques de  Chi’a,  Ismailiyya, Karamîtî et Bâtinî. Ils ont quitté  le chemin droit des savants de la sunna et de hadith  et de Fudayl  bin Iyâd, un docteur en tasawouf d’Ahl al-sunna.  D’une part, ils se sont adonnés à la philosophie et d’autre   part,   ils  ont   lutté   contre   les  groupes   Mutazila   et Kuramiyya. Les gens de tasawouf  se divisent en trois groupes.  Les premiers sont des gens de hadith  et de sunna. Les seconds sont des gens de bid’a comme comme le groupe  Kuramiyya. Les troisièmes sont ceux qui sont dans la voie définie  dans livres “al-Ikhwân al- Safâ’”  (Les  Épîtres des frères  de la pureté) et les paroles  d’Abu Hayyân. Ibn Arabî,  Ibn Sab’în et les semblables ont transformé les propos  des philosophes et ils les ont exposé comme ceux des gens de tasawouf.  Le livre d’Ibn Sinâ (Avicenne), intitulé  “al-Akhir ‘al- Isharat al’â maqam’il arifîn”  est plein de ces exemples.  Aussi, Al- Ghazali  avait  écrit  pareillement dans  ses ouvrages  intitulés  “Al- kitab’al-madnûn” et  “Mishkat al-anwâr”. Même,  son  ami  Abu Bakr Ibn al-Arabi l’avait averti qu’il était impliqué en philosophie et il avait essayé de le sauver  mais il n’avait pas pu réussir. Imâm al-Ghazali avait  dit d’autre  part  que  les philosophes étaient des infidèles.  A la fin de sa vie, il a lu “Bukhârî”. Il y a aussi de ceux qui  disent  qu’il  a  renoncé ainsi  à  ses  propos.  Quelques autres disaient  que ces propos  étaient proposés pour calomnier Imâm al- Ghazali.  Il y a beaucoup de rumeurs en défaveur de l’Imâm. A ce propos,  al-Muhammad Mâzari, l’un des savants Maliqîte,  élevé en Sicile et al-Turtûshî, l’un des savants d’Andalousie et Ibn al-Jawzî et Ibn al-Ukayl  et les autres  ont dit beaucoup de choses”.

Les assertions ci-dessus  d’Ibn  Taymiyya  mettent en évidence son mépris contre les savants de la Sunna. Ainsi, il médit même les notables d’Ashâb  al-kirâm  (Compagnons). Il stigmatise  et qualifie plusieurs   savants  de  la  Sunna  comme  hérétiques et  déviés.  A propos,  comme il a médit le grand walî et le qutb al-’ârifîn Hadrat Abu ’l-Hasan ash-Shâdhilî  en raison de ses ouvrages Hizb al-kebîr et  Hizb  al-bakhr et  a commis  des  diffamations odieuses  contre Muhyiddîn Ibn al-’Arabî,  ’Umar ibn al-Fârid,  Ibn Sab’în et Hallâj Husain  ibn Mansûr,  les savants  de son époque ont unanimement déclaré  qu’il était  fâsiq  (pervers) et  innovateur (gens  de  bid’a). Même,  quelques ‘uns ont  émis de fatwâ  qu’il était  un mécréant. [’Abd al-Ghanî an-Nabûlûsî, le savant  éminent, a écrit aux pages 363 et 373 de son livre “Al-Hadîqat an-nadiyya” les noms de ces docteurs  éminents  de  tasawouf   (soufisme)   et  a  indiqué   qu’ils étaient des  walîs  et  que  ceux  qui  les  médisaient, étaient  des ignorants  et  des  déboussolés].  Dans   une   lettre   écrite   à  Ibn Taymiyya, en 705 de l’Hégire [en 1305], il est dit: “Ô mon frère de religion,  qui  se  prend  pour  un  grand  savant  et  l’Imam  de  son époque! Je  t’aimais  pour  avoir  l’agrément d’Allah.  Je désapprouvais ceux qui t’opposaient. Mais, je suis maintenant dans un grand étonnement quand  j’ai entendu tes propos  incompatible avec l’appréciation.Un homme raisonnable doutait-il du commencement du soir après le soleil coucher? Tu m’avais dit que tu étais sur la bonne  voie et que tu faisais “al-amru bi ’l-ma’rûf wa’n-nahyi  ’ani ’l-munkar”. Seul Allâhu  ta’âlâ  sait ton  intention et ton but. Mais, la sincérité  (ikhlâs)  d’un homme  se manifeste dans ses actes. Tu te contredis en parlant ainsi et tes actes dévoilent tes propos.  Tu  blasphèmes non  seulement tes  contemporains mais aussi  tu  stigmatises   et  méprises   les  morts   avec  les  mots   de mécréance en te soumettant à ce qui succombent à leurs tentations et qui raisonnent défectueusement. Tu as diffamé  non seulement les successeurs  de  Salâf  as-sâlihîn  tu  as diffamé  aussi Ashâb  al- kirâm et les éminents et les notables de Sahâbat al-kirâm.  Peux-tu imaginer   ton  état   quand   ces  grands  te  revendiqueraient leurs droits au jour du Jugement Dernier? Quand tu étais sur le minbar (chaire) de la mosquée de Jâmi’ al-jabal à Sâlihiyya, tu disais que Hadrat ’Umar  “radiy-Allâhu ta’âlâ ’anh”  avait des propos  pleins d’erreurs  et  de  malheurs.  Quels   sont  ces  malheurs?  De  quel malheur as-tu entendu de Salâf as-sâlihîn?  Tu dis que Hadrat Alî “radiy-Allâhu ta’âlâ  ’anh”  avait  plus  de  trois  cent  erreurs. Si Hadrat Alî en avait plus de trois cent, est-il possible que tu aies un propos  droit  et correct? A partir  de ce moment-ci, je t’opposerai, je lutterai contre  toi. Je tenterai de protéger les musulmans de ton mal.  Car,  tu  as  déjà  et  furieusement  dépassé   les  limites.  Tu tourmentes tous les morts et les vivants. Les musulmans devraient éviter ton mal”.

Taj ad-dîn  as-Subkî  classait comme  le suivant  les matières sur lesquelles  Ibn Taymiyya s’est séparé  de Salâf as-sâlihîn:
1– “L’acte  de talâq  (répudiation, divorce)  n’est pas valable.  Il faut de l’expiation du serment”, dit-il. Mais, aucun des docteurs en Islâm qui le précédait n’a pas dit qu’il en faudrait.
2– “Le divorce prononcé pour une femme à menstrues ne serait pas valable”, dit-il.
3– Il dit “qu’il ne faut pas de rattrape (qadâ) d’une prière  de salât manquée sciemment et intentionnellement”, dit-il.
4– “Il est mubâh  (licite)  pour  une femme  à menstrues de faire la  circumambulation (tawâf)  autour de  la  Kaaba.  Cependant il n’en faut pas d’expiation (kaffâra)”, dit-il.
5– Il dit que  le talâq  prononcé en trois  ne deviendrait qu’un. Cependant, il y a des années,  il avait  dit que  “ijmâ  al-muslimîn” (consensus des docteurs musulmans) n’était pas de cette façon.
6–  Il  dit  que  les  taxes  hors  la  Loi  (islâmique)  sont  halal
(permises) pour ceux les imposent.
7– “Le  recouvrement des  impôts  perçus  ou  encaissés  sur  le commerçant pourrait se substituer au zakât même s’il y n’avait pas l’intention”, dit-il.
8– Il dit que l’eau ne serait pas sale (najs) si une souris est mort dans l’eau.
9– Il dit qu’il est permis  pour  celui qui est janâba  (impureté rituelle) de  faire  la prière  surérogatoire la nuit  sans  prendre la grande  ablution (ghusl).
10– “Les conditions prescrites par une fondation pieuse (waqf)
ne sont pas respectable”, dit-il.
11–  “Quiconque  n’obéit   pas  l’ijmâ  al-umma   ne  serait   pas mécréant ni fâsiq (pervers, pécheur) ”, dit-il.
12–  Il  dit  qu’Allah,   Le  Très-Haut, est  “mahall   al-hawâdit” (réalités adventices), c’est-à-dire  que Sa quiddité, Son essence  est la substance (jawhar), une composition des molécules.
13– Il dit que le Qur’ân  al-karîm  est créé dans l’essence (dhât)
d’Allâhu  ta’âlâ.
14– Il dit que â’lam,  c’est-à-dire  chaque  créature existe génétiquement.
15– Il dit  que  le Créateur a l’obligation  de  créer  les bonnes choses.
16– Il dit qu’Allah  Le Tout  Puissant  a de corps  et de sens et qu’IL change de place.

17–  Il  dit  que  l’Enfer   n’était   pas  éternel et  qu’à  la  fin  il s’éteindrait.
18– Il nie l’innocence  des Prophètes.
19– Il dit  que  Rasûlullâh “sallallahu teâlâ  alaihi  wa sallam” n’avait  pas de différence des autres  gens et qu’il n’était  pas jâiz (permis) de supplier,  de faire des invocations par intermédiaire de lui.
20–  Il  dit  qu’il  est  un  péché  d’aller  à  la  Médine   en  ayant l’intention de visiter Rasûlullâh “sallallahu alaihi wa sallam”.
21–  Il  dit  qu’il  est  aussi  harâm   (défendu)  d’y  aller   pour demander son intercession (son shafâa).
22– Il dit que les sens des versets  de l’Evangile  et de la Torah sont altérés,  pas leurs mots.

Quoique certains  savants aient dit que tous ces propos  cités ci- dessus n’étaient pas entièrement à lui, il n’y a cependant personne qui dénie ce qu’il avait dit sur Allâhu  ta’âlâ, qu’IL avait ses sens et qu’IL   était   une   composition  des  substances. Pourtant,  on  a unanimement marqué qu’Ibn Taymiyya avait une énorme érudition, une  profonde ignorance et  une  religiosité.  Quelqu’un qui a de fiqh, de science, de justice et d’équité  devrait  bien étudier une  matière, puis  il  devrait   prudemment donner le  jugement. Surtout, quand  on juge sur l’infidélité,  la mécréance, l’apostasie, l’égarement et  l’exécution  d’un  musulman, il faudrait examiner bien la matière, être  réservé  et agir avec prudence. Le passage du livre “Fatâwâ al-hadîthiyya” d’Ibn Hajar  al-Makkî  “rahmatullâhi ta’âlâ ’alaih” s’est achevé ici.
De  nos  jours,  c’est à la mode  d’imiter  Ibn  Taymiyya.  Il y a beaucoup de gens qui défendent ses idées hérétiques, qui publient ses ouvrages,  surtout son livre intitulé  “al-Wâsitiyya”. Ce livre est pleine, d’un bout à l’autre, de ses idées erronnées et incompatibles avec le Qur’ân  al-karîm,  les hadîths  al-sharîf  et ijmâ al-‘umma.  Il provoque une grande  discorde  (fitna)  et division chez le lecteur  et il sème  la pagaille  entre  les frères.  Les Wahabites en Inde  et les ignorants religieux dans les autres  pays islamiques  tombés  dans le piège de ces hérétiques en ont fait une bannière et appellent Ibn Taymiya avec les titres “le grand mujtahîd”, “Cheikh al-Islâm”.  Ils considèrent ses idées  hérétiques, ses propos  aberrants et  déviés comme  la religion  ou la foi. Pour  cesser  ce courant tragique qui détruit l’Islâm  de  l’intérieur et  qui  divise les musulmans, il faut absolument lire les ouvrages précieux des docteurs de la Sunna qui le refusent et qui le réfutent avec les preuves.  Parmi ces ouvrages précieux,  le  livre  intitulé  “Shifâ  assiqâm  fî ziyâr  a  ti  khayri  ’l- anâm”[1]   écrit  en  arabe  par  Taqî  ad-dîn  as-Subkî  (rahmatullâhi ta’âlâ ’alaih),  le grand  imâm, le grand  érudit  de l’Islâm, brise les idées fausses d’Ibn Taymiyya, détruit ses dépravations et ses perversions et  met  en  évidence   son  obstination. Il  endigue   la dissémination de  ses convictions  religieuses  défectueuses et  ses mauvaises  volontés.

[1]  Cet ouvrage  précieux  est publié  en arabe  par “Hakîkat Kitabevi” à
Istanbul.

SOYONS BIENVEILLANTS ET AGISSONS AVEC BONTÉ!

Allâh Le Très-Haut aime l’homme de bien, l’homme de vertu. Quiconque recherche l’amour  d’Allâhu  ta’âlâ  est appelé  “Sâlih” (pieux), “Bon”. Celui qui a déjà atteint l’amour d’Allâhu ta’âlâ est appelé  “Walî”, ou “Awliyâ”. Le Walî qui s’efforçait pour  que les autres gens aussi soient “bons” est appelé “Murshîd”. Pour être un homme de bien, il faut être bon envers Allâhu  ta’âlâ , envers notre Prophète et envers tous les êtres humains. Quiconque manque l’un de ces trois manières, il ne pourrait pas être  qualifié  “bon”. Etre bon envers  Allâhu  ta’âlâ signifie croire  en Son existence,  en Son unicité,  et  qu’IL  est  le seul  Créateur de  tout.  C’est  seul  par  Sa Volonté qu’IL  crée  et fait exister  tout  ce que  les êtres  humains, tous  les êtres  vivants,  tous  les êtres  inanimés,  tous  les corps  et toutes   les  substances   font   et   produisent.  Etre   bon   envers Muhammad alaihissalâm  veut dire croire et “avoir  la foi” qu’il est le Prophète d’Allâhu ta’âlâ, qu’il est à la tête de tous les Messagers et de tous les êtres humains,  qu’il est le plus important détenant le plus haut rang et que tout ce qu’il révèle était de la Parole  Divine, et qu’il faut l’obéir. Ses paroles  bénies sont nommées “Hadîth al- sharîf”. Pour l’obéir, pour croire en lui, Il faut apprendre bien ceux qu’il a dit, ceux qu’il a fait, ceux qu’il a traité,  ceux qu’il a apprécié, ceux qu’il a méprisé,  en bref  ses paroles  et ses actes.  Autrement dit, il faut de la “science” (ilm).

Et les instructions indispensables, nécessaires pour un musulman sont appelées “sciences  islâmiques”. Celles-ci se divisent en deux catégories: les “sciences  religieuses” et “connaissances scientifiques”. Les connaissances religieuses concernent les “règles canoniques”, les “préceptes divines”,  c’est- à-dire,  connaissances et instructions relatives  aux actes et à la foi ou  à la croyance.  Les  règles  canoniques, de  la Loi,  contient les obligations,  les  devoirs,   les  actes  indispensables,  favorables  et bénéfiques appelés  “fard” et actes interdits et maléfiques appelés “haram”. Les connaissances religieuses  sont révélées  par Muhammad alaihissalâm. Celles-ci  sont  nommées “l’Islâm”. Les règles canoniques ou préceptes divines ou “Ahkâm-al ilâhiyya” ou “Ahkâm  al-islamiyya” sont  la  Loi  et  elles  sont  de  la  science élémentaire islâmique. Les docteurs qui ont appris et qui enseigne correctement l’Islâm  et  qui  l’expliquent dans  leurs  livres  sont appelées “les savants Ahl al-sunna”. Les sources de la science des savants  de la Sunna  sont le “Qur’ân-al karîm” et les “Hadith al- sharîf”,  et ils n’y ont rien introduit selon leurs propres avis. Ceux qui  le  font,   c’est-à-dire   celui  qui  introduit  ses  idées   ou  avis personnels dans ces sources sont appelés  “Ahl  al-bid’a”  (Gens  de bid’a, innovateurs blâmables) ou “réformistes en religion”, autrement dit, des gens de la hérésie.  Les savants  Ahl sunna  sont des murshîds  élevés au rand d’“ijtihâd”. Ils ont aussi des connaissances scientifiques de leur époque.

Un musulman qui apprend les règles des connaissances religieuses  islamiques  en compagnie, à la guidance  spirituelle (à la sohba)  d’un  Murshîd  al-kâmil  (guide  spirituel) acquiert aussi  la lumière   spirituelle  effusée   de  son  cœur  béni.   Cette   effusion spirituelle, autrement  le  flux  lumineux   est  appelé   “Fayz”. De même   que  le  soleil  diffuse  toujours des  rayons,  des  lumières visibles, il diffuse aussi des rayons invisibles appelés  “rayons  UV” ou “rayons  infrarouges”, des rayons “Laser”, des “Rayons Röntgen”,  “Rayons cathodiques”, etc..Tous  ces  rayons  ont  des sources  qui les produisent. Il y a aussi des lumières  invisibles, des flux  lumineux   effusées  et  jaillissant  toujours du  cœur  béni  de Rasûlullâh. Elles sont  appelées “Nour”. Ashâb  al-kirâm,  c’est-à- dire  les  Compagnons ont  en  acquis  assez  mais  chacun  dans  la mesure  de leur faculté de perception. La prédisposition de chacun est à la mesure  de son obéissance à l’Islâm. Chacun  de Sahâba  al- kirâm était un savant de la Sunna. Chacun a acquis de ces lumières, de  ces  flux  lumineux   dans   la  mesure   de  sa  prédisposition essentielle, de  sa foi et  de  son  amour  pour  Rasûlullah. Comme Abû  Bakr  al-Siddîq  avait  plus  de  foi  et  d’amour   que  tous  les autres,  il a acquis  plus  de  flux lumineux  que  les autres.  Aimer quelqu’un veut dire aimer aussi ceux qu’il aime, ne pas aimer ceux qui le tourmentent, obéir à ce qu’il recommande et servir. Le cœur humain  est  comme  le corps  phosphorescent. Il émet,  reflète  les lumières  qu’il reçoit.  Les lumières  émises  des cœurs d’Ashâb  al- kirâm   entraient  dans  cœurs  de  ceux  qui  l’aimaient   à  travers Tâbi’în.  Ainsi,  les fidèles  de chaque  époque apprenaient l’Islâm par l’intermédiaire de leur murshîd  ainsi qu’ils en acquéraient des flux lumineux.

Si  un  musulman rattachait  son  cœur  à  son  murshid   et  s’il pouvait  atteindre ainsi les flux lumineux  effusés du cœur béni de Rasûlullah à travers  son murshîd,  il aurait  une  foi plus ferme,  il aurait  une  obéissance plus  commode à l’Islâm, et  il aurait  faire commodément ses  prières   et  en  ayant  plaisir.  Son  âme  (nafs) refuse succomber à des tentations. Il n’y aurait rien d’autre  que cet amour, ce lien dans son cœur alors que son aql (intelligence) s’occupait  du  commerce, de  l’agriculture, de  gain  halal,  de  la science, de l’art, du droit,  du jihâd, de l’astronomie et des autres affaires mondaines ou qu’il aidait les autres  à régler ses difficultés. Il  ferait  toutes  ses  prières,  ses  bonnes  œuvres  seulement pour l’obéissance à Allahu  taâlâ d’une manière digne et parce qu’IL les a ordonnées de faire. Il ne considérait autre  intérêt que l’agrément d’Allahu  taâlâ.  Il  acquerrait dans  son  cœur  des  connaissances spirituelles. Sayyid  Abdulhakîm al-Arwâsî  “rahmatullahi alaih” était  un tel murshîd.  Il étonnait tout  le monde  en sa compagnie avec  ses réponses données pour  les questions lui posées  sur  les connaissances de foi, de fiqh,  de toutes  branches de science,  de tous domaines. Les connaissances religieuses  et scientifiques acquises par l’effort sont appelées “ilm”  (science).  Des contemplations spirituelles et des situations intérieures qui arrivent, qui  naissent   dans  le  cœur  du  murshîd   sont  appelées “Shuhûd” ou “Ahwâl”. La contemplation, la vision (shuhûd) de la vérité  d’Allâhu  ta’âlâ  et  de  Ses Attributs est  appelée “ma’rifa” (connaissance spirituelle). Connaissance de la vérité (ma’rifa) d’Allâhu ta’âlâ, c’est comprendre qu’il n’existe rien autre  que Lui, et que âlam, c’est à dire, toutes  les créatures seraient inexistantes et qu’elles n’étaient qu’une vision comme sur le miroir. Ma’rifa de Ses attributs signifie comprendre qu’ils étaient semblables à rien. Ces deux étapes sont appelées “Ma’rifatullah”, et “fanâ-fillâh” (se perdre dans l’essence d’Allah  Le Très-Haut). Celui qui l’a atteint est appelé  “Ârif” (Sage). Et celui qui est Ârif ne pourrait faire du mal à personne. Il serait  toujours bienveillant, bienfaisant envers tout le monde. Il serait un serviteur aimé d’Allâhu ta’âlâ et il serait un  murshîd.  Il diffuserait les connaissances religieuses  ainsi  que des flux lumineux  (fayz). Murshîd  est le nom de celui qui diffuse, qui émet  des connaissances, des sciences,  pas des connaissances diffusées  et  émises.  C’est  à  dire,  le  murshîd   signifie  un  “être humain  parfait”. C’est un musulman perfectionné utile  à tout  le monde,  à son pays, à son peuple.  Il est indispensable d’apprendre et  d’obéir  à  l’Islâm  pour  avoir  du  flux  lumineux   émanant de murshîd.  Par  exemple,  si une  femme  voulait  obéir  à  l’Islâm,  il faudrait qu’elle se recouvre la tête, les cheveux, les bras, les jambes sauf le visage et les paumes quand elle sort dehors, et qu’elle ne les montre aux  hommes   étrangers. Un  musulman non  pratiquant, c’est-à-dire celui qui n’obéissait pas à l’Islâm n’aurait jamais acquis du fayz. De plus, il est dit qu’il serait châtié dans le feu de l’Enfer s’il ne disait pas son repentir (tawba). Pour  avoir du fayz, du flux lumineux  dans le cœur, il faudrait comprendre bien la perfection de son maître  (murshîd), de croire à lui et l’aimer. S’il l’aimait de cette manière, il en aurait même par la lecture de ses ouvrages. Un disciple  qui  en  atteint pendant qu’il  est  en  compagnie de  son murshîd  ou pendant la lecture  de ses livres, il en aurait  aussi s’il faisait  du “râbita” (attache à son guide  spirituel) du loin, c’est à dire   s‘il  imaginait   le  visage  de  son  murshîd   [quand   il  s’en rappelait]. Il en aurait  aussi s’il rendait visite aux tombeaux des guides spirituels  d’autrefois.

GLOSSAIRE

abad (opp. azal): la prééternité.
abd; qoul: serviteur d’Allah Le Tout Puissant;  créé, e; créature humaine, servieteurs humains
’âbid: l’homme pieux.
abrâr: les justes, autre  degré de la hiérarchie des Saints.
Abû Bakr Siddiq (radiallahu anh): Premier Calife de l’Islâm.
adab: la bienséance dans le comportement avec Allâhu  taâlâ et avec autrui.
âdat: coutume, usage, mœurs; principe
adâlah: justice
adhan:  l’appel à la prière.
‘adilla shar’iya: Les quatre sources où se basent  les fondements de l’Islâm; Le Livre (Qur’ân al-karîm), la Sunna,  Qiyâs al-fuqahâ et ijmâ al-umma.
adl: justice, loyauté,  droiture, loyal, juste
ahdath:  innovation; innovée
ahkâm: ordres, préceptes, principes, règles essentiels; commandements et interdictions; statuts.
ahkâm  al-shar’iyya: principes  de l’Islâm.
ahl: gens
Ahl  Bayt  ou Ahl-al  Baït:  Gens  de la Maison;  membres de la famille de Rasûlullah).
Ahl al-bid’a: Gens de la Bid’a; innovateurs en religion.
Ahl sunna (wâl jamâ’a): Gens de la Sunna; gens de la tradition Prophétique; Les vrais musulmans qui suivent  sahâba’t-al kirâm (Compagnons de Muhammad alaihissalâm). Ils sont appelés  aussi les Musulmans Sunnites.  Un  musulman d’Ahl  sunna  s’adapte  à une de quatre madhhabs. Elles sont Hanafite, Mâlikites,  Chafi’ite et Hanbalite.
akhir: dernier, fin, final
akhir al-zamân:  la fin des temps.
akhira:  l’au-delà,  l’autre  monde;  la  vie  dernière, future,  par opposition à la vie de ce monde
akhlâq:  le caractère; les bonnes  mœurs; le bon comportement.
âlam: monde;  pl. mondes;  univers;  monde  d’ici-bas et celui de l’au-delà (les deux mondes).
‘âlim (pl.ulamâ): savant  en Islâm; savant  en matière religieuse
(ou scientifique).
allâma: érudit,  savant de haut degré.
‘a’mal: actes
‘amânat: confiance al-amîn: loyal Amîn!: Ainsi soit-il!
amîr: commandant, gouverneur.
amîr al-Mu’minîn: Calife des musulmans.
amr: Ordres, commandements
amr bil-ma’rouf wa nahyou’ani al- munqar:  commander le bien et réprouver et interdire le mal
Ansar:   Compagnons  de  Rasûlullâh  “sallallahu  alaihi   wa sallam” qui étaient à Médine  ou à proximité.
aql: l’intelligence,  le raisonnement.
’ârıd  (pl.  awârid):   ce  qui  survient   inopinément,  pouvant engendrer le trouble et distraire l’attention.
’ârif: le connaissant; le sage.
’asl (pl. usûl): base.
Asmâ al-husnâ: Noms divins. awkat: temps, heures,  horaires awliyâ: saint musulman.
âyat: verset; Signe.
âyat al-karîma:  versets du Qur’ân  al-karîm
azal (opp. abad):  la post éternité.
Bani Israil: les enfants  d’Israël.
baqâ’:  la  subsistance,  notion   corrélative  à  anéantissement
(fanâ)  et suggérée  comme lui par le Qur’an  al-karîm.
bassar: la vue.
bassîra: la clairvoyance.
bâtin:  Ce qui est intérieur, caché  par  opposition à ce qui est extérieur, manifeste (zâhir);  partie  cachée
bid’a: innovation blâmable;  dogmes religieux erronés qui n’existent  pas dans les quatre sources  de la religion  et qui furent exposés   après   la  quatrième.  Tous  les  bid’ah  sont   hérétiques, déviés.
bidâya (pl. bidâyât):  début,  commencement.
Chi’ite: secte hérétique. chafâ’a: intercession. charh: commentaire.
chirk: l’associationnisme, péché majeur  contre  l’unicité divine.
chubha:  le doute  et aussi ce qui est de licite douteuse, dont  on doit s’abstenir.
chukr: gratitude, reconnaissance. dalala: erreur, égarement, hérésie. dalil: preuve;  signe; argument; guide
dhâhir:  partie  explicite  (par  opposition à bâtin  qui est  partie cachée)
dha’if: faible
dalâla(t): erreur;  hérésie.
dhât: Être,  l’essence, personne.
dhikr:  se rappeler Allâhu  ta’âlâ,  avoir Allâhu  ta’âlâ présent à l’esprit et au cœur.
dhuhr: midi; la prière  de salât de midi
dhuhurat: manifestations
diyânat: religiosité
dunyâ: Ce bas monde,  par opposition à âkhira.
fadl: faveur
fanâ:   l’anéantissement,  notion   corrélative  à  la  subsistance (baqâ) et suggérée dans le Qur’an  al-karîm.  C’est la disparition de tout ce qui n’est pas Allah, non par sa destruction, mais par la prise
de   destruction,   mais   par   la   prise   de   conscience    de   son inconsistance.
faqîh (pl. fuqahâ):  docteur en droit de fiqh.
faqr: la pauvreté.
farâ’id:  obligations d’institutions divines.
fard:  obligation; précepte religieux  prescrit  formellement aux croyants;   choses  qu’Allâhu  ta’âlâ  ordonne  clairement dans  le Qur’an  al-karîm.
fard kifâya: devoir communautaire
fasâd: le désordre, le mal, la corruption, la sédition
fâsiq: pervers,  e; pécheur.
fatanat:  intelligence
fath: l’un des cent quatorze chapitres du Qur’an  al-karîm.
fatwa:  un  avis  ou  sentence juridico-religieuse donné  par  un spécialiste  de la loi islamique  sur une question particulière
fayz: flux lumineux,  effusion sprituelle;  perception sprituelle
fiqh:  science  de  Droit  religieux  islamique;  connaissances qui indiquent ce  qu’il  faut  faire  et  ce  dont  on  doit  se  méfier;  les commandements et les interdictions.
firâsat: la sagacité
firqah: groupe
al-firqa al-najiya: groupe de salut; Ahl  al sunnah; les gens de la
Sunna
fisq: perversité
fitna: la discorde,  la dissension,  la tentation.
fukaha:  les docteurs de droit musulman
fur’û al-dîn ou furou ad-dîn: Sciences religieuses concernant les principes  de fiqh, de la jurisprudence de l’Islâm; branches de la jurisprudence de l’Islâm.
futuwwat:  la générosité du cœur.
gazâ: guerre  sainte.
ghaflat: la négligence,  l’insouciance.
ghayb: l’Invisible.
ghayba: l’absence.
ghayr makhlûq: incréé(e)
ghiba: la médisance
ghusl ou gossal: ablution de tout le corps, la grande  ablution ou ablution complète.
hadith:  chose créée,  créature; (Le  mot hadith  a des différents sens. L’un de ceux-ci signifie la contingence; le contraire de l’immuabilité; comme adjectif, il signifie ce qui n’est pas immuable, ce qui est nouvellement arrivé, ce qui est récent ou créé postérieurement, ultérieurement; un  autre   sens  du  mot  hadith, c’est  le  rapport,  le  propos,   la  parole,   la  communication,  la nouvelle,  la conversation, la relation, etc.
Hadiths sharif sont les paroles  bénies du Messager  d’Allah  Le Très-Haut  “sallallahu alaihi  wa  sallâm”;  le  hadîth  est  à  la  fois l’ensemble   de  traditions sur  Rasûlullâh constituant  une  loi  de tradition orale.
hadiyah:  cadeau
hadj: pèlerinage à la Mecque.
hadra:  la présence.
hâl: l’état mystique, imprévisible  et instable, caractéristique des initiations divines dans la voie passive.
halâl: ce qui est licite.
Hamalat al-Arsh: Anges du Trône
haqîqa:  la Réalité.
harâm:  interdictions; actes et choses défendues par la religion;
ce qui est illicite.
Haqq,  al-Haqq:  la Réalité divine.
hanafite:  quelqu’un qui  suit  la  madhhab établie  par  Imâm-ı a’zam  Abu  Hanîfa,   l’une  de  quatre école  du  droit  musulman sunnite.
hasan: bon
hayâ: la pudeur.
hayât: la vie.
Hédjaz: Région  sur la péninsule arabe. hidâyah:  la guidance; le droit chemin. hijâb: le voile.
hijrî: de l’Hégire.
hikmat:  la sagesse.
hilm: douceur de caractère
himmat: la préoccupation.
Hulq al-‘azim:  la haute  qualité  morale houlûl: habitation divine dans l’âme. hubb: l’amour.
hujja:  la preuve,  l’argument.
hulul: l’inhérence
ibâda(t): obligation cultuelles;  culte  qu’on  doit  pratiquer du coeur ou avec le corps.
ibaha: la licéité
ibâra: l’expression  claire et adéquate.
Iblîs: Satan, Démon
idhafat:  attribution
iffat: chasteté, pureté, sagesse
iftâr: repas de rupture du jeûne
ihsân: le bien-agir; perfection; excellence; bonté
ijaza: diplôme,  licence, permission, autorisation
ijmâ’ (al- ijmâ’): unanimité, consensus;  l’accord unanime de la communauté.
ijmâ’al-umma(t): consensus  de la Communauté.
ijtihad:  l’effort  de réflexion,  raisonnement personnel juridico- islâmique  pour interpréter la Loi, les prescriptions sacrées.
ikhlâs: la sincérité;  la qualité,  l’attention ou l’état de faire tout seulement pour l’amour d’Allah.
ikhtiyâr:  le libre choix, le choix; la facult» de choisir
ikrâm: générosité; dons;
ilâhi: divin.
ilhâm: l’inspiration.
‘ilm (pl. ulûm): la science; instruction, compétence
‘Ilm laduni: Science venant  d’auprès  d’Allah Le Très-Haut
’ilm usûl al-fiqh: littéralement «la science des fondements de la loi, de la jurisprudence de l’Islâm.
’imâm:  celui  qui  a  pour  mission  d’éclairer  et  de  guider  les autres.
imâm de madhhab: nom donné  aux docteurs sunnites  qui fondèrent les quatre école-juridiques de l’Islâm.
îmân: foi, croyance  en tout ce qu’Allâhu ta’âlâ nous a ordonné croire  par  l’intermédiaire de Son Prophète bien-aimé (sallallahu alaihi wa sallam).
imdâd-al  ilâhi: Sa grâce
imsâk:  début  du  jeûne;  étymologie:  s’arrêter, cesser  de  faire qqch.; s’abstenir;  en astronomie: le moment où le bord  avant  du soleil s’approche de 19° de l’horizon apparent.
inhilâl: dissolution
inhirâf: détournement
inshâ: performatif ou énoncés  performatifs.
irâda: la volonté.
irfân: connaissance, sagesse, culture, savoir, connaissance sprituelle
ishraq: illumination
islâh: correction; amélioration isma ou ismat: la toute  pureté isti’dat:  la prédisposition essentielle istighfar: demande de Pardon istighathah: recherche du renfort i’tiqâd: croyance
ittikâ: fermeté
ittilâ: l’information
Jahannam: la Gehenne; l’Enfer.
jâiz: possible; possibilité; probabilité; permis; permissible;  licite
jalâl: Grandeur, Magnificence
jamâl: Splendeur, Beauté
jamâ’a(t): communauté; tous les croyants  dans une mosquée.
Jamîl: beau
Jamila: belle
janabâ:  impurté rituelle
Jibrîl: l’Archange Jabrâîl  (Gabriel) alaihissalâm.
jihâd: l’effort en soi pour la vraie foi; le combat, la guerre sainte contre  l’âme charnelle, le démon  et les ennemis  de l’Islâm.
jism: corps
jizya: tribut,  impôt payé par les non-musulmans.
kabâ’ir: péchés majeurs;  péchés capitaux
kachf: le dévoilement.
kaffâra:  expiation
kâfir: mécréant; infidèle, incrédule.
kalâm: parole
Kalâm ilâhi: la Parole  Divine kalâm lafdhî: parole  externe kalâm nafsi: Parole  interne kalimatullah: le Verbe  d’Allah
kalîmullah:  Celui qui entend la parole  d’Allâhu  ta’âlâ.
kamalat: perfection
kâmil: parfait.
kamâl: perfection, excellence.
karaha:  la réprobation
karâmat:  l’honneur dont   Allâhu   ta’âlâ  gratifie;   le  prodige;
merveilles,  dons et faveurs venant  d’Allah Le Très-Haut.
karîm: généreux
kasb: acquisition;  acquisivité kashf: le dévoilement kayfiyya: le comment
khabar:  constatif  ou énoncés  constatifs;
khalaf: successeur khâliq: Créateur. khalq: création
khoutba: sermon  de Vendredi.
khalq: nom collectif désignant les hommes,  créatures d’Allâhu ta’âlâ.
khuchû: l’humilité.
khuluq  (pl. akhlaq):  le caractère, les bonnes  mœurs.
khurûj:  Exode.
khusûma:  la querelle.
kirâman Kâtibîn: anges scribes
kufr: la mécréance
la’nah, la’nat:  malédiction
Lawh al-mahfouz:  la Table gardée
madhhab: Ecole  de  jurisprudence en  Islâm;  écoles  juridico- islamiques.
mahlûq: créature, créé(e)
mahshar:  lieu du rassemblement
makrûh:  acte détestable; réprobé; chose détestée.
ma’nâ: le sens, la signification. mandoûb: acte recommandé; louable. maqâm: Rang; demeure; station. maqân:  endroit, espace.
maqboul: recevable maqtou:  coupé, e mardûd:  irrecevable
ma’rifâ: la connaissance spirituelle, connaissance de la vérité.
masjid: la mosquée.
Masjid-al-Harâm: la grande  mosquée à la Mecque.
Masjid-an-Nabawî: mosquée à Médine.
ma’siyya:  la  désobéissance  aux  commandements  d’Allâhu ta’âlâ.
mawdû: fabriqué, inventé mawjut: présent, existant mayl: penchant
médressa:  collège islamique.
minnat:  le bienfait,  la faveur d’Allâhu  ta’âlâ.
Mi’râdj ou Mi’raj: L’ascension
misk: la plus agréable odeur.
Mizân: balance,  au jour du jugement dernier
muâmalat: normes  des rapports entre  humains  selon  le droit
(fiqh); affaires sociales.
mubâh:  action  ou  chose  ni  ordonnée ni  défendue de  faire;
indifférent; permis ou non défendu.
mudarris: professeur, enseignant à l’université  ou au médressa.

mufassîr: exégète
muftî: docteur de la loi musulmane.
muhâjir: l’homme  qui  devint  musulman à  la  Mecque  avant d’être capturé.
muhâsaba: l’examen de conscience. muhît ou al-muhît: qui embrasse tout. mujâhada: l’effort d’ascèse
mu’jiza: miracle des Prophètes “alaihimussalâm”.
mujtahid: le grand savant qui produit un effort de refléxion  de l’ijtihad.
mukaddima: introduction
mukallaf:  tout  musulman raisonnable; obligé(e); résponsable, chargé(e);
Moukarrabûn: les Rapprochés
mulhid: hérétique
mu’min: croyant,  musulman.
Mumkin  al-wujûd: possible; existence  possible Mumtani’  al-wujûd: l’impossible; existence  impossible munafiq:  hypocrite.
murtad:  apostat.
mushrik:  polythéiste, associateur, idolâtre.
mustahab: acte recommandé
Musulman:  celle ou celui qui se soumit à Allahu  taâlâ.
mutachâbihât: ambigus, versets ambigus
mutakallim: adepte du kalâm
mu’tazila: l’une des sectes égarés de l’Islâm.
muttakî:  ferme
Nabî: Prophète.
nâfila: prière  surérogatoire; acte surérogatoire.
nafas: souffle; moment
nafh ~: souffler; respirer
nafs: l’âme; l’âme charnelle;la sensualité;  la tentation, le sens, ego
nahy: interdictions

nakl: la tradition; la transmission
naks: manque; défaut;  imperfection; perte
namaz: (salât);  la prière  rituelle  faite cinq fois par jour.
nash: abrogé,  abrogation.
nasîha: le bon conseil qu’on doit donner à l’autrui.
nass: bases scripturaires explicites.
na’t: la qualification, la qualité,  la description.
nihâyat: la fin.
nikab: voile m
nikah: l’acte de mariage  islamique. ni’mât: la faveur divine, la grâce, le bien. nubuwwat:  Prophétie.
qadar:  destin.
qadîm: préexistant absolu; éternel;  immuable.
qalb: le cœur.
qıyâs (al-qıyâs):  le raisonnement analogique; analogie  légale
qiyâs (al fuqahâ):  analogie  légale établie  par les jurisconsultes en  Islâm;  conclusion   tirée  par  un  mujtahid en  comparant une affaire  non-précise à celle qui est citée clairement par les nass ou ijmâ.
qiyâs-ı mantiqî: syllogisme.
qudra: le pouvoir quds: la sainteté. qudsî: sacré
Quraysh:  Les descendants d’Ismaël alaihissalâm, le fils d’Abrâhîm alaihissalâm  et ancêtres de notre  Prophète “sallallahu alaihi wa sallam”.
qurb: la proximité.
Rabb:  Seigneur,  Créateur, Eternel; Allâhu  ta’âlâ.
Ar-Rahmân: le Tout Miséricordieux Ar-Rahîm: le Très Miséricordieux rahma:  miséricorde
rak’at: unité de salât.
Rassoûl:  Envoyé; Messager  d’Allâhu  ta’âlâ.

Rasûlullâh: Muhammad alaihissalâm; le Messager, le Prophète d’Allah Le Très-Haut.
râwi: transmetteur de hadith
ri’âya: la vigilance
ridâ: le consentement, l’agrément
riyâda: ascèse; mortification de sensualité
Rub’i dâira: Quadrant, Astrolabe
rûh: l’esprit.
rukhsa(t): facilité, la dispense,  dont on n’use que par tiédeur.
rukû’:  inclination
Ru’yat: la vision du Créateur
sabab: pl. asbâb: les causes, les moyens, les raisons.
sabr: la constance.
sâdiq: véridique;  fidèle; sincère; loyal
sahîh: sain; authentique
sajda: prosternation
Salaf as-salihîn: les pieux prédécesseur
salât: prière  rituelle. sâlih: pieux, vertueux sâlik: voyageur
sâlnâma:  annuaire officiel
saqîm: malade
sawâb / thawâb:  récompense; œuvre pieuse; profit
sayyîd:  un  descendant  de  Hadrat  Husein,   le  petit-fils   de
Rasûlullâh.
shahada:  profession de foi; attestation || témoignage, martyre.
shâhid: témoin
sharî’a: la Loi musulmane [la Loi divine, révélée dans le Qur’an al-karîm,   complétée  par   la   Sunna   et   le   consensus   de   la Communauté].
sharîf:   honorable,  honoré,  glorieux,   saint,   sacré,   béni   ||
descendant de Muhammad alaihissalâm
shirk ou chirk: associationnisme, polythéisme; idolâtrie
shuhûd: contemplation spirituelle

sidq: la véracité,  vérité, sincérité,  loyauté,  droiture, véridique.
siddîq: le très sincère, le véridique Sifât dhâtiyya: Attributs de l’Essence Sifât ilâhî: Attribut Divin
Sifât thubûtiyya: attributs de Perfection Sirât: Pont au jour du Jugement Dernier. sirr: secret
sohba: la compagnie, la guidance  sprituelle. sourate:  chapitre du Qur’an  al-karîm. sulahâ’: les pieux
Sunna: la tradition de Rasûlullâh.
surûr: la liesse.
tâ’at: l’obéissance.
tabarrouk:  recherche la  bénédiction auprès   d’un  walî,  d’un pieux.
tafakkur: la pensée;  la réflexion
tafsîr: exégèse; livre, science d’exégèse du Qur’an  al-karîm.
taghout:  idole
tahlîl (at-tahlîl): affirmation de l’unicité
tahmîd  (at-tahmîd): la louange
tahrîf: interpolation
takbîr   (at-takbîr): proclamation de  la  Grandeur d’Allah  Le
Tout Puissant
talâq: répudiation, divorce
talfîq:  l’eclectisme;   recherche  et  mélange   des  facilités,   des préceptes de quatre écoles, lequel n’est pas permis en Islâm.
tamkin:  l’affermissement dans le temps tanzîh-(at-tanzîh): transcendance taqwin: Genèses (l’Ancien  Testament). taqwâ: la piété.
tasawwouf: soufisme ou mysticisme défini par l’Islâm.
tasbîh-(at-tasbîh): glorification
taslîm: la soumission  totale.
tasniya: Deutéronome dans l’Ancien Testament.

tawadu:  la modestie.
tawâf: la circumambulation
tawakkul:  s’appuyer  sur Allâhu  ta’âlâ.
tawassul:  supplication à  travers   l’évocation   de  la  faveur  du Messager  d’Allah Le Très-Haut “sallallahu alaihi wa sallam” et de l’awliyâ.
tawâtur:  transmission d’une  façon  successive  par  de nombreuses personnes; rapport fiable transmis  d’une façon authentique
tawba: le repentir; la conversion, retour à Allâhu  ta’âlâ. tawhid: la profession de foi monothéisme, l’unification. ta’wil: interprétation.
tawqîfî: révélé
ta’zîm: la révérence.
teblîgh: délivrer  le message
thawâb  / sawâb: récompense; œuvre pieuse; profit
’ubûdiyya: le servage, la condition de serviteur.
‘ulûhiyya:  la divinité
Ulu’l-azm: doué de fermeté;  Prophète doué de fermeté
Umma,  umma’t: la Communauté
al-‘urf:  les coutumes.
usûl-al din: sciences fondamentales de l’Islâm; sciences sur les pricipes de la religion.
usûl-u tafsîr: science de l’Exégèse, fondements de l’Exégèse
wahdaniyya: l’unicité.
wahy: révélation faite à un Prophète par Allâhu  ta’âlâ.
wajd: l’extase. wajh: face; essence wajîb: le nécessaire.
wajibul wujûd: existence  nécessaire, indispensable, essentielle; Etre  essentiel.
walî (pl. awliyâ): le saint, celui qu’Allâhu ta’âlâ a pris en charge et placé sous sa protection spéciale.
waqf: fondation pieuse  à laquelle  sont  attribués des  revenus destinés  à en assurer  le fonctionnement.

waqt: période;  instant.
wara: le scrupule.
wilâya (pl. wilayât): la sainteté.
wujûd: existence;  essence; être; (aussi, la découverte, le fait de trouver, par opposition à la recherche (talab))
wusul: la connexion
Ya’jûj et Ma’jûj (Gog et Magog): Il est écrit dans le Qur’an  al- karîm  que Yâ’juj et Ma’jûj (Gog  et Magog)  étaient deux peuples méchants à  une  époque bien  avant,  qui  restèrent derrière une muraille   et  qui  se  répandront sur  terre   vers  la  fin  du  monde. Considérant que  les  recherches  archéologiques ont  trouvé   des cités enfouies  sous terre  et des fossiles marins  sur les cimes des montagnes, cette  muraille   ne  doit  pas  être  à  l’air  libre  et  ces peuples   ne  doivent   pas  être   nombreux  aujourd’hui.  On  peut penser  le fait que, de même  que des milliers de millions  de gens d’aujourd’hui sont issus de deux personnes, de même  ces peuples se  répandront  sur  terre   se  multipliant  à  partir   de  quelques personnes et personne ne sait où elles sont.
yaqîn: la certitude.
Zabûr:  (les psaumes)
zâhir:  ce qui est  extérieur, manifeste, par  opposition à caché
(bâtin).
zakât: l’aumône  légale
zamân: le temps
zındîq: renégat, mécréant
zuhd: le renoncement.

PUBLICATIONS DU HAKİKAT KİTABEVİ

EN FRANÇAIS:
1– L’Islam et la Voie de Sunna, 112 pp.
2– Foi et Islam, 160 pp.
3– Islam et Christianisme, 304 pp.
4– L’évidence  de la Prophétie, et les Temps de Prières,  144 pp.
5– Ar-radd al Jamil, Ayyuha’l-Walad (Al-Ghazâli), 96 pp.
6– Al-Munqid min ad’Dalâl,  (Al-Ghazâli), 64 pp.
ENGLISH:
1– Endless  Bliss I, 304 pp.
2– Endless  Bliss II, 400 pp.
3– Endless  Bliss III, 336 pp.
4– Endless  Bliss IV, 432 pp.
5– Endless  Bliss V, 512 pp.
6– Endless  Bliss VI, 352 pp.
7– The Sunni Path, 112 pp.
8– Belief and Islam, 128 pp.
9– The Proof of Prophethood, 144 pp.
10– Answer  to an Enemy  of Islam, 128 pp.
11– Advice for the Muslim, 352 pp.
12– Islam and Christianity, 336 pp.
13– Could Not Answer,  432 pp.
14– Confessions  of a British Spy, 128 pp.
15– Documents of the Right Word, 496 pp.
16– Why Did They Become  Muslims?, 304 pp.
17– Ethics of Islam, 240 pp.
18– Sahaba  ‘The Blessed’, 384 pp.
19– Islam’s Reformers, 320 pp.
20– The Rising and the Hereafter 112 pp.
21– Miftah-ul-janna, 288 pp.
DEUTSCH:
1– Islam, der Weg der Sunniten, 128 Seiten
2– Glaube und Islam, 128 Seiten
3– Islam und Christentum, 352 Seiten
4– Beweis des Prophetentums, 160 Seiten
5– Geständnisse von einem Britischen Spion, 176 Seiten
6– Islamische  Sitte, 288 Seiten
SHQIP:
1- Besimi dhe Islami, 96 fq.
2- Libri Namazit,  208 fq.
3- Rrefimet e Agjentit Anglez, 112 fq.
ESPAÑOL:
1- Creencia e Islam, 112
PO RUSSKI%
1- Vsem Nuflnaq Vera, (128) str.
2- Priznaniq Anglijskogo Wpiona, (144) str.
3- Kitab-us-Salat (Molitvennik) Kniga o namaze, (224) str.
4- O Syn Moj (256) str.
5- Religq Islam (256) str.
NA B+LGARSKI EZIK%
1- Vqra i Islqm. (128) str.
2- NAMAZ KITAB+ (256) str.
BOSHNJAKISHT:
1- Iman i Islam. (128) str.
2- Odgovor Neprijatelju Islama, (144) str.
3- Knjiga o Namazu,  (192) str.
4- Nije Mogao Odgovoriti. (432) str.
5- Put Ehl-i Sunneta. (128) str.
6- Ispovijesti  Jednog  Engleskog Spijuna. (144) str.